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Le futur community manager

L’arrivée du digital a révolutionné le paysage informationnel et communicationnel dès sa naissance.

Le développement du digital et de ses nouveaux usages réforme en profondeur la manière de communiquer. La communication évolue dans toutes ses dimensions, que ce soit dans son contenu, sa forme, son auteur ou encore dans son support. Il faut sans cesse s’adapter aux nouvelles pratiques.

La communication est conversationnelle. La communication n’est plus à sens unique, la digitalisation de celle-ci donne lieu à l’interactivité. En quelques années seulement, les réseaux sociaux ont transformé la manière de communiquer, ils sont devenus une norme. L’instantanéité est devenue le maître mot de la communication. Une nouvelle peut aujourd’hui faire le tour du monde en quelques secondes. Les réseaux sociaux diffusent une information que les différents médias peuvent ensuite reprendre rapidement. Ils sont ainsi considérés comme de véritables médias. Les hommes sont sans cesse connectés, et reçoivent l’information de n’importe où. La communication se fait en temps réel et le communicant doit s’adapter à ce fonctionnement. Aujourd’hui, le monde devient transparent, on connaît tout, sur tout le monde, que ce soit sur le plan professionnel que personnel. Avec le partage instantané de l’information et les nouveaux moyens de communication, l’entreprise ne peut plus rien cacher. L’e-réputation d’une structure est donc façonnée par les réseaux sociaux, au travers de l’image qu’elle y renvoi. Ses moindre faits et gestes sont divulgués aux clients, qui réagissent à travers les différents réseaux sociaux. La communication à l’ère du digital devient collective. Tout le monde peut désormais contribuer à la création de contenu. L’accès, ainsi que l’émission de l’information se sont démocratisés.

Le support de communication change avec le digital, puisqu’il dématérialise celle-ci. Les avancées technologiques façonnent la communication mais aussi ses différents canaux. Les avancées technologiques façonnent donc le futur des réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux aujourd’hui, font ceux de demain

Les réseaux sociaux ont une place très important aujourd’hui. Ils ont tous des finalités diverses. Ils sont notamment très prisés chez les jeunes pour suivre l’actualité. Moyens d’accès à l’information, Facebook et Twitter sont plus que de simples relais d’informations. Facebook reste le réseau social préféré des français, et pour les applications de messagerie Facebook messenger est la plus utilisée avec 40% d’utilisateurs mensuels devant Skype (23%) et Whatsapp (22%) selon une étude d’Harris Interactive, entreprise d’études marketing et de sondages d’opinion. Les technologies façonnent le futur des réseaux sociaux. Cependant, le comportement des utilisateurs intervient aussi dans l’évolution de ceux-ci. L’usage des réseaux est dépendant des relations entre humains, mais aussi de leur rapport à la confidentialité des données. On peut ainsi imaginer qu’un jour, les réseaux sociaux prendront le pas sur tout le reste. La présence d’une personne sur les réseaux sociaux sera vitale. Elle ne pourra exister que grâce aux réseaux sociaux. Une personne pourra gérer ses différentes « personas » automatiquement sur les multiples réseaux sociaux, et les technologies telles que SIRI pourraient poster du contenu à sa place, sans que l’utilisateur n’ait à se connecter, en fonction de ses habitudes. Les appareils pourront poster du contenu en permanence. Nous vivrons dans une société hyper communicante.

En 2017, cela n’existe pas encore, mais il faut avoir conscience que d’ici 2032, tout aura changé. De nouvelles interfaces apparaîtront, personnalisées et prédictive en fonction de chaque utilisateur, la réalité augmentée sera notre quotidien, le nombre de capteurs de données sensorielles aura explosé, et la sécurité des données sera une vraie question de société.

