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Le futur community manager

L’arrivée du digital a révolutionné le paysage informationnel et communicationnel dès sa naissance.

Le développement du digital et de ses nouveaux usages réforme en profondeur la manière de communiquer. La communication évolue dans toutes ses dimensions, que ce soit dans son contenu, sa forme, son auteur ou encore dans son support. Il faut sans cesse s’adapter aux nouvelles pratiques.

La communication est conversationnelle. La communication n’est plus à sens unique, la digitalisation de celle-ci donne lieu à l’interactivité. En quelques années seulement, les réseaux sociaux ont transformé la manière de communiquer, ils sont devenus une norme. L’instantanéité est devenue le maître mot de la communication. Une nouvelle peut aujourd’hui faire le tour du monde en quelques secondes. Les réseaux sociaux diffusent une information que les différents médias peuvent ensuite reprendre rapidement. Ils sont ainsi considérés comme de véritables médias. Les hommes sont sans cesse connectés, et reçoivent l’information de n’importe où. La communication se fait en temps réel et le communicant doit s’adapter à ce fonctionnement. Aujourd’hui, le monde devient transparent, on connaît tout, sur tout le monde, que ce soit sur le plan professionnel que personnel. Avec le partage instantané de l’information et les nouveaux moyens de communication, l’entreprise ne peut plus rien cacher. L’e-réputation d’une structure est donc façonnée par les réseaux sociaux, au travers de l’image qu’elle y renvoi. Ses moindre faits et gestes sont divulgués aux clients, qui réagissent à travers les différents réseaux sociaux. La communication à l’ère du digital devient collective. Tout le monde peut désormais contribuer à la création de contenu. L’accès, ainsi que l’émission de l’information se sont démocratisés.

Le support de communication change avec le digital, puisqu’il dématérialise celle-ci. Les avancées technologiques façonnent la communication mais aussi ses différents canaux. Les avancées technologiques façonnent donc le futur des réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux aujourd’hui, font ceux de demain

Les réseaux sociaux ont une place très important aujourd’hui. Ils ont tous des finalités diverses. Ils sont notamment très prisés chez les jeunes pour suivre l’actualité. Moyens d’accès à l’information, Facebook et Twitter sont plus que de simples relais d’informations. Facebook reste le réseau social préféré des français, et pour les applications de messagerie Facebook messenger est la plus utilisée avec 40% d’utilisateurs mensuels devant Skype (23%) et Whatsapp (22%) selon une étude d’Harris Interactive, entreprise d’études marketing et de sondages d’opinion. Les technologies façonnent le futur des réseaux sociaux. Cependant, le comportement des utilisateurs intervient aussi dans l’évolution de ceux-ci. L’usage des réseaux est dépendant des relations entre humains, mis a5ssk de leur rapport à la confidentialité des données. On peut ainsi imaginer qu’un jour, les réseaux sociaux prendront le pas sur tout le reste. La présence d’une personne sur les réseaux sociaux sera vitale. Elle ne pourra exister que grâce aux réseaux sociaux. Une personne pourra gérer ses différentes « personas » automatiquement sur les multiples réseaux sociaux, et les technologies telles que SIRI pourraient poster du contenu à sa place, sans que l’utilisateur n’ait à se connecter, en fonction de ses habitudes. Les appareils pourront poster du contenu en permanence. Nous vivrons dans une société hyper communicante.

En 2017, cela n’existe pas encore, mais il faut avoir conscience que d’ici 2032, tout aura changé. De nouvelles interfaces apparaîtront, personnalisées et prédictive en fonction de chaque utilisateur, la réalité augmentée sera notre quotidien, le nombre de capteurs de données sensorielles aura explosé, et la sécurité des données sera une vraie question de société.

