Par Claire Veillon, Prisca Bordelais, Liam Lachaume
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Ce mercredi 3 décembre, au centre commercial de La Défense (92, Puteaux), entre les passants pressés de rentrer chez eux ou de finir leurs emplettes, nous avons pris le temps de discuter avec certains d’entre eux. Ils donnent leur avis sur les propos du général Fabien Mandon, déclarant que les Français devraient être prêts à « sacrifier leurs enfants » dans le cadre du conflit russo-ukrainien. Propos qui, pour rappel, ont provoqué une polémique et de vives réactions politiques.
Camille Lops, 26 ans – En recherche d’emploi dans le tourisme.
« Je n’ai pas du tout entendu parler de cette phrase. En réalité, je comprends ce que le général a voulu dire, mais la manière dont les propos ont été formulés est beaucoup trop brutale. En fait, je pense qu’il a mal formulé sa phrase et que ces propos sont donc trop brusques. »
Mathias Giron, 21 ans – Employé en communication.
« Non pas du tout. Concernant la phrase en elle-même, les mots sont forts et selon moi mal choisis. Mon père étant dans l’armée, je comprends que cette phrase puisse choquer, surtout dans un contexte où il y a un retour du service militaire volontaire (annonce de son retour par le président le 27 novembre 2025). »
Thaïs Hoibian, 22 ans – Étudiante en sciences de l’éducation.
« Je n’en ai pas entendu parler. Les gens parlent beaucoup du fait que la France pourrait entrer en guerre avec la Russie, mais cette phrase en particulier ne me dit rien. De base, je suis antimilitariste et je ne soutiens pas les concepts de frontières et de nations. Alors, je suis encore moins d’accord avec l’idée de devoir servir ou de se sacrifier pour son pays. En plus, le terme même de « sacrifice » me choque. Sacrifice, pour qui ? Très bien, les personnes vont se sacrifier. Ça va apporter quoi exactement ? Donc oui, je trouve ça choquant. »





