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Le futur community manager

L’arrivée du digital a révolutionné le paysage informationnel et communicationnel dès sa naissance.

Le développement du digital et de ses nouveaux usages réforme en profondeur la manière de communiquer. La communication évolue dans toutes ses dimensions, que ce soit dans son contenu, sa forme, son auteur ou encore dans son support. Il faut sans cesse s’adapter aux nouvelles pratiques.

La communication est conversationnelle. La communication n’est plus à sens unique, la digitalisation de celle-ci donne lieu à l’interactivité. En quelques années seulement, les réseaux sociaux ont transformé la manière de communiquer, ils sont devenus une norme. L’instantanéité est devenue le maître mot de la communication. Une nouvelle peut aujourd’hui faire le tour du monde en quelques secondes. Les réseaux sociaux diffusent une information que les différents médias peuvent ensuite reprendre rapidement. Ils sont ainsi considérés comme de véritables médias. Les hommes sont sans cesse connectés, et reçoivent l’information de n’importe où. La communication se fait en temps réel et le communicant doit s’adapter à ce fonctionnement. Aujourd’hui, le monde devient transparent, on connaît tout, sur tout le monde, que ce soit sur le plan professionnel que personnel. Avec le partage instantané de l’information et les nouveaux moyens de communication, l’entreprise ne peut plus rien cacher. L’e-réputation d’une structure est donc façonnée par les réseaux sociaux, au travers de l’image qu’elle y renvoi. Ses moindre faits et gestes sont divulgués aux clients, qui réagissent à travers les différents réseaux sociaux. La communication à l’ère du digital devient collective. Tout le monde peut désormais contribuer à la création de contenu. L’accès, ainsi que l’émission de l’information se sont démocratisés.

Le support de communication change avec le digital, puisqu’il dématérialise celle-ci. Les avancées technologiques façonnent la communication mais aussi ses différents canaux. Les avancées technologiques façonnent donc le futur des réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux aujourd’hui, font ceux de demain

Les réseaux sociaux ont une place très important aujourd’hui. Ils ont tous des finalités diverses. Ils sont notamment très prisés chez les jeunes pour suivre l’actualité. Moyens d’accès à l’information, Facebook et Twitter sont plus que de simples relais d’informations. Facebook reste le réseau social préféré des français, et pour les applications de messagerie Facebook messenger est la plus utilisée avec 40% d’utilisateurs mensuels devant Skype (23%) et Whatsapp (22%) selon une étude d’Harris Interactive, entreprise d’études marketing et de sondages d’opinion. Les technologies façonnent le futur des réseaux sociaux. Cependant, le comportement des utilisateurs intervient aussi dans l’évolution de ceux-ci. L’usage des réseaux est dépendant des relations entre humains, mais aussi de leur rapport à la confidentialité des données. On peut ainsi imaginer qu’un jour, les réseaux sociaux prendront le pas sur tout le reste. La présence d’une personne sur les réseaux sociaux sera vitale. Elle ne pourra exister que grâce aux réseaux sociaux. Une personne pourra gérer ses différentes « personas » automatiquement sur les multiples réseaux sociaux, et les technologies telles que SIRI pourraient poster du contenu à sa place, sans que l’utilisateur n’ait à se connecter, en fonction de ses habitudes. Les appareils pourront poster du contenu en permanence. Nous vivrons dans une société hyper communicante.

En 2017, cela n’existe pas encore, mais il faut avoir conscience que d’ici 2032, tout aura changé. De nouvelles interfaces apparaîtront, personnalisées et prédictive en fonction de chaque utilisateur, la réalité augmentée sera notre quotidien, le nombre de capteurs de données sensorielles aura explosé, et la sécurité des données sera une vraie question de société.

Facebook, le premier réseau social ayant connu un succès planétaire, est né il y 12 ans, le 4 février 2004. Aujourd’hui, il est possible de tout savoir sur votre entourage en tout temps, grâce à Twitter, Instagram et tous les autres réseaux sociaux. Il est également possible de donner votre avis sur plus ou moins n’importe quel sujet. Il ne suffit que d’avoir un écran de pc, tablette, smartphone. On partage aujourd’hui principalement du texte et des photos, mais petit à petit, la vidéo et le live prennent de plus en plus de place dans notre quotidien. Sur les réseaux sociaux, il est possible maintenant d’interagir directement, et les relations entre chacun, grâce aux vidéos, se rapprochent de plus en plus de la réalité. Il y a un effet de proximité physique, qui rend les échanges plus vraisemblables. La vidéo prend donc une place de plus en plus d’importance, dans le sens où elle rend les échanges entre utilisateurs plus réels. La réalité virtuelle devient plus réelle. Le Live vidéo de Facebook, par exemple, fait partie de ces réseaux sociaux qui rendent l’expérience encore plus intense. Le monde des réseaux sociaux va aller encore plus loin dans les années à venir. Il va faire disparaitre certains réseaux, mais en faire naître de nouveaux également. La réalité augmentée, l’intelligence artificielle et les drones feront bientôt partie de notre quotidien. Les réseaux sociaux, considérés comme de véritables médias, deviendront encore plus importants dans notre vie qu’ils ne le sont déjà.

La réalité augmentée change la vie

La réalité augmentée commence déjà à s’immiscer dans notre vie quotidienne. Invizimals, Nearest Tube Augmented Reality App ou encore My Ikea existent déjà. Les réseaux sociaux, évoluant au rythme des nouvelles technologies, utiliseront certainement cette réalité augmentée en 2032. On pourra ainsi pointer son téléphone sur une personne que l’on croise, et obtenir une abondance d’informations, grâces à des algorithmes collecteurs d’informations et exerçant une veille constante sur tous les réseaux sociaux du monde. Il sera possible de créer des liens avec des gens qui auront les mêmes goûts, les mêmes sujets de conversation, les mêmes centres d’intérêt. Grâce à cette technologie, n’importe qui pourra avoir accès aux commentaires, qu’ils soient négatifs ou positifs, sur n’importe quelle personne, n’importe quelle entreprise, n’importe quelle marque. La réalité augmentée fera aussi apparaître l’hologramme. Les utilisateurs pourront ainsi voir leurs amis, collaborateurs, supérieurs comme s’ils y étaient.