Facebook, le premier réseau social ayant connu un succès planétaire, est né il y 12 ans, le 4 février 2004. Aujourd’hui, il est possible de tout savoir sur votre entourage en tout temps, grâce à Twitter, Instagram et tous les autres réseaux sociaux. Il est également possible de donner votre avis sur plus ou moins n’importe quel sujet. Il ne suffit que d’avoir un écran de pc, tablette, smartphone. On partage aujourd’hui principalement du texte et des photos, mais petit à petit, la vidéo et le live prennent de plus en plus de place dans notre quotidien. Sur les réseaux sociaux, il est possible maintenant d’interagir directement, et les relations entre chacun, grâce aux vidéos, se rapprochent de plus en plus de la réalité. Il y a un effet de proximité physique, qui rend les échanges plus vraisemblables. La vidéo prend donc une place de plus en plus d’importance, dans le sens où elle rend les échanges entre utilisateurs plus réels. La réalité virtuelle devient plus réelle. Le Live vidéo de Facebook, par exemple, fait partie de ces réseaux sociaux qui rendent l’expérience encore plus intense. Le monde des réseaux sociaux va aller encore plus loin dans les années à venir. Il va faire disparaitre certains réseaux, mais en faire naître de nouveaux également. La réalité augmentée, l’intelligence artificielle et les drones feront bientôt partie de notre quotidien. Les réseaux sociaux, considérés comme de véritables médias, deviendront encore plus importants dans notre vie qu’ils ne le sont déjà.

La réalité augmentée change la vie

La réalité augmentée commence déjà à s’immiscer dans notre vie quotidienne. Invizimals, Nearest Tube Augmented Reality App ou encore My Ikea existent déjà. Les réseaux sociaux, évoluant au rythme des nouvelles technologies, utiliseront certainement cette réalité augmentée en 2032. On pourra ainsi pointer son téléphone sur une personne que l’on croise, et obtenir une abondance d’informations, grâces à des algorithmes collecteurs d’informations et exerçant une veille constante sur tous les réseaux sociaux du monde. Il sera possible de créer des liens avec des gens qui auront les mêmes goûts, les mêmes sujets de conversation, les mêmes centres d’intérêt. Grâce à cette technologie, n’importe qui pourra avoir accès aux commentaires, qu’ils soient négatifs ou positifs, sur n’importe quelle personne, n’importe quelle entreprise, n’importe quelle marque. La réalité augmentée fera aussi apparaître l’hologramme. Les utilisateurs pourront ainsi voir leurs amis, collaborateurs, supérieurs comme s’ils y étaient.

L’évolution des médias sociaux donnent lieu à de nombreuses transformations, notamment dans les métiers de la communication

Le digital a impacté de plein fouet les métiers de la communication. Avec de nouveaux professionnels au sein des services de Communication. On peut ainsi évoquer le métier de community manager.

Opérationnel, tactique, réactif, le community manager a vite trouvé sa place dans les entreprises, sous la houlette du directeur de la communication ou du directeur marketing. Prenant en charge les aspects pratiques d’une communication parfois encore mal connue de son supérieur. Le community manager déniche les nouveaux consommateurs, les nouveaux comportements d’achat. Il a une nouvelle approche de l’information. Il mesure les risques et les opportunités pour les marques. Il analyse l’écosystème social, ses outils et les usages mobiles ou sédentaires des utilisateurs. Il gère la communication digitale de l’entreprise, et construit un plan d’actions opérationnel en alimentant la page Facebook, le compte Twitter, la chaîne Youtube, le blog ou Tumblr de l’entreprise, et décide quel média social est le plus judicieux pour l’entreprise. Le community manager doit connaître les différents types d’influenceurs et de concurrents et savoir les identifier, comme il doit identifier les différentes communautés digitales. Il doit jongler avec les mots et mesurer la teneur de chaque propos sur le web, tout en analysant le flux d’information. L’e-réputation est devenue majeure pour l’entreprise. Le community manager effectue un travail de veille, d’audit et de surveillance de cette e-réputation. Il doit gérer les crises sur internet, en mesurer les conséquences, et les anticiper celles à venir. Le community manager doit tout connaître d’internet et des internautes, ainsi que tous les outils à sa disposition pour maîtriser la vie digitale de l’entreprise. Un métier encore plus jeune que le community manager est en train de se faire une place dans notre société évoluant au gré des médias sociaux, celui de social media strategist.

