Les objets connectés : à leur service

 

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Le réveil a déjà sonné depuis longtemps, mais je peine à me lever. J’entends au loin le café se préparer et peux déjà sentir son odeur. Encore quelques minutes par pitié… Mais l’alarme de mon réveil retentit alors deux fois plus fort, et Cerebro a déjà commencé sa journée. Cerebro ce n’est pas le gentil nom que j’aurais pu donner à mon chien étant un fan inconditionné des X-Men. Non, Cerebro c’est le nom de mon « personnal instructor ». Celui qui rythme ma vie, et celles de millions d’autres gens depuis des années maintenant. Il faut que je me lève, car l’eau de la douche coule déjà, et j’entends au loin résonner les voix des journalistes d’une chaîne d’information continue. Cerebro a déjà tout prévu.

L’INTERNET OF THINGS 

Tout cela avait commencé comme une gentille blague au début. Nous avons tous cru à un nouvel essor du marketing en plongeant tout nos efforts sur l’évolution des objets connectés. Les téléphones, tablettes, montres, lunettes connectées et autres outils du quotidien existaient déjà. On comprenait à peine tout leur potentiel. Aujourd’hui je suis à la tête d’un marché de plusieurs centaines de millions d’euros permettant à chaque être humain d’être relié à son propre Cerebro.

Deschamps l’expliquait déjà en 2013 dans son article du Documentaliste « Paris en 2063 » – ce consultant formateur en veille et intelligence économique imaginait déjà à l’époque que les humains seraient dotés d’un implant Google connecté sans arrêt à leur « personna ». Il était alors précurseur de notre avenir.

Aujourd’hui cette « personna » c’est Cerebro, et il connaît déjà tout de moi.

Tout commença après la révolution Internet, avec l’arrivée des objets connectés aussi appelé « Internet Of Thing ».

« L’Internet des objets représente l’extension d’Internet à des choses et à des lieux du monde physique. Alors qu’Internet ne se prolonge habituellement pas au-delà du monde électronique, l’internet des objets connectés représente les échanges d’informations et de données provenant de dispositifs présents dans le monde réel vers le réseau Internet. L’internet des objets est considéré comme la troisième évolution de l’Internet, baptisée Web 3.0 (parfois perçu comme la généralisation du Web des objets mais aussi comme celle du Web sémantique) qui fait suite à l’ère du Web social. L’internet des objets revêt un caractère universel pour désigner des objets connectés aux usages variés, dans le domaine de la e-santé, de la domotique ou du Quantified Self. L’internet des objets est en partie responsable d’un accroissement exponentiel du volume de données générées sur le réseau, à l’origine du Big Data. Selon une équipe de l’ETH de Zurich avec les smartphones puis un nombre croissant d’objets connectés, en dix ans (2015-2025) 150 milliards d’objets devraient se connecter entre eux, avec l’internet et avec plusieurs milliards de personnes1. L’information issue de ce big data devra de plus en plus être filtrée par des algorithmes complexes, ce qui fait craindre une moindre protection des données personnelles, une information des personnes et de la société de moins en moins autodéterminée notamment en cas d’appropriation exclusive de filtres numériques par des entités (gouvernementales ou privées) qui pourraient alors manipuler les décisions. L’ETH plaide donc pour des systèmes d’information ouverts et transparents, fiables et contrôlés par l’utilisateur. »                          Propos recueillis sur Wiki. 

Les objets connectés ont toujours eu vocation à transformer notre vie quotidienne de toutes les manières possibles, et il est bon de rappeler que certaines sont aussi en faveur de la sécurité.

C’est ainsi qu’une étude La Poste-opinionway montre l’engouement des Français pour l’apport des objets connectés pour leur habitat et les services de proximité sans oublier bien-être et santé :

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La sécurité intérieure des habitats a vu naître une nouvelle forme de surveillance via l’apparition des caméras connectées. Le principe est simple : une caméra d’intérieur connecté à une application téléchargeable sur mobile et permettant de toujours garder un œil sur sa maison, même à distance, tout en gérant certaines fonctionnalités sans avoir besoin d’être sur place. Apple par exemple a fait partie de cette nouvelle génération d’entreprise ayant aussi choisi d’orienter ses objets connectés avec pour fonctionnalité principale de garantir la sécurité de ces utilisateurs. C’est le cas du « Canary All-in-One Home Security System and Camera » par exemple. Cette petite caméra d’intérieur au design moderne est connectée à une application mobile gratuite permettant de surveiller 24h/24h son domicile. Il existe aussi une version payante proposant plus de fonctionnalité.

