Par Claire Veillon

© Claire Veillon – Plateforme en ligne Shein

Shein au BHV, c’est du même niveau que Kendji Girac sur les planches de l’Opéra. Telle une énorme fraude, le magasin Shein tente de s’immiscer au sixième étage de la plus grande institution parisienne de la mode. Dans les allées du BHV, vous pourrez donc passer de la chemise Louis Vuitton à 1 500 euros au top blanc à 99 centimes fabriqué avec autant de plastique qu’une bouteille Volvic.

Fort heureusement, 150 grévistes dont plusieurs salariés se sont réunis afin de hurler au bullshit, voir au bullshein. En effet, cet empire de la fast fashion est accusé d’exploiter le peuple ouïghour dans des conditions inhumaines, tout en faisant travailler de force des enfants à peine sortis de l’école primaire. Certes, dans la France de Macron, il est nécessaire de travailler tôt pour espérer avoir une retraite permettant de manger Picard à 67 ans… Mais il y a quand même des limites à ne pas franchir.

Comment ne pas également parler de la composition des vêtements Shein ? Dernièrement, une étude menée par Greenpeace a démontré que sur 47 produits issus de la marque Shein, sept d’entre-deux contenaient des produits chimiques dangereux pour la santé. La bonne nouvelle ? Plus besoin de se ruiner en fumant dix cigarettes par jour, avec Shein le cancer est à bout de bras et seulement à 99 centimes ! 

Et puis mince, il faut avoir pitié pour Greta Thunberg qui doit faire de sacrées insomnies avec toute cette histoire ! Selon France TV, les vêtements achetés sur Shein représentent 12% des émissions de CO₂ chez les adolescents français. Je n’attends plus qu’une chose, c’est l’arrivée des GenZ 212 du Maroc pour manifester et remettre de l’ordre dans tout ça.

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