Le social media strategist prend de la hauteur

Le social media strategist prend de la hauteur sur la fonction de community manager, en occupant clairement le poste décisionnaire, par la définition d’une stratégie d’influence sur les médias sociaux. Le community manager reste lui dans l’opérationnel, avec un profil plutôt junior. Le Social media manager a un ou plusieurs Community managers sous ses ordres. Les agences de communication ont elles aussi, recours à ces stratèges du web social pour conseiller leurs comptes de clientèle. Les postes de social media strategist sont encore peu répandus en France, le métier de community manager étant plus connu. Pour autant, son rôle et ses enjeux deviennent plus stratégiques à l’heure où la concurrence est rude et le marché de plus en plus international. Mais le social media strategist n’est peut-être seulement qu’un métier de passage. Les choses évoluant très vite dans le domaine de la communication, un nouveau métier remplacera complètement le social media strategist. La fonction de ce dernier est centrée sur les médias sociaux, cela est essentiel de nos jours, mais pas complet. Le métier de digital manager qui est moins spécifique, moins limité du fait de sa dénomination qui ne le restreint pas qu’aux médias sociaux, et ses compétences élargies au domaine du digital dans son ensemble, est le futur du social media strategist. Les médias sociaux sont devenus une politique majeure de la communication on-line d’une entreprise, mais ce n’est plus la seule. Le web devenant de plus en plus « social », englobe une notion primordiale : la mobilité. Les tablettes et smartphones deviendront le principal relais du digital. Le digital manager ne se limitera plus seulement aux réseaux sociaux, car le social media posera de nouveaux enjeux pour l’entreprise, et la fonction de digital manager sera un mélange de communication, de marketing, de commercial et de relation-client. Les frontières ne sont plus totalement hermétiques et définies, elles deviennent de plus en plus floues, et la tendance se renforcera d’autant plus en 2032. Le digital manager sera un métier fort de la communication, mais le community manager interne et le curateur seront aussi des métiers forts. Les réseaux sociaux sont de plus en plus considérés comme des outils de communication interne par une multitude d’entreprises, ce qui rend le community manager indispensable pour maîtriser cet outil, animer et faire vivre les communautés corporate. Il sera sous les ordres du digital manager.

Les métiers de la communication vont se transformer en 2032, avec de nouvelles compétences à avoir et de nouvelles technologies apparaîtront, qu’il faudra prendre en compte dans l’exercice de leur fonction. Les médias sociaux sont aujourd’hui un outil primordial dans le fonctionnement des entreprises, mais en 2032, ils le seront encore plus. Les nouvelles technologies greffées à ses réseaux sociaux, ou plutôt les réseaux sociaux qui utiliseront la réalité virtuelle et toutes ses nouvelles fonctionnalités, façonneront la communication d’une entreprise. Le digital manager, par conséquent, va devoir être encore plus proactif pour exister, mais aussi se démarquer, face à la grandissante concurrence dans le domaine de la communication. Il devra savoir utiliser toutes les nouvelles technologies à la perfection, et devra en trouver les points forts et les points faibles avant les autres pour exercer son métier.

 

Bibliographie

Webographie

www.gameblog.fr/news/20291-realite-augmentee-sur-3ds-nos-impressions

www.france24.com/fr/20140125-community-manager-m%C3%A9tier-plein-essor

www.monunivers3d.com/guide/consequence/

www.ladn.eu/news-business/les-rendez-vous-a-ne-pas-manquer/que-seront-les-reseaux-sociaux-en-2025/

www.studyrama.com/formations/fiches-metiers/publicite-marketing/social-media-strategist-92553

www.journalducm.com/2015/10/22/fabien-goupilleau-etre-community-manager-gaming-7499/

www.e-marketing.fr/Thematique/general-1080/Breves/Que-fait-un-digital-marketing-manager-Reponse-avec-les-fiches-metier-256136.htm

www.unow.fr/le-coin-des-experts/digital-et-innovation/comprendre-digital-enjeux-opportunites-entreprise

Articles

Galibert, O. (2014). ‪Approche communicationnelle et organisationnelle des enjeux du Community Management‪. Communication & Organisation, 46,(2), 265-278. http://www.cairn.info/revue-communication-et-organisation-2014-2-page-265.htm.

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Etre journaliste de sensation n’est pas un métier si facile

 

Posté le 17 août 2032, à 18h27
Par Sunsetshine

 

Bienvenue cher visiteur ! Aujourd’hui je ne vais pas faire un article comme les précédents. Je sais que ce blog est avant tout un blog d’information sur les sujets les plus « tendances » du moment. Mais  je vais plutôt en ce jour aborder avec vous un sujet qui me tient particulièrement à cœur : ma profession de journaliste de sensation. J’exerce ce métier depuis maintenant 5 longues (et intéressantes) années. J’ai beaucoup appris, j’ai beaucoup lu et j’ai beaucoup vu aussi. Je suis également passée par des états de déconvenue mais aussi de joie intense. La suite de ce récit vous plaira peut-être. Il vous donnera sûrement envie de lire la suite et de connaître mon expérience. Peut-être aussi que vous aurez envie de faire ce métier, comme moi. A vous de voir. Pour en savoir plus,  cliquez ci-dessous.