Facebook, le premier réseau social ayant connu un succès planétaire, est né il y 12 ans, le 4 février 2004. Aujourd’hui, il est possible de tout savoir sur votre entourage en tout temps, grâce à Twitter, Instagram et tous les autres réseaux sociaux. Il est également possible de donner votre avis sur plus ou moins n’importe quel sujet. Il ne suffit que d’avoir un écran de pc, tablette, smartphone. On partage aujourd’hui principalement du texte et des photos, mais petit à petit, la vidéo et le live prennent de plus en plus de place dans notre quotidien. Sur les réseaux sociaux, il est possible maintenant d’interagir directement, et les relations entre chacun, grâce aux vidéos, se rapprochent de plus en plus de la réalité. Il y a un effet de proximité physique, qui rend les échanges plus vraisemblables. La vidéo prend donc une place de plus en plus d’importance, dans le sens où elle rend les échanges entre utilisateurs plus réels. La réalité virtuelle devient plus réelle. Le Live vidéo de Facebook, par exemple, fait partie de ces réseaux sociaux qui rendent l’expérience encore plus intense. Le monde des réseaux sociaux va aller encore plus loin dans les années à venir. Il va faire disparaitre certains réseaux, mais en faire naître de nouveaux également. La réalité augmentée, l’intelligence artificielle et les drones feront bientôt partie de notre quotidien. Les réseaux sociaux, considérés comme de véritables médias, deviendront encore plus importants dans notre vie qu’ils ne le sont déjà.

La réalité augmentée change la vie

La réalité augmentée commence déjà à s’immiscer dans notre vie quotidienne. Invizimals, Nearest Tube Augmented Reality App ou encore My Ikea existent déjà. Les réseaux sociaux, évoluant au rythme des nouvelles technologies, utiliseront certainement cette réalité augmentée en 2032. On pourra ainsi pointer son téléphone sur une personne que l’on croise, et obtenir une abondance d’informations, grâces à des algorithmes collecteurs d’informations et exerçant une veille constante sur tous les réseaux sociaux du monde. Il sera possible de créer des liens avec des gens qui auront les mêmes goûts, les mêmes sujets de conversation, les mêmes centres d’intérêt. Grâce à cette technologie, n’importe qui pourra avoir accès aux commentaires, qu’ils soient négatifs ou positifs, sur n’importe quelle personne, n’importe quelle entreprise, n’importe quelle marque. La réalité augmentée fera aussi apparaître l’hologramme. Les utilisateurs pourront ainsi voir leurs amis, collaborateurs, supérieurs comme s’ils y étaient.

L’évolution des médias sociaux donnent lieu à de nombreuses transformations, notamment dans les métiers de la communication

Le digital a impacté de plein fouet les métiers de la communication. Avec de nouveaux professionnels au sein des services de Communication. On peut ainsi évoquer le métier de community manager.

Opérationnel, tactique, réactif, le community manager a vite trouvé sa place dans les entreprises, sous la houlette du directeur de la communication ou du directeur marketing. Prenant en charge les aspects pratiques d’une communication parfois encore mal connue de son supérieur. Le community manager déniche les nouveaux consommateurs, les nouveaux comportements d’achat. Il a une nouvelle approche de l’information. Il mesure les risques et les opportunités pour les marques. Il analyse l’écosystème social, ses outils et les usages mobiles ou sédentaires des utilisateurs. Il gère la communication digitale de l’entreprise, et construit un plan d’actions opérationnel en alimentant la page Facebook, le compte Twitter, la chaîne Youtube, le blog ou Tumblr de l’entreprise, et décide quel média social est le plus judicieux pour l’entreprise. Le community manager doit connaître les différents types d’influenceurs et de concurrents et savoir les identifier, comme il doit identifier les différentes communautés digitales. Il doit jongler avec les mots et mesurer la teneur de chaque propos sur le web, tout en analysant le flux d’information. L’e-réputation est devenue majeure pour l’entreprise. Le community manager effectue un travail de veille, d’audit et de surveillance de cette e-réputation. Il doit gérer les crises sur internet, en mesurer les conséquences, et les anticiper celles à venir. Le community manager doit tout connaître d’internet et des internautes, ainsi que tous les outils à sa disposition pour maîtriser la vie digitale de l’entreprise. Un métier encore plus jeune que le community manager est en train de se faire une place dans notre société évoluant au gré des médias sociaux, celui de social media strategist.