Dirigé à l’aide d’une application, il permet de sécuriser sa maison en contrôlant les allés et venus, et en proposant de nombreuses fonctionnalités tel que l’appel aux forces de l’ordre en cas de constatation d’un événement étrange.

 

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Nombreuses sont les entreprises qui se sont aussi lancées dans le business. Pour n’en citer qu’une, nous pourrions prendre l’exemple de Orange, avec sa OrangeHomelive, et son système dit d’« habitat connecté ».

Ce dernier offre la possibilité de gérer plusieurs fonctionnalités de sa maison à distance.

L’entreprise a alors choisi de présenter son tout nouveau bijou via une publicité pleine d’humour, mais comme on dit, « l’humour n’est jamais vraiment neutre ».


Ainsi, en 2015 déjà, ce spot publicitaire aux allures décalées et mettant en scène un jeune couple se faisant des crasses à distance grâces aux appareils connectés présent dans leur maison, soulevait déjà inconsciemment bien sûr, l’une des problématique majeure de la domotique ( spécialité du bâtiment regroupant les techniques permettant de contrôler, d’automatiser et de programmer l’habitat. C’est une discipline récente issue de l’application à l’habitat de la programmation informatique) : à savoir le piratage. C’est vrai, après tout que se passerait-il si une personne malintentionnée s’emparait du téléphone de l’un des deux personnages et utiliserait les applications connectées au domicile du couple à mauvais escient … ? C’est ainsi que Ismet Géri, Directeur Europe du Sud de ProofPoint (société américaine de sécurité information) a mis le doigt sur cette question épineuse lors du premier Hackage d’objets connectés en 2013. Il avait déjà mis en évidence que le piratage de certaines objets connectés servant à la médecine par exemple, tels que les scanners ou IRM, permettant parfois aux chirurgiens de pratiquer des opérations à distance, pouvait être lourd de conséquences :  « si un pirate atteint ces appareils et systèmes de communication, le pire peut-être envisageable, il peut même les éteindre. Le danger est tout aussi important concernant la révolution de demain à savoir, les voitures connectés. Le Hacker pourra freiner ou accélérer à votre place, et vous perdrez alors le contrôle du véhicule ».

De plus, la majorité des analystes avait déjà estimés qu’en 2020 il y aurait entre 100 et 200 milliards d’objets connectés dans le monde, ces derniers demanderaient alors une vigilance accrue ! Et Ismet Géri avait déjà compris que tous ces objets représenteraient leur équivalence en Big Data, qui pourront être par la suite corréler, promus, et bien sûr revendus… Avec donc un important impact sur l’économie dans la vie des gens au quotidien, d’où la nécessité plus qu’urgente de sécuriser correctement les terminaux.

En réalité, déjà à l’époque, il y avait peu de chance qu’un Hacker décide de contrôler vos volets à distance… Le problème principal résidant plus dans les objets mêmes. Mais surtout dans la préservation et la protection de la vie privée. La question s’était déjà posée auparavant avec l’arrivée des Webcam sur le marché, et les différentes attaques de Hackers que certains utilisateurs ont pu subir. De même qu’une designeuse, Stéphanie Riegger, avait aussi mis le doigt sur un aspect non-négligeable de la technologie : qu’en est-il si ces objets connectés sont hérités d’un précédent occupant ? Comment s’assurer que ce dernier ne puisse plus avoir accès à l’interface logiciel de l’appareil ou au verrou intelligent de l’appartement par exemple ? L’Internet des objets avait alors bien des questions auxquelles il fallait encore répondre pour rassurer la population.

Afin de témoigner de la dangerosité que les objets connectés peuvent avoir sur notre quotidien, certaines entreprises, en choisissant aussi la carte de l’humour, on voulu mettre en lumière les limites de ces nouvelles technologies.


Malgré tout le constat d’origine reste le même : ces objets connectés sont-ils à notre service, ou sommes nous au contraire en train de se faire asservir ?