L’évolution des médias sociaux donnent lieu à de nombreuses transformations, notamment dans les métiers de la communication

Le digital a impacté de plein fouet les métiers de la communication. Avec de nouveaux professionnels au sein des services de Communication. On peut ainsi évoquer le métier de community manager.

Opérationnel, tactique, réactif, le community manager a vite trouvé sa place dans les entreprises, sous la houlette du directeur de la communication ou du directeur marketing. Prenant en charge les aspects pratiques d’une communication parfois encore mal connue de son supérieur. Le community manager déniche les nouveaux consommateurs, les nouveaux comportements d’achat. Il a une nouvelle approche de l’information. Il mesure les risques et les opportunités pour les marques. Il analyse l’écosystème social, ses outils et les usages mobiles ou sédentaires des utilisateurs. Il gère la communication digitale de l’entreprise, et construit un plan d’actions opérationnel en alimentant la page Facebook, le compte Twitter, la chaîne Youtube, le blog ou Tumblr de l’entreprise, et décide quel média social est le plus judicieux pour l’entreprise. Le community manager doit connaître les différents types d’influenceurs et de concurrents et savoir les identifier, comme il doit identifier les différentes communautés digitales. Il doit jongler avec les mots et mesurer la teneur de chaque propos sur le web, tout en analysant le flux d’information. L’e-réputation est devenue majeure pour l’entreprise. Le community manager effectue un travail de veille, d’audit et de surveillance de cette e-réputation. Il doit gérer les crises sur internet, en mesurer les conséquences, et les anticiper celles à venir. Le community manager doit tout connaître d’internet et des internautes, ainsi que tous les outils à sa disposition pour maîtriser la vie digitale de l’entreprise. Un métier encore plus jeune que le community manager est en train de se faire une place dans notre société évoluant au gré des médias sociaux, celui de social media strategist.

Le social media strategist prend de la hauteur

Le social media strategist prend de la hauteur sur la fonction de community manager, en occupant clairement le poste décisionnaire, par la définition d’une stratégie d’influence sur les médias sociaux. Le community manager reste lui dans l’opérationnel, avec un profil plutôt junior. Le Social media manager a un ou plusieurs Community managers sous ses ordres. Les agences de communication ont elles aussi, recours à ces stratèges du web social pour conseiller leurs comptes de clientèle. Les postes de social media strategist sont encore peu répandus en France, le métier de community manager étant plus connu. Pour autant, son rôle et ses enjeux deviennent plus stratégiques à l’heure où la concurrence est rude et le marché de plus en plus international. Mais le social media strategist n’est peut-être seulement qu’un métier de passage. Les choses évoluant très vite dans le domaine de la communication, un nouveau métier remplacera complètement le social media strategist. La fonction de ce dernier est centrée sur les médias sociaux, cela est essentiel de nos jours, mais pas complet. Le métier de digital manager qui est moins spécifique, moins limité du fait de sa dénomination qui ne le restreint pas qu’aux médias sociaux, et ses compétences élargies au domaine du digital dans son ensemble, est le futur du social media strategist. Les médias sociaux sont devenus une politique majeure de la communication on-line d’une entreprise, mais ce n’est plus la seule. Le web devenant de plus en plus « social », englobe une notion primordiale : la mobilité. Les tablettes et smartphones deviendront le principal relais du digital. Le digital manager ne se limitera plus seulement aux réseaux sociaux, car le social media posera de nouveaux enjeux pour l’entreprise, et la fonction de digital manager sera un mélange de communication, de marketing, de commercial et de relation-client. Les frontières ne sont plus totalement hermétiques et définies, elles deviennent de plus en plus floues, et la tendance se renforcera d’autant plus en 2032. Le digital manager sera un métier fort de la communication, mais le community manager interne et le curateur seront aussi des métiers forts. Les réseaux sociaux sont de plus en plus considérés comme des outils de communication interne par une multitude d’entreprises, ce qui rend le community manager indispensable pour maîtriser cet outil, animer et faire vivre les communautés corporate. Il sera sous les ordres du digital manager.

Les métiers de la communication vont se transformer en 2032, avec de nouvelles compétences à avoir et de nouvelles technologies apparaîtront, qu’il faudra prendre en compte dans l’exercice de leur fonction. Les médias sociaux sont aujourd’hui un outil primordial dans le fonctionnement des entreprises, mais en 2032, ils le seront encore plus. Les nouvelles technologies greffées à ses réseaux sociaux, ou plutôt les réseaux sociaux qui utiliseront la réalité virtuelle et toutes ses nouvelles fonctionnalités, façonneront la communication d’une entreprise. Le digital manager, par conséquent, va devoir être encore plus proactif pour exister, mais aussi se démarquer, face à la grandissante concurrence dans le domaine de la communication. Il devra savoir utiliser toutes les nouvelles technologies à la perfection, et devra en trouver les points forts et les points faibles avant les autres pour exercer son métier.