Le social media strategist prend de la hauteur

Le social media strategist prend de la hauteur sur la fonction de community manager, en occupant clairement le poste décisionnaire, par la définition d’une stratégie d’influence sur les médias sociaux. Le community manager reste lui dans l’opérationnel, avec un profil plutôt junior. Le Social media manager a un ou plusieurs Community managers sous ses ordres. Les agences de communication ont elles aussi, recours à ces stratèges du web social pour conseiller leurs comptes de clientèle. Les postes de social media strategist sont encore peu répandus en France, le métier de community manager étant plus connu. Pour autant, son rôle et ses enjeux deviennent plus stratégiques à l’heure où la concurrence est rude et le marché de plus en plus international. Mais le social media strategist n’est peut-être seulement qu’un métier de passage. Les choses évoluant très vite dans le domaine de la communication, un nouveau métier remplacera complètement le social media strategist. La fonction de ce dernier est centrée sur les médias sociaux, cela est essentiel de nos jours, mais pas complet. Le métier de digital manager qui est moins spécifique, moins limité du fait de sa dénomination qui ne le restreint pas qu’aux médias sociaux, et ses compétences élargies au domaine du digital dans son ensemble, est le futur du social media strategist. Les médias sociaux sont devenus une politique majeure de la communication on-line d’une entreprise, mais ce n’est plus la seule. Le web devenant de plus en plus « social », englobe une notion primordiale : la mobilité. Les tablettes et smartphones deviendront le principal relais du digital. Le digital manager ne se limitera plus seulement aux réseaux sociaux, car le social media posera de nouveaux enjeux pour l’entreprise, et la fonction de digital manager sera un mélange de communication, de marketing, de commercial et de relation-client. Les frontières ne sont plus totalement hermétiques et définies, elles deviennent de plus en plus floues, et la tendance se renforcera d’autant plus en 2032. Le digital manager sera un métier fort de la communication, mais le community manager interne et le curateur seront aussi des métiers forts. Les réseaux sociaux sont de plus en plus considérés comme des outils de communication interne par une multitude d’entreprises, ce qui rend le community manager indispensable pour maîtriser cet outil, animer et faire vivre les communautés corporate. Il sera sous les ordres du digital manager.

Les métiers de la communication vont se transformer en 2032, avec de nouvelles compétences à avoir et de nouvelles technologies apparaîtront, qu’il faudra prendre en compte dans l’exercice de leur fonction. Les médias sociaux sont aujourd’hui un outil primordial dans le fonctionnement des entreprises, mais en 2032, ils le seront encore plus. Les nouvelles technologies greffées à ses réseaux sociaux, ou plutôt les réseaux sociaux qui utiliseront la réalité virtuelle et toutes ses nouvelles fonctionnalités, façonneront la communication d’une entreprise. Le digital manager, par conséquent, va devoir être encore plus proactif pour exister, mais aussi se démarquer, face à la grandissante concurrence dans le domaine de la communication. Il devra savoir utiliser toutes les nouvelles technologies à la perfection, et devra en trouver les points forts et les points faibles avant les autres pour exercer son métier.

