Rachat d’une entreprise par un géant mondial : est-ce le bon choix ?

Un verre, une amitié, une collaboration, une bande dessinée, me voici lancée avec mes deux acolytes dans une aventure pleine de rebondissements. Qui pouvait deviner que notre métier allait évoluer de cette façon ? 

12 juillet 2015 – Une rencontre allait modifier ma vie professionnelle future. 20h30, dans un café stand-up appelé « Le Paname Art Café », je rencontre Mayada et Maissa, deux jeunes filles accompagnées d’un ami que l’on a en commun. Je découvre alors que ces deux jeunes femmes sont dessinatrices et illustratrices sur les réseaux sociaux, notamment sur instagram. « Desperate Bledardes » est leur alias. Autour de trois verres de coca-cola, notre amitié débute. « Donne-moi ton compte Facebook et ton numéro, on reste en contact ! ».

Dès cet instant, nous savions déjà que nous allions devenir inséparables.

Mayada - Marina - Maissa / dessin réalisé par Mayada Gargouri le 26 janvier 2017

Mayada – Marina – Maissa / dessin réalisé par Mayada Gargouri le 26 janvier 2017

2 mars 2018 – Les pages Instagram et Facebook de « Desperate Bledardes » comptent déjà plus de 840 000 fans, mais nous souhaitons aller beaucoup plus loin que ça. Mayada et Maissa furent approchées par de nombreuses boîtes de productions audiovisuelles pour lancer leur bande dessinée à l’écran après avoir reçu un véritable succès en librairie lors de la publication de leur premier volet en septembre 2017. Cette BD, nous l’avions réalisée toutes les trois. C’est grâce à cela que notre collaboration vit le jour.  Maissa était la scénariste, Mayada la dessinatrice et graphiste, et je m’occupais du marketing et de la communication. Malgré un record de ventes en librairie, nous savions pertinemment que l’avenir du livre était en perdition. En effet, les éditeurs de livres commencaient à connaître une forte concurrence face à des éditeurs spécialisés dans le livre numérique. Ce déclin pouvait être expliqué par le coût élevé du papier à cause de la chute de ses tirages. Si nous souhaitions continuer à publier de nouveaux volets, il fallait alors se diriger vers la lecture numérique.

France 3 parle de Desperate Bledardes - 2017

France 3 parle de Desperate Bledardes – 2017

12 juillet 2020 – Cinq ans déjà. Cinq ans d’amitié. Deux ans de collaboration. Deux ans de succès sur internet. Date clé de la création de notre entreprise. Nous lançons officiellement notre première édition d’une BD en ligne. Cette BD n’a rien d’ordinaire. Nous l’appelons d’ailleurs WBD. Web-bande-dessinée. C’est la première WBD mettant en avant un grand nombre d’influenceurs. À l’ère du digital, il est important de savoir que ces influenceurs possèdent des milliers voire des millions de followers sur les réseaux sociaux. Ils sont en grande partie source d’achats et de décisions. Leurs recommandations et critiques sur Instagram, YouTube ou Facebook se répandent rapidement autour d’eux par le bouche-à-oreille. Ils sont devenus depuis plus d’une dizaine d’années des personnes clés dans une stratégie digitale. Les mettre en avant dans une bande dessinée en ligne, c’était un choix très important pour nous. « Ça passe ou ça casse. ».

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Esthétique de la communication: Prochaine destination, la collab’ H&M/Balmain.

 

Hystérie collective, portants dépouillés, bacs dévalisés...si vous observez ce phénomène, dans vos magasins H&M, ce jeudi 5 novembre 2015, ne soyez pas étonnés, ce sera certainement du à ceci:


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Pour la planète mode et les fashionistas qui ont toujours rêvé de s’offrir une pièce haute-couture, c’est l’événement le plus attendu de la saison: la collaboration H&M/ Balmain.Composée de 44 pièces et 29 accessoires pour le prêt- à -porter féminin ainsi que de 30 pièces pour le vestiaire masculin, cette collection capsule annoncée depuis mai sur les réseaux sociaux sera disponible  dans 13 enseignes -exclusivement- en France. Lire la suite

Esthétique de la communication- « Firsts »: Levi’s, les femmes et leurs premières experiences!

Selon le sociologue Guillaume Erner, la tendance serait « le royaume du changeant ». A travers mes chroniques centrées sur les publicités de mode, j’ai voulu montré que la notion de tendance est au cœur de la problématique des marques et de leur stratégie de communication. Les enseignes doivent sans cesse se renouveler et, pour certaines – à l’image de Levi’s ou Petit Pateau, deux marques dites patrimoniales – puiser dans leur héritage et racines identitaires afin de rester modernes jouant dès lors, sur le duo glamour/vintage, véritable leitmotiv chez les publicitaires.
Dans ces cas précis, s’établit une « culture pub »,un storytelling soit un discours précis à destination d’une ciblé précise et faisant appel à ses souvenirs. La marque devient saga, du fait de sa pérennité,sa notoriété acquise et sa symbolique.
Aussi, j’ai souhaité montré que l’association glamour-vintage se faisait aussi via des opérations de communication médiatisées comme l’association du luxe et de la mode accessible incarnée par le tandem H&M /Balmain à l’occasion d’une collaboration éphémère. Ou dans d’autres cas, par l’influence des industries culturelles dans la publicité engendrant des coûts de réalisation importants: la publicité se fait ainsi film ou une version miniaturisée des plateaux de cinéma hollywoodien porté par l’ambiance ou l’aura d’une star mise en avant.


 

Il nous est impossible d’évoquer le blue-jeans, sans mentionner la marque mythique qu’est Levi’s fondée en 1853 par Oscar Levis Strauss et dont, chaque pièce est reconnaissable à son patch de cuir.

Dans sa dernière campagne publicitaire baptisée « Firsts », Levi’s met à l’honneur la femme, la jeunesse émancipée, insouciante et libre à l’occasion de la sortie de la dernière collection Denim pour femmes. Le jean, intemporel se fait le témoin privilégié de toutes les « premières fois », de tous ces petits riens de l’ existence.


 

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