 

Bibliographie

Webographie

www.gameblog.fr/news/20291-realite-augmentee-sur-3ds-nos-impressions

www.france24.com/fr/20140125-community-manager-m%C3%A9tier-plein-essor

www.monunivers3d.com/guide/consequence/

www.ladn.eu/news-business/les-rendez-vous-a-ne-pas-manquer/que-seront-les-reseaux-sociaux-en-2025/

www.studyrama.com/formations/fiches-metiers/publicite-marketing/social-media-strategist-92553

www.journalducm.com/2015/10/22/fabien-goupilleau-etre-community-manager-gaming-7499/

www.e-marketing.fr/Thematique/general-1080/Breves/Que-fait-un-digital-marketing-manager-Reponse-avec-les-fiches-metier-256136.htm

www.unow.fr/le-coin-des-experts/digital-et-innovation/comprendre-digital-enjeux-opportunites-entreprise

Articles

Galibert, O. (2014). ‪Approche communicationnelle et organisationnelle des enjeux du Community Management‪. Communication & Organisation, 46,(2), 265-278. http://www.cairn.info/revue-communication-et-organisation-2014-2-page-265.htm.

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Le JT de 2032 : inéluctable ou désuet ?

En 2017, le journal télévisé vit une crise sans précédent : il est victime de la mutation numérique de l’information. Cette année marque l’obsolescence de la « grande messe ». Mais en 2032, qu’est donc devenu le journal télévisé et ses journalistes du petit écran ? Focus sur un métier passionnant qui rythme mon quotidien.

 

@Thinkstock

Le JT victime de la « Révolution numérique »

Le 29 juin 1949, c’est le top départ du Tour de France. Retransmis pour la première fois en direct à la télévision, les Français découvrent un nouveau genre : le journal télévisé. Cette invention, ancrée dans la mémoire collective, bouleverse l’histoire des médias. Son heure de gloire sonne dans les années 60, en tant que média de masse incontournable. Le JT a su, au fil des années, nous prouver qu’il était indispensable. Il nous informe quotidiennement, nous distrait, nous cultive, nous convainc. Il cadence nos vies et s’installe comme un rituel journalier. Il est présent à l’heure du déjeuner ou du dîner. Chaque jour, nous l’attendons avec impatience. À 13h ou à 20h00 le générique qui retentit capte notre attention. Inconsciemment, il fait parti intégrante de nous. Officiellement, il a su faire évoluer notre société et a franchi un nouveau cap dans notre rapport à l’information. Les figures emblématiques de Claire Chazal, Jean-Pierre Pernaut et Patrick Poivre D’Arvor nous sont plus familières que jamais. Malheureusement, David Pujadas fut évincé du petit écran il y a 15 ans. Tirant sa révérence, il laissa en moi un souvenir impérissable.

 

En 2017, la donne change. Le JT n’est plus ce qu’il était : son public est vieillissant (entre 53 et 59 ans en moyenne selon Libération) et son audience s’essouffle progressivement. Un avis de décès a même été confirmé ! William Irigoyen, ancien présentateur du journal télévisé d’Arte affirme que « Le JT est mort, même si son cadavre bouge encore ». Qui est le coupable d’un tel déclin ? Explications !

La Révolution numérique en est la cause principale. Cette croissance rapide des technologies de l’information et de la communication (TIC) vient littéralement bouleverser la sacralisation du rendez-vous vespéral. Sur un nouveau terrain nommé le web, les citoyens jouissent des potentialités de l’Internet. Rapidité, multimédialité, interactivité … des facilités qui viennent rompre l’image pérenne du JT. Mais, pas seulement ! La florescence des chaînes d’information en continu (BFM, CNews, LCI, Franceinfo) viennent concurrencer directement le JT – souffrant également de la dispersion de l’audience sur les chaînes de la TNT.

Pauvre JT ! Comment as-tu survécu à toutes ces transformations qui ont fait périr ta popularité ?

2032 : IA au service des journalistes télé

 

Les robots-journalistes en 2032 (source : Méta-Média)

Paris, année 2032. Journaliste et présentatrice TV pour France Télévisons, je défie sans cesse la numérisation et les progrès technologiques. Depuis quelques années déjà, mon secteur de travail fait face à des évolutions sociales : l’accélération du timing de l’information et la culture de l’instantané ; mais également économiques via l’érosion des sources de financement par l’arrivée des nouveaux médias. De profondes modifications ont impacté le cœur de mon métier et la relation que j’ai avec les téléspectateurs. En effet, j’assure le lien entre les reportages, les témoins et les spécialistes qui viennent éclairer un sujet ou animer un débat sur le plateau. Visiblement, le JT n’est pas mort contrairement à la rumeur de 2017. En revanche, il se déporte vers le numérique. Mais comment, allez-vous me dire ?

Aujourd’hui, mon équipe et moi disposons d’une palette de nouveaux outils pour rendre accessible l’actualité aux citoyens. Chaque jour, je suis attentive aux nouveaux supports de recherche, de diffusion et de production d’informations. Un enjeu de taille, une bataille au quotidien. Celui du tri, de la collecte et de la vérification de l’information, qui devient majeur au regard de la multiplicité des sources (blogs spécialisés, flux RSS, réseaux sociaux, etc). Rien ne m’échappe désormais ! Heureusement, de nouvelles recrues ont intégré France Télévisions afin de nous aider : des robots-journalistes. Plus puissants que jamais, ils dominent depuis peu notre société en détruisant sur leur passage la presse papier. Ils sont habiles à sélectionner les informations, détecter des sujets susceptibles d’intéresser les téléspectateurs, et de filtrer de multiples quantités de données brutes. Parallèlement à ces missions, ces algorithmes sont capables de rédiger des brèves et d’alimenter le site de France 2. Une intelligence artificielle qui nous est plus qu’utile dans le processus d’élaboration du JT. Avec une équipe dynamique, dans laquelle l’interaction prime, nous faisons preuve de vigilance quant au rythme accéléré des infos qui défilent sur le web. Éviter les fake news, rumeurs, et bad buzz en constante évolution est un défi perpétuel.