 

Bibliographie

Webographie

www.gameblog.fr/news/20291-realite-augmentee-sur-3ds-nos-impressions

www.france24.com/fr/20140125-community-manager-m%C3%A9tier-plein-essor

www.monunivers3d.com/guide/consequence/

www.ladn.eu/news-business/les-rendez-vous-a-ne-pas-manquer/que-seront-les-reseaux-sociaux-en-2025/

www.studyrama.com/formations/fiches-metiers/publicite-marketing/social-media-strategist-92553

www.journalducm.com/2015/10/22/fabien-goupilleau-etre-community-manager-gaming-7499/

www.e-marketing.fr/Thematique/general-1080/Breves/Que-fait-un-digital-marketing-manager-Reponse-avec-les-fiches-metier-256136.htm

www.unow.fr/le-coin-des-experts/digital-et-innovation/comprendre-digital-enjeux-opportunites-entreprise

Articles

Galibert, O. (2014). ‪Approche communicationnelle et organisationnelle des enjeux du Community Management‪. Communication & Organisation, 46,(2), 265-278. http://www.cairn.info/revue-communication-et-organisation-2014-2-page-265.htm.

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Rachat d’une entreprise par un géant mondial : est-ce le bon choix ?

Un verre, une amitié, une collaboration, une bande dessinée, me voici lancée avec mes deux acolytes dans une aventure pleine de rebondissements. Qui pouvait deviner que notre métier allait évoluer de cette façon ? 

12 juillet 2015 – Une rencontre allait modifier ma vie professionnelle future. 20h30, dans un café stand-up appelé « Le Paname Art Café », je rencontre Mayada et Maissa, deux jeunes filles accompagnées d’un ami que l’on a en commun. Je découvre alors que ces deux jeunes femmes sont dessinatrices et illustratrices sur les réseaux sociaux, notamment sur instagram. « Desperate Bledardes » est leur alias. Autour de trois verres de coca-cola, notre amitié débute. « Donne-moi ton compte Facebook et ton numéro, on reste en contact ! ».

Dès cet instant, nous savions déjà que nous allions devenir inséparables.

Mayada - Marina - Maissa / dessin réalisé par Mayada Gargouri le 26 janvier 2017

Mayada – Marina – Maissa / dessin réalisé par Mayada Gargouri le 26 janvier 2017

2 mars 2018 – Les pages Instagram et Facebook de « Desperate Bledardes » comptent déjà plus de 840 000 fans, mais nous souhaitons aller beaucoup plus loin que ça. Mayada et Maissa furent approchées par de nombreuses boîtes de productions audiovisuelles pour lancer leur bande dessinée à l’écran après avoir reçu un véritable succès en librairie lors de la publication de leur premier volet en septembre 2017. Cette BD, nous l’avions réalisée toutes les trois. C’est grâce à cela que notre collaboration vit le jour.  Maissa était la scénariste, Mayada la dessinatrice et graphiste, et je m’occupais du marketing et de la communication. Malgré un record de ventes en librairie, nous savions pertinemment que l’avenir du livre était en perdition. En effet, les éditeurs de livres commencaient à connaître une forte concurrence face à des éditeurs spécialisés dans le livre numérique. Ce déclin pouvait être expliqué par le coût élevé du papier à cause de la chute de ses tirages. Si nous souhaitions continuer à publier de nouveaux volets, il fallait alors se diriger vers la lecture numérique.

France 3 parle de Desperate Bledardes - 2017

France 3 parle de Desperate Bledardes – 2017

12 juillet 2020 – Cinq ans déjà. Cinq ans d’amitié. Deux ans de collaboration. Deux ans de succès sur internet. Date clé de la création de notre entreprise. Nous lançons officiellement notre première édition d’une BD en ligne. Cette BD n’a rien d’ordinaire. Nous l’appelons d’ailleurs WBD. Web-bande-dessinée. C’est la première WBD mettant en avant un grand nombre d’influenceurs. À l’ère du digital, il est important de savoir que ces influenceurs possèdent des milliers voire des millions de followers sur les réseaux sociaux. Ils sont en grande partie source d’achats et de décisions. Leurs recommandations et critiques sur Instagram, YouTube ou Facebook se répandent rapidement autour d’eux par le bouche-à-oreille. Ils sont devenus depuis plus d’une dizaine d’années des personnes clés dans une stratégie digitale. Les mettre en avant dans une bande dessinée en ligne, c’était un choix très important pour nous. « Ça passe ou ça casse. ».