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Esthétique de la communication: Prochaine destination, la collab’ H&M/Balmain.

 

Hystérie collective, portants dépouillés, bacs dévalisés...si vous observez ce phénomène, dans vos magasins H&M, ce jeudi 5 novembre 2015, ne soyez pas étonnés, ce sera certainement du à ceci:


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Pour la planète mode et les fashionistas qui ont toujours rêvé de s’offrir une pièce haute-couture, c’est l’événement le plus attendu de la saison: la collaboration H&M/ Balmain.Composée de 44 pièces et 29 accessoires pour le prêt- à -porter féminin ainsi que de 30 pièces pour le vestiaire masculin, cette collection capsule annoncée depuis mai sur les réseaux sociaux sera disponible  dans 13 enseignes -exclusivement- en France. Continue Reading →

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Le nouveau-né Facebook

Le compte à rebours affiche désormais une heure. Les panneaux lumineux du métro tournent en boucle depuis plusieurs jours sur celui-ci. Tout le monde en parle, les journaux, la radio, la télévision mais l’effervescence est à son comble sur la toile et surtout sur les réseaux sociaux.

Il laissa échappé un soupir en pensant à la longue journée qui l’attendait. Sa montre affichait déjà des appels manqués, des mails en attentes et une dizaine de notifications sur le réseau social de l’entreprise.

Arrivé à sa station, il se dirigea rapidement vers la sortie avant de prendre la direction des bureaux de son entreprise. En entrant au siège de la banque, il pris la direction, non pas du service digital mais de celui de la communication client.

La communication sur les réseaux sociaux et plus précisément le community management, est devenu un point crucial dans la relation client et surtout dans le marketing. Plusieurs années auparavant, au commencement des réseaux sociaux, les entreprises ont eu du mal à s’approprier ces nouveaux canaux de communication. Et pourtant, elles ont très vite compris l’enjeu que représentait les réseaux sociaux, au vu de l’engouement des internautes pour ces outils.

En près de 10 ans Facebook à pu réunir 1 milliards d’inscrit. Si au début, les internautes aimaient un peu tout et n’importe quoi, ils ont vite commencé à se détacher des marques qui les sollicitaient de toute part sur internet. Envahit par la publicité dans leur espace personnel, les réseaux sociaux représentant pour eux une sorte de journal intime, les marques ont du redoubler d’effort pour toucher leur client et augmenter leur visibilité.

Et pour cela, elles ont commencé à cibler leur publicité. Un ciblage rendu possible par le nombres de données collectées sur la toile. Données de géolocalisation, intérêts, sujet de discussion, autant de points sur lesquels s’appuient les entreprises pour personnaliser le message le plus finement possible, dans un contexte où le client assommé de publicité, rejette de plus en plus violemment les publicités ne lui correspondant pas.

La visibilité étant importante pour les marques, Facebook a donc décidé le 15 janvier 2013 de rendre cela payant.  Alors qu’avant, un message touchait plus de 50% de sa communauté Facebook, désormais à peine 3% de celle-ci est atteinte par ce même message. Il a donc fallu aux marques investir de l’argent. Ainsi les publicités sponsorisées sont nées sur les réseaux sociaux et le prix à payer n’a cessé d’augmenter en même temps que les marques prenaient conscience de l’importance de leur présence sur la toile. Et aujourd’hui que nous réserve le géant Facebook ?

Il sortit de ses pensées en entrant dans l’open space. Ils étaient tous là, prêts pour le lancement. Marie s’approcha de lui en toute hâte, le salua avant de lui lancer : « Ça y est tout le monde est en place, Eric. Plus que 30 minutes ». Il la remercia et s’installa devant son propre ordinateur. Les équipes étaient effectivement prêtes. La modération sur les réseaux sociaux avait déjà commencée, et pour ceux ayant terminé, on voyait apparaître sur leur écran le compte à rebours dont les secondes défilaient. Le « bébé Facebook » comme certains aimaient l’appeler, allait bientôt être lancé.