Nombreux sont les autres exemples qui pourraient être relevés ici. On parlait avant tout de domicile connectés, mais il existe aussi une tout autre gamme d’objets ayant pour but de faciliter la vie des usagers. Et bien sûr ces innovations s’appliquent aussi à la santé. On pourra noter ici la start-up française, Wired Beauty, qui vient tout juste d’officialiser la commercialisation du premier masque de beauté connecté : le masque Mapo.

 

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Mapo est donc un masque de beauté connecté, capable d’analyser votre épiderme en 1 minute. Il transmet ensuite toutes les informations vers votre téléphone, tablette ou autre objet connecté, via l’application Wired Beauty la Clinique Digitale, afin de vous proposer un traitement adapté.

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http://www.wired-beauty.com/#wbt-01

 

DE NOUVEAUX HORIZONS EN 2035

Beaucoup de temps s’est écoulé depuis les premières grandes transformations des objets connectées.

Beaucoup d’eau à coulé sous les ponts aussi, permettant au géant industriels de faire accepter aux usagers toujours plus de concessions…

De nouveaux métiers se sont peu à peu dessiner, et c’est la communication et le marketing qui ont connu les plus grandes mutations.

Les entreprises ont cherché à travailler davantage sur l’expérience des objets connectés : elles ne vendent plus seulement un objet mais tout un service compris. Comme le caractérisait à l’époque (2015) Luc Bretones, Directeur de Technocentre & d’Orange Vallée, « ce que l’on imaginait impossible ne l’est plus ». L’exponentiel d’innovation que ne cesse de connaître le domaine des objets connectés, a aussi conduit à une évolution des usages des consommateur, qui ont retrouvé leur place au centre du cercle infernal de la consommation. Le Smartphone représentait déjà en 2015 le premier écran, devant la télévision avec 2h40 d’utilisation quotidienne et 80% du temps passé sur les applications. La valeur des objets connectés se trouve davantage dans le service qu’ils offrent. La Data ainsi que les objets connectés changent la façon d’exercer les métiers du marketing. Aujourd’hui nous sommes avant tout dans du « real time » basé sur les algorithmes des individus.

Néanmoins cet nouvel essor connait un frein majeur dont il fallu prendre compte pour évoluer et proposer aujourd’hui une révolution connectée importante : la protection des données.

Pour palier à cette crainte des usagers, il a tout d’abord été nécessaire de les rassurer, puis de laisser faire les générations futures qui sont beaucoup moins portées sur la question de la protection des données car baignant depuis toujours dans un flux constant de réseaux sociaux où exploitation des données privées et médiatisation font souvent bon ménage. Pour les plus réticents, plusieurs système de protection ont déjà été mis en oeuvre depuis le début de cette révolution technologique, avec de nombreuses formes de sauvegarde, mais aussi la protection de certaines données confidentielles par des codes. Tout cela pouvait déjà paraître fortement dérisoire aux vues de la facilité à pirater ces données sensibles, il a donc aussi été nécessaire, dans les années qui ont suivi l’avénement de nouveaux objets, d’augmenter la traque aux éventuelles Hackers en renforçant cette fois-ci les entrées sur les bases de données des entreprises.

C’est ainsi que de nouveaux métiers se sont créés autour des objets connectés. Plusieurs filières ont ainsi été mises en avant, la plus importante étant donc axée sur la protection des données personnelles. Des postes de « chargé de Data-Mining » ont vu le jour. Le Data-Mining est un terme générique englobant toute une famille d’outils facilitant l’exploration et l’analyse des données contenues au sein d’une base décisionnelles.

De nombreux ingénieurs et informaticiens se sont vu reconvertir en professionnel de la protection de données dites « sensibles ». Même si en 2035 ce terme ne signifie plus grand chose. A l’ère de l’avénement des objets connectés, une majorité de la population a choisi de placer toute sa confiance en ces derniers si ils peuvent avoir une utilité en terme de sécurité et de santé.

C’est ainsi que pour participer au développement d’idées « connectée », un nouveau poste communicationnel, ayant pour but premier d’informer et de rassurer la population sur d’éventuels objets connectés, a fait son apparition. Il s’agit du « chef de projet d’Intelligence Artificielle ». Le terme peut paraître grossier, mais il caractérise avant tout une nouvelle ère dans laquelle, les Hommes n’interagissent plus simplement avec leurs divers objets connectés, mais seulement avec Cerebro.