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Le CNES, une entreprise privée mais ouverte !

J’ai choisi de traiter de la communication publique dans le domaine scientifique car j’effectue mon stage à l’Observatoire de Paris. Je souhaite persévérer dans le secteur de la recherche et des sciences car je le trouve plein d’avenir et sans cesse renouvelé par de passionnantes découvertes.

2032, les institutions publiques et certaines entreprises ont franchi le pas de l’extrême transparence voire même du partage de données auparavant privées, une ouverture aux publics qui laisse un certain paradoxe.

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Les futurs enjeux du Chef de projet de communication en 2032

Déjà en perpétuelle évolution actuellement, le métier de Chef de projet de communication sera, d’ici 15 ans, au cœur de profondes transformations tant aux niveaux organisationnel qu’humain. Les nouvelles ressources, comme le Digital Labor, ainsi que la flexibilité et la modulation des équipes entraineront des changements dans la manière de gérer les projets, avec des compétences diversifiées et réunies de manière plus temporaire pour répondre aux nouveaux besoins des projets.

 

Une gestion de projet optimale

Le chef de projet de communication pensera à l’avenir sa recommandation selon deux axes, l’un optimum, et l’autre alternatif © CLAJ Rodez

Le Chef de projet de communication du futur verra évoluer les recommandations qu’il devra proposer. Actuellement, il se contente la plupart du temps de fournir une solution unique, pensée comme si celle-ci ne pouvait pas se retrouver parasitée par des éléments aussi bien externes qu’internes au client. Susan Peterson, experte Néo-Zélandaise en management de projet et en marketing, prédit à ce propos dans un article de blog que les chefs de projet devront de plus en plus à l’avenir penser une « solution alternative », pouvant répondre aux contraintes économiques des clients, dont les objectifs finaux diffèrent de ceux du chef de projet, mais aussi pouvant s’adapter aux finalités de l’entreprise.

A cela s’ajoutera le fait de planifier à son équipe des tâches plus courtes et plus facilement modulables. Ses membres seront formés à des tâches plus diverses, afin de compenser d’éventuelles absences pouvant s’avérer très préjudiciables aux projets, car comme l’indique Susan Peterson « De cette manière la perte de personnel est minimisée puisque le travail est complété en de plus petits incréments. De plus, la perte d’un membre de l’équipe clé peut être moins dévastatrice puisqu’il y a une personne de secours en place pour continuer des missions critiques. »

 

L’uberisation comme concept de gestion des compétences

L’uberisation modifiera la relation entre le chef de projet et ses collaborateurs, qui seront spécialisés dans des tâches plus spécifiques, et dont les interactions se feront principalement à distance © Philippe Peret

Le récent Forum « France, un modèle social à suivre », qui a eu lieu à Paris en 2016, a présenté un état des lieux de la situation actuelle du travail en France et de ses orientations prochaines. Il est intéressant d’observer que ses analyses présentent un concept grandissant qui devrait se généraliser au-delà du domaine de la communication : l’uberisation. Ce concept, introduit à la suite de l’arrivée d’agents économiques comme BlaBlaCar, AirBnB ou bien sûr Uber, représente l’avènement du tout numérique et peut se définir comme « un phénomène récent dans le domaine de l’économie consistant en l’utilisation de services permettant aux professionnels et aux clients de se mettre en contact direct, de manière quasi instantanée, grâce à l’utilisation des nouvelles technologies. » (Wikipédia, 2017, page sur l’uberisation).