Nouveaux modes de productions, nouvelle ère télévisuelle

Aussitôt, nos sujets vérifiés et validés, nous commençons le tournage du JT qui baigne dans l’esprit du web. En effet, les contenus télévisuels sont adaptés aux nouveaux formats, tons et tendances du web. Force est de constater que le public consomme le numérique sur des formats plus courts et de manière instantanée. Nous produisons du contenu pour qu’il soit consommable sur différents types de médias : TV, sites web, réseaux socio-numériques, applications mobiles, etc. Désormais, les infos du JT ont une vie bien remplie : avant, pendant et après le broadcast.

En amont, j’annonce mes sujets sur les réseaux sociaux afin d’obtenir un maximum de réactions. Une fois en direct, nous diffusons certains tweets à l’antenne. Puis, nous reprenons des extraits du JT sous formes d’articles pour créer le buzz. Notre objectif : faire vivre l’émission dans le temps et sur différents types de supports.

Prenons un exemple : récemment, mon coéquipier a réalisé un reportage dans lequel il s’est mis en scène, tel un youtubeur. Celui-ci apparait dans une petite case à l’extrémité de la vidéo et commente ce qu’il voit. Il revisite l’art du reportage avec les codes du web et son côté ludique ! Les robots-journalistes, bien qu’intégrés dans l’équipe, ne sont pas encore en mesure de s’affranchir des reportages de terrain, de mener à bien des investigations et des interviews. Une joie que notre place de présentateur de JT n’ait pas été substituée par ces intelligences artificielles ! En revanche, le développement fulgurant de ceux-ci me laisse perplexe quant à l’avenir…

 

Avis aux téléspectateurs : visionnez le JT autrement !

Une fois le JT fini, les téléspectateurs sont maîtres de leur consommation. La télévision a considérablement évolué, parallèlement aux technologies de télédiffusion. Streaming vidéo, Netflix, Tv mobile, vidéos en direct sur les réseaux sociaux, VoD, etc. Il s’agit de nouveaux formats, qui d’après Éric Scherer, Directeur de la Prospective à France Télévisions, entrainent le passage du PAF (paysage audiovisuel français) au PAP (paysage audiovisuel personnalisé). De facto, « la télévision devient une expérience personnelle sur écrans individuels où les attentes, en matière de découverte se transforment très vite » souligne t-il, selon Méta-Média. Le mode de réception change. L’individu lambda visionne le JT en replay sur son iPhone ou tablette à tout moment de la journée et selon ses envies. Le prime time devient donc anachronique et laisse place au différé. Le téléspectateur choisit ses programmes, s’informe et se divertit librement. Quel bonheur ! De plus, l’année 2032 laisse place aux TV connectées à l’aune du web 3.0 !

Tv connectée tactile dotée d’une reconnaissance gestuelle et faciale

Largement plus développée qu’Apple TV et Android TV, la télévision est connectée à Internet, aux smartphones, aux montres connectées, etc. Elle dispose d’un assistant personnel intelligent nommée Tivy, disponible à tout moment pour répondre à nos services. Ce téléviseur intelligent est l’organe principal de la maison connectée. Ses fonctionnalités permettent de contrôler les appareils connectés présents au sein de sa maison. Elle joue ainsi le rôle d’interface entre les objets connectés et l’utilisateur. Grâce à Tivy, l’individu peut, depuis son téléviseur twitter, envoyer un SMS, éteindre sa machine à laver ou ajuster la luminosité de ses lampes etc. Mais également regarder deux chaînes en même temps.

Le téléspectateur totalement à l’aise avec la technologie devient gourmand et avide de nouvelles sensations tactiles et interactives. Une TV multifonctions qui est d’ores et déjà connectée à nos voitures. Un dispositif qui permet aux parents de faire visionner des podcasts à leurs enfants depuis le tableau de bord ! Une idée de génie pour un trajet en toute sérénité… !

Twitter, Facebook : des adversaires redoutables indélébiles

Avez-vous déjà imaginé un monde sans journaliste télévisé ? Serait-il synonyme d’une société dépourvue d’information ? Les notions de journaliste et d’information ont toujours été liées, car la dernière est le fruit du travail du premier. Dorénavant, ce point est nuancé. Bien que le JT subsiste, l’information n’est pas que télévisée. 2032 signe l’air de l’infobésité dans laquelle la dictature de l’instantané prime. Les géants du numérique : Google, Facebook, Apple, Amazone (GAFA) et les réseaux sociaux conquièrent la société de l’information. Les plus en vogue sont Facebook et Twitter. Un tandem de choc qui change notre manière de nous informer. Ce nouveau rapport à l’information permet aux infonautes de transformer les productions journalistiques en morceaux choisis. L’accès aux news se font par fragments et de façon aléatoire au fil des alertes reçues sur nos smartphones. Outre le fait que Facebook et Twitter proposent également de visionner le JT en live, les robots-chatteurs sont devenus leurs meilleurs acolytes. Je m’explique. En se connectant à Facebook ou Twitter Messenger, il est désormais possible de converser avec des médias. Ceux-ci mettent à disposition de leurs lecteurs un robot conversationnel sur leurs comptes Facebook et Twitter pour répondre à nos questions lorsque nous les sollicitons. Des « bots » permis par l’intelligence artificielle, dont l’objectif est d’informer et séduire.

 

Chatteurs-robots sur les comptes Facebook, Twitter et d’autres réseaux sociaux (source : Thinkstock)

À l’aube du « web first », la consommation d’un média unique à proprement parlé n’existe donc plus. Elle laisse place à une compilation faite par un algorithme des sujets susceptibles d’intéresser l’individu. Ainsi, nous avons la capacité de décomposer, recomposer les contenus médiatiques, puis de les remettre en circulation accompagnés d’une touche personnelle de commentaires. Par conséquent, les habitudes de commentaires et de partages sur Facebook et Twitter, ou le recours à des hashtags qui construisent un fil d’actualité renouvellent les interactions entre producteurs d’information et citoyens.

