Par Romane Quoniam

© associationLACOMM –  Marguerite Quoniam membre de l’association Synopsis

Marguerite a dix-neuf ans. Ce mois-ci, la jeune Lilloise est entrée en deuxième année de communication à l’Institut Supérieur des Stratégies et Techniques de Communication (ISTC). Passionnée de cinéma, elle y a intégré l’association Synopsis, mêlant découvertes et productions audiovisuelles. Nous l’avons rencontrée pour en apprendre davantage sur cette association étudiante.

Black Sheep.- Avant tout, pouvez-vous nous partager votre passion pour le cinéma ? Vos débuts dans le domaine et vos préférences ?

B.S.- Pouvez-vous nous présenter votre formation en tant qu’étudiante à l’ISTC ?

M.Q.- Je suis à l’ISTC depuis deux ans. C’est une école de communication à la faculté catholique de Lille. Ma licence officielle s’appelle marketing et management, elle est assez large : droit, marketing événementiel, apprentissage de la suite Adobe, on y fait beaucoup de pratiques et d’oraux. Le côté théorique me manque un peu, j’apprends moins de choses concrètes comme je le faisais au lycée, mais j’aime bien la formation parce que chaque cours est différent : les profs proposent de la pédagogie inversée, des travaux de groupe. On ne s’ennuie jamais. 

B.S.- Comment avez-vous connu l’association Synopsis et quel a été le processus de recrutement ?

M.Q.- Avant de rentrer à l’ISTC j’ai participé à deux portes ouvertes durant lesquelles j’ai tout de suite remarqué les associations : mode, radio, il y avait de tout ! J’ai repéré l’association de cinéma et je me suis dit que ce serait mon choix. Quand j’ai été admise dans l’école, je me suis lancée. D’un point de vue recrutement, le premier contact s’est fait par Instagram. Ce sont les années supérieures qui recrutent les années inférieures. L’association a organisé un rendez-vous avec moi pour connaître mes motivations, mais c’était très accessible : si tu aimes le cinéma, tu es le bienvenu. En Licence 1 (L1), tu es d’abord bénévole, sans pôle précis et tu aides un peu tout le monde. En Licence 2 (L2), tu peux rejoindre un pôle. J’ai choisi le pôle créa même si officiellement en L1 j’étais en pôle communication. 

B.S.- En quoi consiste l’association Synopsis ?

M.Q.- Synopsis est une association étudiante, formée uniquement par des élèves de la Catho. L’objectif est de faire vivre l’école sous l’angle du cinéma : on organise des soirées, des petites activités à l’école, à l’heure du déjeuner ou le soir. Comme les autres associations, on a un ou deux gros projets dans l’année durant lesquels on tente de rassembler un maximum de monde et que tout se passe bien. Finalement, je travaille ma communication et en même temps, je fais du cinéma !

B.S.- Comment s’organise-t-elle ? Les membres, l’organigramme, la fréquence des réunions ?

M.Q.- Nous sommes onze dans l’association. Il y a le pôle bureau avec le président, le vice-président, la trésorière et la secrétaire. Et ensuite nous sommes réparties en quatre pôles : communication, création (créa), event* et sponsorisation (sponso). C’est avant tout le pôle bureau qui prend les décisions, on sent qu’il faut suivre les décisions du président, mais on peut tout de même parler de management participatif : on prend les décisions tous ensemble. On s’organise via WhatsApp et on prévoit des réunions une fois par semaine.

                                         Photo des membres de l’association, © associationLACOMM 

B.S.- Quel est votre rôle au sein de l’association ?

M.Q.- Moi, je fais partie du pôle créa avec deux autres étudiantes ce qui fait de nous le plus grand pôle. On y fait tous les visuels ; les logos, les stories pour le compte Instagram et tous les Template*. En plus de ce rôle, nous nous occupons du compte TikTok. Nous suivons les trends* pour montrer que l’association est active. Je gérais déjà le compte ça l’année dernière : nous l’avions installé avec ma copine en tant que bénévoles, ça a plu et on a eu l’occasion de poursuivre ce projet cette année. On peut dire qu’officiellement je suis pôle créa et pôle Tiktok.

B.S.- Comment jugeriez-vous l’efficacité de votre communication sur les réseaux ?

M.Q.- Je n’ai pas les chiffres exacts, mais au niveau de l’impact, c’est via Instagram que ça fonctionne le mieux, grâce aux stories notamment. Les autres associations les repostent et elles sont vues par tous les anciens élèves. Sur Tiktok, il y a un peu moins de visibilité. Mais l’année dernière on a fait 5 Tiktok en tout et l’un d’entre eux a eu plus de 300 likes* et beaucoup de commentaires en tout genre, on s’est dit que c’était le début d’un succès !