Le géant bleu, avait annoncé un an auparavant sa volonté de créer un nouveau réseau social, laissant le suspense planer sur les nouvelles fonctionnalités de celui-ci. Les avis avaient été très mitigés à cette annonce. Certains ne voyant pas très bien qu’elle pourrait être ce nouveau réseau social, d’autres impatients de savoir ce qu’on nous réservait, si bien sur le plan personnel que professionnel. Mais la campagne de communication lancée par Facebook avait eu raison de tous les doutes. Spots publicitaires, affiches, et les nombreux messages sur leur réseau social avaient fini par emballer les médias et la population mondiale sans compter ce fameux compte à rebours qui ajoutait au suspense.

Les théories étaient nombreuses et Eric, bien qu’il ne se soit très peu laissé embarqué dans les discussions spéculatrices, avait sa propre idée. Facebook avait effectivement énormément innové ces dernières années. Entre les vidéos de profil, les smileys omis présent qui ont surpassé le classique « J’aime » en quelques mois et les innovations en termes de partages d’images, les chaines YouTube intégrées directement dans le profil des utilisateurs, tout cela montre d’une part, la volonté de Facebook de se diversifier mais aussi de fidéliser sa communauté de plus en plus tentée d’aller voir ailleurs.

Les internautes ne se focalisent plus sur un seul et même réseau mais investissent toutes les plateformes possibles. Il est désormais rare de rencontrer une personne qui n’a qu’un seul profil sur la toile. Les réseaux sociaux se sont multipliés en quelques années. Des communautés ce sont dessinées autour de thème et de centres d’intérêts tel que la cuisine, le sport, la mode ou encore l’actualité, un thème sur le quel Twitter est devenu une référence. Désormais les internautes peuvent choisir leur réseau social en fonction de ce qu’ils aiment, échanger avec une communauté d’expert ou encore découvrir un univers. Si avant nous avions des réseaux sociaux destinés à un public large ou a des professionnels, désormais ils sont autant ciblés que les publicités .

Les différents profils et réseaux, représentent une difficultés pour les entreprises qui doivent s’adapter à ces différents supports qui utilisent des format de médias de plus en plus variés. Comme les vidéos, les images animés, les sons, ou ces manières d’interagir par hashtag, smileys, micro messages etc.

Mais cette diversité des profils et des réseaux sociaux, est aussi une aubaine pour les marques et ça, Eric l’a tout de suite compris. 20 ans dans le métier et jamais autant d’informations sur des consommateurs ont pu être récupérées ces 10 dernières années.

Les centres d’intérêt des internautes sont mis au grand jour, et les marques en profitent. Elles passent des accords entre elles pour récupérer de la data. Vous vous connectez avec votre compte Facebook sur Amazon ? Alors ne vous étonnez plus si après votre achat, un éditeur vient vous proposer sur votre réseau social ses nouveautés ou même si votre banque qui à enregistré votre carte de paiement comme lui appartenant vous propose ses nouvelles offres. Mais le plus effrayant pour Eric, est bien sur les données que nous récupérons au delà du virtuel. Montre connectée, maison connectée, lunettes connectées et même vêtement connecté, des données de santé ou de les habitudes chez soi sont collectées. Les données récupérées ne sont plus virtuelles mais bien physiques.

Et au vu des dernières actions financières de Facebook, cette tendance n’est pas prête de faiblir. Le géant a racheté ces dernières années de nombreux réseaux sociaux, Whatsapp, Instagram, plus récemment Snapchat, YouTube, sans parler de la multitude des petits réseaux sociaux qui ont été aspirés par le géant bleu.

Il ne restait désormais plus que 5 minutes. Autour de lui, tout le monde était fixé sur le compte à rebours. Dès le lancement de la plateforme les équipes devaient investir le réseau et découvrir les nouvelles fonctionnalités et réfléchir à comment au nom de la marque ils pourront se l’approprier. Bien sûr aucune annonce de Facebook n’avait laissé entendre que les entreprises pourrait investir le réseau social. Peut-être celui ci serait il destiné uniquement aux internautes pour une utilisation personnel ? Mais il en doutait fort. Pourquoi sinon développer des canaux  plus adaptés à la publicité ? De plus, au vu de l’argent investit par les marques dans la communication digitale, qui était devenue l’un des budgets les plus important pour la plupart des grands noms, il était quasiment certain que Facebook ne se couperait pas de ces revenus.