Toute cette myriade d’informations numériques et de données laisse place à une problématique. Celle de la protection des données personnelles des individus qui suscite les questions de sécurité, d’éthique et du droit à l’ère du « Big data ». Débat persistant qui, on l’espère portera ses fruits d’ici quelques années. Affaire à suivre …

Écrit par Karima Ikiou


Sources :

Bibliographie 

Lancien Thierry (2011), « Le journal télévisé :  de l’événement à sa représentation », Presses Universitaire de Bordeaux. 

Webographie 

  • Articles en ligne :

Blandin Claire (2015), « Le journal télévisé, incontournable ou dépassé ?», InaGlobal.

Carasco Aude (2015), « La télévision du futur est à nos portes », La Croix.

Guillaud Hubert (2016) « Comment la techno bouleverse-t-elle notre rapport aux faits ? », InternetActu.net.

Maire Jérémie (2017) , « Les robots-chatteurs sont-ils l’avenir du journalisme ? », Télérama.

Potier Clara, Nadau Louis (2015), « Il est 20 heures, le JT se meurt », Libération

  • Revues :

Kredens Elodie, Rio Florence (2015) « La télévision à l’ère numérique : entre pratiques émergentes et reconfiguration de l’objet médiatique », Études de communication.

Mercier Arnaud (2016), « Révolution numérique : les journalistes face au nouveau tempo de l’info », InaGlobal.

M. Arnaud,  P-C Nathalie (2014) « Mutations du journalisme à l’ère du numérique : un état des travaux »Revue française des SIC. 

R. Franck, F. Dominique, M. Emmanuel (2012), « L’offre d’informations est-elle plus diversifiée sur le web qu’à la télévision ? Une comparaison exploratoire entre sites d’actualité et journaux télévisés »Réseaux.

  • Blog : 

Blog de Poiroux Jérémie (2015), « Essai sur l’avenir du journalisme ».

  • Podcast : 

Munier Jacques (2016), « Le nouveau journalisme », France Culture.

 

 

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Rachat d’une entreprise par un géant mondial : est-ce le bon choix ?

Un verre, une amitié, une collaboration, une bande dessinée, me voici lancée avec mes deux acolytes dans une aventure pleine de rebondissements. Qui pouvait deviner que notre métier allait évoluer de cette façon ? 

12 juillet 2015 – Une rencontre allait modifier ma vie professionnelle future. 20h30, dans un café stand-up appelé « Le Paname Art Café », je rencontre Mayada et Maissa, deux jeunes filles accompagnées d’un ami que l’on a en commun. Je découvre alors que ces deux jeunes femmes sont dessinatrices et illustratrices sur les réseaux sociaux, notamment sur instagram. « Desperate Bledardes » est leur alias. Autour de trois verres de coca-cola, notre amitié débute. « Donne-moi ton compte Facebook et ton numéro, on reste en contact ! ».

Dès cet instant, nous savions déjà que nous allions devenir inséparables.

Mayada - Marina - Maissa / dessin réalisé par Mayada Gargouri le 26 janvier 2017

Mayada – Marina – Maissa / dessin réalisé par Mayada Gargouri le 26 janvier 2017

2 mars 2018 – Les pages Instagram et Facebook de « Desperate Bledardes » comptent déjà plus de 840 000 fans, mais nous souhaitons aller beaucoup plus loin que ça. Mayada et Maissa furent approchées par de nombreuses boîtes de productions audiovisuelles pour lancer leur bande dessinée à l’écran après avoir reçu un véritable succès en librairie lors de la publication de leur premier volet en septembre 2017. Cette BD, nous l’avions réalisée toutes les trois. C’est grâce à cela que notre collaboration vit le jour.  Maissa était la scénariste, Mayada la dessinatrice et graphiste, et je m’occupais du marketing et de la communication. Malgré un record de ventes en librairie, nous savions pertinemment que l’avenir du livre était en perdition. En effet, les éditeurs de livres commencaient à connaître une forte concurrence face à des éditeurs spécialisés dans le livre numérique. Ce déclin pouvait être expliqué par le coût élevé du papier à cause de la chute de ses tirages. Si nous souhaitions continuer à publier de nouveaux volets, il fallait alors se diriger vers la lecture numérique.

France 3 parle de Desperate Bledardes - 2017

France 3 parle de Desperate Bledardes – 2017

12 juillet 2020 – Cinq ans déjà. Cinq ans d’amitié. Deux ans de collaboration. Deux ans de succès sur internet. Date clé de la création de notre entreprise. Nous lançons officiellement notre première édition d’une BD en ligne. Cette BD n’a rien d’ordinaire. Nous l’appelons d’ailleurs WBD. Web-bande-dessinée. C’est la première WBD mettant en avant un grand nombre d’influenceurs. À l’ère du digital, il est important de savoir que ces influenceurs possèdent des milliers voire des millions de followers sur les réseaux sociaux. Ils sont en grande partie source d’achats et de décisions. Leurs recommandations et critiques sur Instagram, YouTube ou Facebook se répandent rapidement autour d’eux par le bouche-à-oreille. Ils sont devenus depuis plus d’une dizaine d’années des personnes clés dans une stratégie digitale. Les mettre en avant dans une bande dessinée en ligne, c’était un choix très important pour nous. « Ça passe ou ça casse. ».

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Esthétique de la communication: Prochaine destination, la collab’ H&M/Balmain.