L’avènement de l’uberisation, jumelée au nombre sans cesse croissant de personnes travaillant en freelance dans les domaines de la communication, du digital et du design, et la multiplication des compétences ciblées, principalement dans le domaine du digital,  amèneront le chef de projet à faire appel à des compétences de plus en plus spécifiques et pour des durées plus courtes. Les plateformes de mise en relation entre lui et ces acteurs seront ses principaux outils de travail. Il devra alors gérer un véritable patchwork de compétences au service des projets qu’il mène, en veillant à faire preuve de souplesse et de flexibilité, car la structure actuelle très hiérarchisée et bureaucratique sera amenée à disparaitre face aux nouvelles manières de travailler.

 

Les ressources infinies du Digital Labor

Le Digital Labor sera également un appui stratégique pour le chef de projet du futur. Ce domaine de recherche universitaire, initié en 2009 aux États-Unis par la conférence « The Internet as playground and factory », ne doit pas piéger par une traduction littérale du terme : il ne désigne pas les personnes employées dans le secteur du numérique. Comme le décrit justement Antonio A. Casilli, le Digital Labor rassemble « les activités numériques quotidiennes des usagers des plateformes sociales, d’objets connectés ou d’applications mobiles. Néanmoins, chaque post, chaque photo, chaque saisie et même chaque connexion à ces dispositifs remplit les conditions évoquées dans la définition : produire de la valeur (appropriée par les propriétaires des grandes entreprises technologiques), encadrer la participation (par la mise en place d’obligations et contraintes contractuelles à la contribution et à la coopération contenues dans les conditions générales d’usage), mesurer (moyennant des indicateurs de popularité, réputation, statut, etc.) ». Cette véritable main d’œuvre gratuite, volontaire – et la plupart du temps inconsciente de son action – permettra non seulement aux chefs de projet d’observer les comportements facteurs de partages et de participations mais aussi d’interpréter de très nombreuses informations provenant du nouvel or noir qu’est la Data, issues des actions et clics exécutés chaque jour par des millions d’internautes. Ils pourront ainsi, en fonction des possibilités d’accès de leurs entreprises à ces données et de leurs techniques d’extraction, élaborer des stratégies répondant presque parfaitement aux cibles et aux objectifs de leurs clients.

 

Le télétravail, gain de temps et d’efficacité…

Cette nouvelle manière de travailler a été introduit dans le Code du travail à l’article 1222-9 par la loi du 23 mars 2012 et est définie comme « […] une forme d’organisation et/ou de réalisation du travail, utilisant les technologies de l’information, dans le cadre d’un contrat de travail et dans laquelle un travail, qui aurait également pu être réalisé dans les locaux de l’employeur, est effectué hors de ces locaux de façon régulière ». (Accord National Interprofessionnel du 19 juillet 2005).

Les nombreux avantages du télétravail pour le chef de projet et ses collaborateurs-prestataires © zevillage.net

Une toute récente étude du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), rattaché au Premier ministre, en collaboration avec le cabinet RH Kronos, permet de rendre compte de la bonne santé de ce nouveau mode de travail. On y découvre que 16,7 % des Français télétravaillent plus d’une journée par semaine, la majorité (64 %) le faisant de chez eux, et 21 % dans des bureaux mis à disposition par leur entreprise. Pour 96 % des personnes interrogées, le télétravail a des vertus permettant d’améliorer le bien-être des salariés, et 71 % d’entre elles le considèrent comme une « véritable révolution ». L’enquête indique aussi que le télétravail permet une augmentation du temps de travail de 2,5 % et d’une augmentation de la productivité de 22 %. A titre de comparaison, le pourcentage de personnes télétravaillant en 2009 s’élevait à 8,4 % (France Stratégie, 2009).