« Ça y est c’est parti » lança son voisin de bureau. effectivement le compte à rebours avait disparu de son écran laissant place à un mot de bienvenue. Le tutoriel commença. Des la dernière phrase lu, le message fracassé. Laissant place à un véritable mini-système solaire. Dès lors que ses yeux passaient sur l’une ou l’autre des planètes celles-ci affichaient des détails. C’était incroyable. Eric venait de comprendre, il ne s’agissait pas en réalité du « Bébé Facebook » mais d’un réseau social beaucoup plus gros.

Sur une seule et même plateforme les internautes peuvent connecter leurs différents réseaux sociaux. Chaque planète représentant un de ces réseaux. Ils ont ainsi la possibilité de glisser rapidement entre ces différentes plateformes. Plus besoin de télécharger plusieurs applications. Une seule suffit. Cela facilite grandement les échanges et les interactions. Une sorte de mur est aussi disponible mais qui cette fois laisse apparaître toutes les publications sur les réseaux sociaux connectés à la plateforme. Les notifications sont elles aussi regroupées. On peut même personnaliser son fil d’actualité en ne faisant apparaître qu’un seul profil ou plusieurs selon nos envies juste en cliquant sur le logo du réseau social.

Mais l’une des nouveautés est la possibilité de s’accrocher à des tendances grâce à des mots clés, sans être obligé de s’abonner à un compte pour voir les actualités sur un thème donné. Tout comme sur Twitter il suffit de taper quelques mots clés pour voir les messages, et même garder ces tendances pour en faire un fil d’actualités permanent. Cet outil est depuis longtemps utilisé par les marques pour leur veille de réputation ou concurrentielle.

Facebook a donc décidé de donner le pouvoir aux utilisateurs de choisir les messages qu’ils veulent recevoir. Un point non négligeable pour les marques qui vont certainement pouvoir utiliser ces données pour cibler d’avantage leurs clients. De même que de voir les réseaux sociaux qu’il connecteront et ainsi connaitre leur gout, leur centre d’intérêt et les messages auxquels ils sont sensibles selon leurs profils et leurs discussions.

Cette plate-forme semble une aubaine dans le regroupement de données, reste plus qu’a savoir comment Facebook va laisser les marques les utiliser et le prix à payer pour y accéder.

Outre le coté marketing, il est clair que le travail des équipes de community manager d’Eric va être grandement facilité. Chacune de celles-ci sont réparties selon les réseaux sociaux. Instagram par exemple, est sujet à modération de la part de l’équipe « Photo » comme il l’appel familièrement. Bien que les images soient utilisées sur d’autres plateformes, sur ces réseaux sociaux elles en sont les formats principaux. Les publications partagées les ne sont pas publicitaires comme sur Facebook, mais développé l’image de l’entreprise via les événements qu’elle organise ou au salon, conférence auxquels elle participe. D’autres équipes s’occupent de sujets plus spécifiques comme les partenariats avec le football et la cuisine qui investissent plusieurs réseaux sociaux dont ceux d’experts dans le sujet. En temps que banque, les activités de celle-ci se sont développée autour de sujet divers et variés afin de se donner de la visibilité sur des sujets sur lesquels on ne l’attend pas.

Chaque équipes est donc organisée sur des sujets différents, interagissant bien sûr en elles pour harmoniser les publications et promouvoir les actions sur les différentes plateformes. Ce point va donc être grandement facilité par la nouvelle plateforme de Facebook, ou l’on peut facilement accéder aux différents réseaux.

Il est désormais clair pour Eric que les réseaux sociaux ne sont pas mort et sont intarissable en terme de renouvellement et d’innovation. En tant que responsable social média, son métier n’a de cesse d’évoluer en fonction des réseaux sociaux  et  des demandes et des attentes des consommateurs, toujours plus exigeants.

Tout le monde était encore en  ébullition et continuait de découvrir de nouvelles fonctionnalités. Il décida finalement de lâcher son ordinateur et d’aller se chercher un café. Arrivé à la machine, il lui présenta sa montre, qui avait valeur de badge d’identification. A peine avait-elle lu les données qu’elle commençait déjà à lui servir son café. Il le prit et lâcha finalement un juron. Un café allongé, non sucré. Il avait beau râler, il le savait, quand il était de mauvaise humeur c’est toujours ce qu’il prenait et même s’il en avait envie, il jeta la boisson en lançant un lointain « Foutu machine ».