 

Hystérie collective, portants dépouillés, bacs dévalisés...si vous observez ce phénomène, dans vos magasins H&M, ce jeudi 5 novembre 2015, ne soyez pas étonnés, ce sera certainement du à ceci:


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Pour la planète mode et les fashionistas qui ont toujours rêvé de s’offrir une pièce haute-couture, c’est l’événement le plus attendu de la saison: la collaboration H&M/ Balmain.Composée de 44 pièces et 29 accessoires pour le prêt- à -porter féminin ainsi que de 30 pièces pour le vestiaire masculin, cette collection capsule annoncée depuis mai sur les réseaux sociaux sera disponible  dans 13 enseignes -exclusivement- en France. Continue Reading →

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Le nouveau-né Facebook

Le compte à rebours affiche désormais une heure. Les panneaux lumineux du métro tournent en boucle depuis plusieurs jours sur celui-ci. Tout le monde en parle, les journaux, la radio, la télévision mais l’effervescence est à son comble sur la toile et surtout sur les réseaux sociaux.

Il laissa échappé un soupir en pensant à la longue journée qui l’attendait. Sa montre affichait déjà des appels manqués, des mails en attentes et une dizaine de notifications sur le réseau social de l’entreprise.

Arrivé à sa station, il se dirigea rapidement vers la sortie avant de prendre la direction des bureaux de son entreprise. En entrant au siège de la banque, il pris la direction, non pas du service digital mais de celui de la communication client.

La communication sur les réseaux sociaux et plus précisément le community management, est devenu un point crucial dans la relation client et surtout dans le marketing. Plusieurs années auparavant, au commencement des réseaux sociaux, les entreprises ont eu du mal à s’approprier ces nouveaux canaux de communication. Et pourtant, elles ont très vite compris l’enjeu que représentait les réseaux sociaux, au vu de l’engouement des internautes pour ces outils.

En près de 10 ans Facebook à pu réunir 1 milliards d’inscrit. Si au début, les internautes aimaient un peu tout et n’importe quoi, ils ont vite commencé à se détacher des marques qui les sollicitaient de toute part sur internet. Envahit par la publicité dans leur espace personnel, les réseaux sociaux représentant pour eux une sorte de journal intime, les marques ont du redoubler d’effort pour toucher leur client et augmenter leur visibilité.

Et pour cela, elles ont commencé à cibler leur publicité. Un ciblage rendu possible par le nombres de données collectées sur la toile. Données de géolocalisation, intérêts, sujet de discussion, autant de points sur lesquels s’appuient les entreprises pour personnaliser le message le plus finement possible, dans un contexte où le client assommé de publicité, rejette de plus en plus violemment les publicités ne lui correspondant pas.

La visibilité étant importante pour les marques, Facebook a donc décidé le 15 janvier 2013 de rendre cela payant.  Alors qu’avant, un message touchait plus de 50% de sa communauté Facebook, désormais à peine 3% de celle-ci est atteinte par ce même message. Il a donc fallu aux marques investir de l’argent. Ainsi les publicités sponsorisées sont nées sur les réseaux sociaux et le prix à payer n’a cessé d’augmenter en même temps que les marques prenaient conscience de l’importance de leur présence sur la toile. Et aujourd’hui que nous réserve le géant Facebook ?

Il sortit de ses pensées en entrant dans l’open space. Ils étaient tous là, prêts pour le lancement. Marie s’approcha de lui en toute hâte, le salua avant de lui lancer : « Ça y est tout le monde est en place, Eric. Plus que 30 minutes ». Il la remercia et s’installa devant son propre ordinateur. Les équipes étaient effectivement prêtes. La modération sur les réseaux sociaux avait déjà commencée, et pour ceux ayant terminé, on voyait apparaître sur leur écran le compte à rebours dont les secondes défilaient. Le « bébé Facebook » comme certains aimaient l’appeler, allait bientôt être lancé.

Le géant bleu, avait annoncé un an auparavant sa volonté de créer un nouveau réseau social, laissant le suspense planer sur les nouvelles fonctionnalités de celui-ci. Les avis avaient été très mitigés à cette annonce. Certains ne voyant pas très bien qu’elle pourrait être ce nouveau réseau social, d’autres impatients de savoir ce qu’on nous réservait, si bien sur le plan personnel que professionnel. Mais la campagne de communication lancée par Facebook avait eu raison de tous les doutes. Spots publicitaires, affiches, et les nombreux messages sur leur réseau social avaient fini par emballer les médias et la population mondiale sans compter ce fameux compte à rebours qui ajoutait au suspense.

Les théories étaient nombreuses et Eric, bien qu’il ne se soit très peu laissé embarqué dans les discussions spéculatrices, avait sa propre idée. Facebook avait effectivement énormément innové ces dernières années. Entre les vidéos de profil, les smileys omis présent qui ont surpassé le classique « J’aime » en quelques mois et les innovations en termes de partages d’images, les chaines YouTube intégrées directement dans le profil des utilisateurs, tout cela montre d’une part, la volonté de Facebook de se diversifier mais aussi de fidéliser sa communauté de plus en plus tentée d’aller voir ailleurs.

Les internautes ne se focalisent plus sur un seul et même réseau mais investissent toutes les plateformes possibles. Il est désormais rare de rencontrer une personne qui n’a qu’un seul profil sur la toile. Les réseaux sociaux se sont multipliés en quelques années. Des communautés ce sont dessinées autour de thème et de centres d’intérêts tel que la cuisine, le sport, la mode ou encore l’actualité, un thème sur le quel Twitter est devenu une référence. Désormais les internautes peuvent choisir leur réseau social en fonction de ce qu’ils aiment, échanger avec une communauté d’expert ou encore découvrir un univers. Si avant nous avions des réseaux sociaux destinés à un public large ou a des professionnels, désormais ils sont autant ciblés que les publicités .

Les différents profils et réseaux, représentent une difficultés pour les entreprises qui doivent s’adapter à ces différents supports qui utilisent des format de médias de plus en plus variés. Comme les vidéos, les images animés, les sons, ou ces manières d’interagir par hashtag, smileys, micro messages etc.