Les chefs de projet de communication, et plus largement les managers de projets, pourront avoir recours à des prestataires pratiquant cette nouvelle forme de travail. En adéquation avec le fait que son équipe sera interchangeable et modulable en fonction de ses besoins et pour des périodes plus courtes, ils pourront solliciter les freelances à distance et profiter des TIC – Technologies de l’information et de la communication – pour obtenir rapidement la prestation souhaitée ou bien échanger avec eux pour d’éventuelles modifications. Son équipe, alors désormais constituée de prestataires/collaborateurs, aura l’avantage de pouvoir s’atteler à des tâches spécifiques de manière plus rapide et plus réactive, et le chef de projet s’en servira alors tel un couteau-suisse de compétences. Elle appartiendra à la nouvelle génération de travailleurs appelés les « Slasheurs », métaphore provenant du nom de ce signe « / » et indiquant qu’ils cumuleront les compétences et/ou les emplois, soit par nécessité économique ou bien par diversification de leurs activités.

 

… Mais attention à ses effets pervers

Le chef de projet du futur aura la mission déterminante de synchroniser toutes les informations qu’il reçoit pour pouvoir les partager avec son équipe, et devra s’efforcer de la maintenir mobilisée afin d’en garantir l’efficacité. Mais sa préoccupation sera aussi de respecter la frontière de plus en plus ténue entre vie privée et vie professionnelle, pour lui comme pour ses collaborateurs. De nos jours déjà les journées de travail s’allongent, sous le poids du désir de croissance et de compétitivité des entreprises. Les acteurs des métiers de la communication n’y échappent pas, étant tenus par des délais toujours plus courts.

« Près de neuf salariés sur dix estiment que les outils connectés contribuent à les faire travailler hors de l’entreprise. »

Association pour l’emploi des cadres, 2014

La législation s’est emparée du sujet à travers la Loi El Khomri. Elle prévoit qu’à compter du 1er janvier 2017 les salariés auront un « droit à la déconnexion » une fois les horaires de travail effectués (article 55 de la Loi Travail de 2016). Cette protection juridique sera bénéfique face à la tentation qu’aura le chef de projet d’en demander toujours plus et à n’importe quel moment, oubliant peut-être de manière inconsciente que la réactivité de ses collaborateurs sera optimale grâce au télétravail.

Bien que travaillant à distance – une distance rendue relative grâce aux futurs réseaux de communication instantanés -, des réunions physiques dans des espaces dits « Living Office », concept inventé par le cabinet d’architecture d’intérieure et de solutions design Herman Miller, seront indispensables. Ces espaces seront une réponse aux prochains enjeux de condition de travail au bureau et d’optimisation du travail en équipe. Le créateur du concept le définit d’ailleurs comme « un espace de travail hautes performances, conçu pour améliorer le bien-être et la productivité des collaborateurs et aider les entreprises à atteindre leurs objectifs stratégiques. » Ces réunions physiques entre membres de l’équipe pourront être hebdomadaires, et permettront comme c’est déjà le cas aujourd’hui au chef de projet d’établir un tableau de bord de l’avancement du projet et de ses éventuels retards. Un chef de projet qui comptera sur une autre donnée de l’étude du cabinet RH Kronos, qui affirme que le télétravail permet aujourd’hui de réduire le temps de trajet domicile/travail de quarante minutes en moyenne, offrant ainsi à ses collaborateurs/prestataires de meilleures dispositions de travail, pour des résultats plus qualitatifs.

 

En conclusion

Le chef de projet de communication du futur sera au centre des nouvelles situations organisationnelles interne et externe de son entreprise. Sa prise en compte de toutes les possibilités et son anticipation de tous les problèmes – ce que Susan Peterson appelle « lire dans les feuilles de thé » – lui permettront de proposer deux types de recommandations : la recommandation optimum, idéale, et la recommandation alternative, adaptable. Le Digital Labor, véritable mine d’or d’informations collectée via les nombreuses plateformes Internet et applications lui offrira suffisamment de données pour concevoir des stratégies efficaces, répondant en théorie parfaitement aux attentes des cibles et des objectifs de ses clients. La prise en compte des turn-over des équipes – dont la sienne – l’amèneront à fractionner ses besoins par types de compétences. Ce seront les freelances, ayant l’avantage d’être flexibles, qui offriront au chef de projet l’équipe modulable dont il aura besoin. La plupart du temps depuis leur domicile grâce au développement du télétravail, ils apporteront un gain de temps non négligeable et pourront partager leur travail de manière collaborative grâce aux TIC – Technologies de l’information et de la communication – tout en bénéficiant de condition de travail plus souple, n’ayant plus à subir le temps de transport domicile-travail et leur permettant de pouvoir travailler sur plus de projets et pour différents clients. A condition que le chef de projet réussisse à respecter la frontière entre la vie privée et la vie professionnelle de ses collaborateurs, afin de ne pas remettre en cause le fonctionnement même de son équipe.