 

Bibliographie :

HOSSLER Mélanie, MURAT Olivier, ALEXANDRE Jouane, Faire du marketing sur les réseaux sociaux, Eyrolles, 2014, 320 p.

MELTZ Raphaël, 7 janvier 2009, « Marc L*** », Le Tigre, [En ligne] Disponible sur : http://www.le-tigre.net/Marc-L.html

ZUBERT Thomas, DES ISNARDS Alexandre, 2011, Facebook m’a tuer, Nil Editions, 246 pages

Webographie :

BOUR Laurent, 2014, « Le community manager du futur est à la porte ! », Journal du Community Manager, [En Ligne] Disponible sur : http://journalducm.com/2014/09/29/community-manager-du-futur-4550/

FOURNIER Audrey, 2014, « Quatre questions sur l’avenir de Facebook », Le Monde [En Ligne] Disponible sur : http://www.lemonde.fr/technologies/article/2014/04/24/quatre-questions-sur-l-avenir-de-facebook_4406297_651865.html

GRANT Robin, 2015, «  L’évolution du social média en 2015 », We are social, [En Ligne] Disponible sur : http://wearesocial.com/fr/thought-leadership/lvolution-du-social-media-en-2015

RONFAUT Lucie, 2016, « Facebook prépare son avenir loin de son réseau social », Le Figaro, [En Ligne] Disponible sur : http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/01/31/32001-20160131ARTFIG00131-facebook-prepare-son-avenir-loin-de-son-reseau-social.php

ROPARS Fabien, 2013, « Explications : la règle des 20% de texte dans les publicités Facebook », Le Blog du Modérateur, [En Ligne] Disponible sur : http://www.blogdumoderateur.com/la-regle-des-20-de-texte-dans-les-publicites-facebook/

SUTTER Béatrice, 2015, « Réseaux sociaux 2025 : 4 scénarios possibles », L’ADN, [En Ligne] Disponible sur : http://www.ladn.eu/actualites/reseaux-sociaux-2025-4-scenarios-possibles,article,29319.html

VIARD Rudy, 2015, « La liste des entreprises rachetées par Facebook », Webmarketing Conseil, [En Ligne] Disponible sur : http://www.webmarketing-conseil.fr/la-liste-des-entreprises-rachetees-par-facebook/

 

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Esthétique de la communication- « Firsts »: Levi’s, les femmes et leurs premières experiences!

Selon le sociologue Guillaume Erner, la tendance serait « le royaume du changeant ». A travers mes chroniques centrées sur les publicités de mode, j’ai voulu montré que la notion de tendance est au cœur de la problématique des marques et de leur stratégie de communication. Les enseignes doivent sans cesse se renouveler et, pour certaines – à l’image de Levi’s ou Petit Pateau, deux marques dites patrimoniales – puiser dans leur héritage et racines identitaires afin de rester modernes jouant dès lors, sur le duo glamour/vintage, véritable leitmotiv chez les publicitaires.
Dans ces cas précis, s’établit une « culture pub »,un storytelling soit un discours précis à destination d’une ciblé précise et faisant appel à ses souvenirs. La marque devient saga, du fait de sa pérennité,sa notoriété acquise et sa symbolique.
Aussi, j’ai souhaité montré que l’association glamour-vintage se faisait aussi via des opérations de communication médiatisées comme l’association du luxe et de la mode accessible incarnée par le tandem H&M /Balmain à l’occasion d’une collaboration éphémère. Ou dans d’autres cas, par l’influence des industries culturelles dans la publicité engendrant des coûts de réalisation importants: la publicité se fait ainsi film ou une version miniaturisée des plateaux de cinéma hollywoodien porté par l’ambiance ou l’aura d’une star mise en avant.


 

Il nous est impossible d’évoquer le blue-jeans, sans mentionner la marque mythique qu’est Levi’s fondée en 1853 par Oscar Levis Strauss et dont, chaque pièce est reconnaissable à son patch de cuir.

Dans sa dernière campagne publicitaire baptisée « Firsts », Levi’s met à l’honneur la femme, la jeunesse émancipée, insouciante et libre à l’occasion de la sortie de la dernière collection Denim pour femmes. Le jean, intemporel se fait le témoin privilégié de toutes les « premières fois », de tous ces petits riens de l’ existence.


 

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