Mais cette diversité des profils et des réseaux sociaux, est aussi une aubaine pour les marques et ça, Eric l’a tout de suite compris. 20 ans dans le métier et jamais autant d’informations sur des consommateurs ont pu être récupérées ces 10 dernières années.

Les centres d’intérêt des internautes sont mis au grand jour, et les marques en profitent. Elles passent des accords entre elles pour récupérer de la data. Vous vous connectez avec votre compte Facebook sur Amazon ? Alors ne vous étonnez plus si après votre achat, un éditeur vient vous proposer sur votre réseau social ses nouveautés ou même si votre banque qui à enregistré votre carte de paiement comme lui appartenant vous propose ses nouvelles offres. Mais le plus effrayant pour Eric, est bien sur les données que nous récupérons au delà du virtuel. Montre connectée, maison connectée, lunettes connectées et même vêtement connecté, des données de santé ou de les habitudes chez soi sont collectées. Les données récupérées ne sont plus virtuelles mais bien physiques.

Et au vu des dernières actions financières de Facebook, cette tendance n’est pas prête de faiblir. Le géant a racheté ces dernières années de nombreux réseaux sociaux, Whatsapp, Instagram, plus récemment Snapchat, YouTube, sans parler de la multitude des petits réseaux sociaux qui ont été aspirés par le géant bleu.

Il ne restait désormais plus que 5 minutes. Autour de lui, tout le monde était fixé sur le compte à rebours. Dès le lancement de la plateforme les équipes devaient investir le réseau et découvrir les nouvelles fonctionnalités et réfléchir à comment au nom de la marque ils pourront se l’approprier. Bien sûr aucune annonce de Facebook n’avait laissé entendre que les entreprises pourrait investir le réseau social. Peut-être celui ci serait il destiné uniquement aux internautes pour une utilisation personnel ? Mais il en doutait fort. Pourquoi sinon développer des canaux  plus adaptés à la publicité ? De plus, au vu de l’argent investit par les marques dans la communication digitale, qui était devenue l’un des budgets les plus important pour la plupart des grands noms, il était quasiment certain que Facebook ne se couperait pas de ces revenus.

« Ça y est c’est parti » lança son voisin de bureau. effectivement le compte à rebours avait disparu de son écran laissant place à un mot de bienvenue. Le tutoriel commença. Des la dernière phrase lu, le message fracassé. Laissant place à un véritable mini-système solaire. Dès lors que ses yeux passaient sur l’une ou l’autre des planètes celles-ci affichaient des détails. C’était incroyable. Eric venait de comprendre, il ne s’agissait pas en réalité du « Bébé Facebook » mais d’un réseau social beaucoup plus gros.

Sur une seule et même plateforme les internautes peuvent connecter leurs différents réseaux sociaux. Chaque planète représentant un de ces réseaux. Ils ont ainsi la possibilité de glisser rapidement entre ces différentes plateformes. Plus besoin de télécharger plusieurs applications. Une seule suffit. Cela facilite grandement les échanges et les interactions. Une sorte de mur est aussi disponible mais qui cette fois laisse apparaître toutes les publications sur les réseaux sociaux connectés à la plateforme. Les notifications sont elles aussi regroupées. On peut même personnaliser son fil d’actualité en ne faisant apparaître qu’un seul profil ou plusieurs selon nos envies juste en cliquant sur le logo du réseau social.

Mais l’une des nouveautés est la possibilité de s’accrocher à des tendances grâce à des mots clés, sans être obligé de s’abonner à un compte pour voir les actualités sur un thème donné. Tout comme sur Twitter il suffit de taper quelques mots clés pour voir les messages, et même garder ces tendances pour en faire un fil d’actualités permanent. Cet outil est depuis longtemps utilisé par les marques pour leur veille de réputation ou concurrentielle.

Facebook a donc décidé de donner le pouvoir aux utilisateurs de choisir les messages qu’ils veulent recevoir. Un point non négligeable pour les marques qui vont certainement pouvoir utiliser ces données pour cibler d’avantage leurs clients. De même que de voir les réseaux sociaux qu’il connecteront et ainsi connaitre leur gout, leur centre d’intérêt et les messages auxquels ils sont sensibles selon leurs profils et leurs discussions.

Cette plate-forme semble une aubaine dans le regroupement de données, reste plus qu’a savoir comment Facebook va laisser les marques les utiliser et le prix à payer pour y accéder.

Outre le coté marketing, il est clair que le travail des équipes de community manager d’Eric va être grandement facilité. Chacune de celles-ci sont réparties selon les réseaux sociaux. Instagram par exemple, est sujet à modération de la part de l’équipe « Photo » comme il l’appel familièrement. Bien que les images soient utilisées sur d’autres plateformes, sur ces réseaux sociaux elles en sont les formats principaux. Les publications partagées les ne sont pas publicitaires comme sur Facebook, mais développé l’image de l’entreprise via les événements qu’elle organise ou au salon, conférence auxquels elle participe. D’autres équipes s’occupent de sujets plus spécifiques comme les partenariats avec le football et la cuisine qui investissent plusieurs réseaux sociaux dont ceux d’experts dans le sujet. En temps que banque, les activités de celle-ci se sont développée autour de sujet divers et variés afin de se donner de la visibilité sur des sujets sur lesquels on ne l’attend pas.

Chaque équipes est donc organisée sur des sujets différents, interagissant bien sûr en elles pour harmoniser les publications et promouvoir les actions sur les différentes plateformes. Ce point va donc être grandement facilité par la nouvelle plateforme de Facebook, ou l’on peut facilement accéder aux différents réseaux.

Il est désormais clair pour Eric que les réseaux sociaux ne sont pas mort et sont intarissable en terme de renouvellement et d’innovation. En tant que responsable social média, son métier n’a de cesse d’évoluer en fonction des réseaux sociaux  et  des demandes et des attentes des consommateurs, toujours plus exigeants.