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Sources/Webographie

Blog professionnel

Études

Articles de journaux et magazines en ligne

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Thématiques traitées :

  • Univers clos vs ouverts
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  • Visualisation de l’information
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ONG :WORK-IN-PROGRESS

Le temps est révolu où l’on pouvait se permettre de ne penser qu’à soi, qu’à sa communauté restreinte. Désormais, il nous est impossible d’ignorer tout ce qui nous lie et les responsabilités que cela suppose. Nous sommes plus de six milliards sur Terre, et il n’y aura pas de développement durable si nous ne parvenons pas à vivre ensemble ». Yann Arthus Bertrand- 2009

 

Paris, Mai 2030- Yann Arthus Bertand l’avait prédit comme beaucoup d’autres. La planète souffrait déjà en 2009 et aujourd’hui elle hurle à sa fin. L’humanité doit faire face à de nombreuses catastrophes sociales, naturelles, politiques, mondiales… Les mots humanité et solidarité ont perdu de leur force mais ne cessent de se battre et de trouver des solutions aux travers de nouvelles inventions, valeurs et idéologies.

Les ONG ne sont jamais autant intervenues que ces dernières années avec pour but une logique d’action fondée sur la nécessité d’apporter une assistance à des populations dont la survie est menacée. En plus de cette aide d’urgence, ces organisations doivent faire appel à la solidarité des collectivités et de la société qui subissent tout autant ces crises. En parallèle, le numérique est devenu l’Eldorado des communautés, la nouvelle arme des infrastructures qui rime avec dénouement. Les associations n’ont pas hésité à l’utiliser dans un objectif de bien commun.

Comment nos ONG ont elles basculé dans une organisation moins individualiste et plus technologique, tout en gérant un monde où l’humanité entière a besoin d’aide ? Continue Reading →

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Esthétique de la communication: The Mini Factory, le nouveau terrain de jeu de Petit Bateau.

Si vous aviez vu Charlie et la Chocolaterie, alors vous ne serez pas déçus du détour, en découvrant « L’Usine secrète » de l’une des plus grandes marques de l’enfancePetit Bateau – créée rappelons le, en 1893.

La marque continue de voguer sur les flots de la fantaisie. Et,à quelques semaines de Noël, la dernière campagne publicitaire(1), dédiée aux enfants, fait le plein de folie et de fantaisie!


PETIT BATEAU
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Durable, intelligente et numérique : Bienvenue dans la ville du futur

 

 

L’architecte Vincent Callebaut et son équipe ont proposé le projet « Paris Smart City 2050 » dans le cadre du « Plan Climat Energie » de la Mairie de Paris

L’architecte Vincent Callebaut et son équipe ont proposé le projet « Paris Smart City 2050 » dans le cadre du « Plan Climat Energie » de la Mairie de Paris

 

 

Paris, 2030 – Grâce à la collecte systématique des données issues des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), Paris est désormais une ville 2.0, une ville intelligente. Toujours en quête d’innovation, elle offre les outils nécessaires à ses citoyens pour qu’ils puissent contribuer au développement des services urbains et structure son espace dans une logique de développement durable et numérique, ce qui ne manque pas d’impacter la fonction du communicant public. Quels sont les enjeux de la ville du futur ?

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