B.S.- Avez-vous des partenaires ou des collaborations avec d’autres institutions culturelles ? Comment fonctionnent-elles ?

M.Q.- Nous avons des collaborations avec d’autres institutions culturelles, toutes gérées par le pôle sponso. Elles nous permettent principalement de récupérer des fonds : L’année dernière, nous étions en collaboration avec une banque qui nous a aidés à monter le festival. Grâce à l’école, toutes les associations ont des sponsors à la base. Même si la plupart de ces partenariats existent depuis longtemps, on en cherche des nouveaux constamment. Pour cela, c‘est le pôle sponso qui a le plus de travail. L’année dernière, ils ont eu l’occasion de tourner au Fresnoy, qui est une grande école d’art contemporain. Ils ont pu utiliser les locaux pour le spectacle des associations. Lors de nos réunions chacun partage ses contacts et le pôle sponso s’occupe d’entrer en relation. Nous avons un budget limité alors nous nous arrangeons toujours pour que ce ne soit pas trop cher ni trop loin.

                            Photo prise lors d’un événement de l’association, © associationLACOMM

B.S.- Sur les réseaux sociaux, vous évoquez un festival de cinéma, pouvez-vous nous en dire davantage ? Nous expliquer son organisation et ses objectifs ?

M.Q.- L’année dernière, nous avions organisé un festival de courts-métrages, avec une diffusion prévue au Palais des Beaux-Arts de Lille. C’était une très grande organisation qui s’est étendue sur les trois derniers mois de l’année. En tant que bénévoles, on avait beaucoup de travail, on devait chercher dans plusieurs écoles d’audiovisuel des élèves qui souhaitaient diffuser leur court-métrage. L’objectif principal du festival était de faire valoir le travail des étudiants et nous nous sommes demandé si on y ajoutait un système de récompense et de nominations. Nous avons finalement décidé de décerner cinq prix, parmi eux, le prix du public et celui de la réalisation. C’est moi qui avais préparé les trophées et nous avions invité un jury de qualité. L’un d’entre eux travaillait chez France 3 et l’autre était un ancien professeur de l’école. Cette année, nous organisons également un festival, mais la principale différence est que nous ne devons plus chercher des participants : un employé de la Catho, Eddy, a proposé à l’association un ensemble de films à diffuser pour le festival. L’année dernière, le bureau des arts avait organisé une pièce de théâtre et il était metteur en scène. Tous les courts-métrages nous ont été donnés ce qui est une super opportunité : on doit maintenant surtout se focaliser sur l’organisation. Le festival est prévu pour novembre. Nous allons commencer les réunions cette semaine car les présidents ont pu rencontrer Eddy la semaine dernière. 

B.S.- Pouvez-vous nous parler de vos projets actuels au sein de l’association ?

M.Q.- Depuis le début de l’année, nous avons réalisé une vidéo et un logo. Pour les logos, nous aimons proposer plusieurs variantes : pour les bannières, sur les affiches. Au mois d’octobre, nous avons créé un logo rose en rappel à la lutte contre le cancer du sein. Officiellement, on a également changé le nom pour Synopsis feeling : quand le cinéma rencontre l’émotion.

                                                     Logo de l’association, © associationLACOMM

B.S.- Quelles sont vos ambitions au sein de l’association ?

M.Q.- Je pars à Milan en Erasmus en janvier et, là-bas, je ne pourrai pas m’impliquer autant pour Synopsis. C’est pour cette raison que je veux me donner à fond pour le semestre 1. Avec une copine, on aimerait bien reprendre l’association l’année prochaine en tant que présidente et vice-présidente. Nous serons les plus anciennes de l’association et on se voit bien la gérer. On en a déjà parlé avec les autres membres et à deux, nous formons un bon duo. Etant donné que les présidents et leurs équipes doivent changer chaque année, il faut que quelqu’un s’en occupe. Si nous ne la récupérons pas, peut-être que personne ne le fera et on a déjà eu peur de perdre l’association l’année dernière. Cette année, c’est objectif présidence pour septembre prochain ! 

B.S.- Souhaitez-vous profiter de ton départ en Italie pour proposer de nouveaux projets à Synopsis ?

M.Q.- Je pourrai entrevoir des projets depuis l’Italie. J’aimerais rester dans la créa : travailler en distanciel, leur envoyer mes fichiers Photoshop. Ce serait super que les étudiants qui partent à l’étranger, à Vienne et en Tunisie notamment, créent des rubriques, des critiques depuis leurs pays. Je pourrais participer aux projets de l’association en faisant la présentation des cinémas milanais par exemple. Le cinéma italien est très riche et j’aimerais pouvoir en proposer un aperçu à Synopsis.

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