Tout le monde était encore en  ébullition et continuait de découvrir de nouvelles fonctionnalités. Il décida finalement de lâcher son ordinateur et d’aller se chercher un café. Arrivé à la machine, il lui présenta sa montre, qui avait valeur de badge d’identification. A peine avait-elle lu les données qu’elle commençait déjà à lui servir son café. Il le prit et lâcha finalement un juron. Un café allongé, non sucré. Il avait beau râler, il le savait, quand il était de mauvaise humeur c’est toujours ce qu’il prenait et même s’il en avait envie, il jeta la boisson en lançant un lointain « Foutu machine ».

 

Bibliographie :

HOSSLER Mélanie, MURAT Olivier, ALEXANDRE Jouane, Faire du marketing sur les réseaux sociaux, Eyrolles, 2014, 320 p.

MELTZ Raphaël, 7 janvier 2009, « Marc L*** », Le Tigre, [En ligne] Disponible sur : http://www.le-tigre.net/Marc-L.html

ZUBERT Thomas, DES ISNARDS Alexandre, 2011, Facebook m’a tuer, Nil Editions, 246 pages

Webographie :

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GRANT Robin, 2015, «  L’évolution du social média en 2015 », We are social, [En Ligne] Disponible sur : http://wearesocial.com/fr/thought-leadership/lvolution-du-social-media-en-2015

RONFAUT Lucie, 2016, « Facebook prépare son avenir loin de son réseau social », Le Figaro, [En Ligne] Disponible sur : http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/01/31/32001-20160131ARTFIG00131-facebook-prepare-son-avenir-loin-de-son-reseau-social.php

ROPARS Fabien, 2013, « Explications : la règle des 20% de texte dans les publicités Facebook », Le Blog du Modérateur, [En Ligne] Disponible sur : http://www.blogdumoderateur.com/la-regle-des-20-de-texte-dans-les-publicites-facebook/

SUTTER Béatrice, 2015, « Réseaux sociaux 2025 : 4 scénarios possibles », L’ADN, [En Ligne] Disponible sur : http://www.ladn.eu/actualites/reseaux-sociaux-2025-4-scenarios-possibles,article,29319.html

VIARD Rudy, 2015, « La liste des entreprises rachetées par Facebook », Webmarketing Conseil, [En Ligne] Disponible sur : http://www.webmarketing-conseil.fr/la-liste-des-entreprises-rachetees-par-facebook/

 

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Développement personnel & altruisme en 2030

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Paris, 2030. Face aux tensions sociales, à la crise économique et environnementale, les pouvoirs publics favorisent de plus en plus l’innovation collaborative, les initiatives solidaires, l’accessibilité des produits, des informations, et des technologies pour tous. Parallèlement à cela, l’individualisme poursuit son chemin, dans un monde où chacun cherche à s’épanouir personnellement et parfois en se mesurant aux autres… Continue Reading →

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Drake, stratège des réseaux sociaux

En octobre dernier, Drake a, comme le dit l’expression américaine « cassé Internet ».

Son clip « Hotline Bling » était partout : dans des médias aussi divers que Complex, Le Parisien, Rollingstone, les Inrocks, Melty… Ce jeune canadien s’est imposé comme une des plus grandes stars de la musique actuelle, avec 100 titres classés au Billboard, le Top des hits américain, et ce en moins de 8 ans de carrière. Seuls 3 autres « monstres sacrés » ont fait mieux (Lil’Wayne, Elvis Presley et la série Glee).

La carrière de Drake représente bien le milieu de la musique à l’heure d’internet. Les campagnes de marketing classique ne sont plus nécessaires pour les stars qui sont en lien constant avec leur fanbases sur les réseaux sociaux. A l’instar de Beyonce, Drake a ainsi annoncé la sortie de son album « If You’re Reading This It’s Too Late » le jour-même avec un simple tweet où figurait la pochette et le lien iTunes.

Les manières d’écouter et de produire la musique ont évolué. Avec les nouvelles technologies, tout est devenu plus accessible. Chaque jour une multitude de titres sort sur Youtube, iTunes ou même Soundcloud. Conséquence, les hits ont une durée de vie moins longue.

Drake a su s’adapter. Il sait qu’il faut être présent régulièrement pour rester le numéro 1. Plutôt que de se concentrer sur un album qui prendrait des mois à produire, il enchaîne remixes de tubes, ou de chansons moins connus, collaborations ou encore un projet commun avec Future lui aussi très actif.

En étant aussi prolifique, on perd en qualité, mais on continue à faire parler de soi. C’est cela être pertinent en 2015. Peu importe que deux mois après la sortie d’un clip, on parle d’autre chose. Ce qui compte est que ce titre ai fait le buzz a un instant T.

 

Drake a depuis pérennisé ces fameux pas de danse dans une pub pour T-Mobile à l’occasion du Super Bowl…

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Réseaux sociaux & WordPress

Aujourd’hui, la visibilité sur Internet, et notamment sur les réseaux sociaux, est devenue un enjeu primordial pour quiconque cherche à publier du contenu sur la toile. Si référencer son site correctement est devenu indispensable, permettre aux internautes de pouvoir nous suivre et partager les contenus l’est d’autant plus. Il est donc important avant tout de bien comprendre ce que sont les réseaux sociaux et de quelles manières et avec quels outils on peut influer sur sa présence dans le web 2.0.

Ainsi, pour connaître les moyens de partage les plus convaincants, allez sur notre site dédié aux réseaux sociaux.

sitereseauxsociaux

Le site se construit en 4 parties :

L’introduction :

Les barres de partage les plus populaires :

Lier ses réseaux sociaux et son blog :

Conclusion :

Site réalisé par Elodie Ribeiro, Irène Quaglia, Dilan Yavuz et Jérémie Dunand