Cette intelligence artificielle, peut avoir des airs de films de Science-fiction, où les robots se retournent un jour contre l’espèce humaine. Néanmoins on en parle pas encore de révolution des robots comme le présentait Alex Proyas dans son film « I-Robots » sorti en 2004.

La révolution ici c’est précisément Cerebro.

Cerebro c’est une intelligence artificielle qui se connecte automatiquement à tous vos objets connecté.

Commercialisée par une entreprise géante, ayant déjà un passé en terme d’Internet Of Thing bien fourni, ce « logiciel » vous suit partout. Conçu sous forme de micro-puce à glisser dans l’oreille, Cerebro peut rythmer votre vie quotidienne aux grès de vos envies, et aussi de vos obligations. Il est même capable de prendre en compte certains imprévus.

Cerebro ce sont des années de recherches et d’innovation pour permettre aux usagers de plus avoir à gérer de nombreux objets connectés, mais de se contenter d’un seul qui le fait pour vous. L’idée n’est néanmoins pas neuve, et même si elle n’était pas formulée comme cela, plusieurs éléments nous pousse à croire que Cerebro n’est que l’évolution logique de toutes les années d’innovations majeures en termes d’objets connectés :

En 2015 déjà, lors d’un séminaire commun de l’ESILV (école d’ingénieur spécialisée dans les technologies numériques), l’ELMV (école de Management), et l’IIM (L’Institut de l’Internet et du Multimédia), plusieurs conclusions sur l’avenir des objets connectés, ou l' »Internet of Things », avaient été exposées.

On parlait déjà d’une troisième révolution numérique en route. Après le web nous permettant de changer notre manière de communiquer et de consommer, et la mobilité qui a permis d’y avoir accès partout, il semblait presque logique que les objets connectés aient aussi leur quart d’heure de gloire. Ce fut la première constatation tirée du séminaire.

D’autres ont très vite suivis, comme la croissance exponentielle de ces objets d’ici 2020, estimée à près de 220 milliards d’objets. Je peux vous assurer aujourd’hui qu’ils sont bien plus nombreux, et bien plus performants que ce que l’on imaginait déjà à l’époque. Comme prévu en 2015, ces divers objets ont révolutionnés de nombreux domaines de profession. Que ce soit en passant par des robots remplaçant certaines anciennes tâches humaine, que par des logiciels permettant d’interagir dans la vie quotidienne même d’un homme. Ainsi il s’est créé au fur et à mesure des année un véritable dialogue entre l’objet connecté et l’infrastructure, permettant d’être envisagé comme des services et non comme des objets individuels. La progression ne s’est néanmoins pas arrêtée là, puisqu’aujourd’hui, un dialogue entre la machine et l’humain a pu être mis en place.

En 2015, les échanges se faisaient déjà à 70% de machines à machine, laissant ainsi seulement 30% d’échange de machine vers les hommes. La révolution de l' »Internet Of Thing » a permis de créer de nouvelles niches de demandes, et de mettre en place plusieurs système permettant aux machines de communiquer directement entre elles : le premier exemple de ce texte résume parfaitement la situation, le réveil qui sonne envoie un signal à la machine à café qui se met alors en marche.

Ce système d’objets quotidiens connectés a connu d’autres succès. L’application de « gestion des denrées » par exemple, permet à l’utilisateur de connaître les produits qu’il reste dans son réfrigérateur, leur date de péremption pour ainsi espérer réduire le gaspillage. Sa version évolutive a perdu cette notion environnementale pour davantage se consacrer au bien-être de l’utilisateur. C’est ainsi que maintenant, votre frigo gère vos courses à votre place. Il prends en compte les aliments achetés, vos habitudes, et vos goûts et vous propose une liste d’article directement envoyée dans vos magasins favoris. Quelques heures, ou jours plus tard, en fonction de votre disponibilité, vos courses vous sont directement livrées chez vous.

La toute dernière évolution de ce système concerne bien évidemment Cerebro, qui lui connait déjà vos habitudes quotidienne, et gère votre vie et événements au fil des jours. Il n’est pas humain, et ne peut donc ne jamais rien oublier.

C’est d’ailleurs sur cet aspect que le séminaire de 2015 a mit l’accent. Les chercheurs de l’époque imaginaient déjà que les échanges entre machine et humains, à l’époque de 30%, pourraient croître considérablement.

Autre grande révolution, ancêtre de Cerebro, j’ai nommé Siri.

Véritable petit bijou d’Apple sorti en 2012, cet assistant personnel intelligent, aidait les utilisateurs, sous simple demande vocale à avoir les renseignements demandés. Aujourd’hui, les moindres objets sont connectés : la seule différence réside dans le fait qu’ils sont connectés à Cerebro. On pourra aussi noter la version améliorée de Google : Convertional Search.

L’évolution majeure s’est produite il y a quelques années de cela lorsque le géant Google a annoncé sa volonté de mettre en place le « Projet Soli ». Véritable raz-de-marée à l’époque, nous n’étions pourtant qu’aux prémices de notre évolution numérique.

Le « Projet Soli » était un projet de capteur ultra-sensible qui permettait de piloter des objets par des gestes très fins réalisés avec les doigts.

L’avénement du projet a permis au futur, et actuel Cerebro d’endosser parfaitement son rôle d’assistant personnel intelligent, composé de toutes les caractéristiques évolutives des objets connectés. Les individus peuvent s’adresser à Cerebro directement, au même titre que Siri, sans pour autant avoir à faire de manoeuvre supplémentaires. Cerebro prends en compte sur une période de quelques mois les habitudes de ses usagers, et adapte ainsi son offre aux vues de ce qu’il peut enregistrer sur les autres applications ou objets connectés. Il ne lui suffit que de quelques heures pour mettre sa base de données à jour et ainsi offrir un service sur-mesure à chaque utilisateur. Doublé de la performance du projet Soli, Cerebro est parfaitement autonome, permettant à chacun de gérer sa vie par « procuration ». J’entends pas là, sans le besoin d’autres appareils. Les télécommandes, les réglages du four, ou de la températures de l’eau sont enregistrées via plusieurs paramètres ou via la technologie du « radar ». Plus besoin d’appuyer sur un interrupteur pour éteindre ou allumer la lumière. Seul faire le geste suffit, et même à plusieurs mètres de distance.

La plus grande innovation réside probablement dans le fait d’avoir « quelqu’un » à qui s’adresser lorsqu’il nous faut effectuer une tâche. Chaque utilisateur peut « parler » à son Cerebro afin de lui demander de faire,noter, prendre en compte, appeler, allumer, éteindre, ou n’importe quelle autre tâche. Cerebro peut d’ailleurs faire tout et n’importe quoi, ou presque….

Cette évolution majeure, qui n’en est encore qu’à ses prémices, connait cependant un frein. Frein qui a pu être exposé dans de nombreuses oeuvres, et plus récemment dans le film « Her » de Spike Jonze (2014). Ce film de Science-fiction nous plonge dans un futur proche où un programme informatique ultramoderne est capable de s’adapter à la personnalité de son utilisateur. C’est alors que Samantha apparait, virtuellement par le biais de sa voix. Au fil de leurs échanges, les deux personnages commencent à éprouver des sentiments amoureux …

Bien sûr c’est une éventualité négative, très extrême du projet, mais elle peut conduire aux questions suivantes :

_ Qu’en est-il de toutes ses données personnelles, voire même parfois « ultra-confidentielles » que nous transmettons à une machine ?

_ Qu’en est-il des relations humaines dans un monde régit par des intelligences artificielles ?

Au delà de ces aspects négatifs, il est important de rappeler que la technologie se veut avant tout au service de l’Homme. Elle a pour vocation principale de faciliter la vie de ces derniers sur tous les domaines possibles, tout en respectant l’humanité. Mais l’Homme n’aurait-il pas tendance à oublier cela …?

 

Webographie : 

The Globserver : http://theglobserver.com/objets-connectes-allons-nous-devenir-idiots/

Le Journal du Geek : http://www.journaldugeek.com/2015/05/29/google-io-le-projet-soli-est-un-minuscule-radar-qui-detecte-les-gestes-de-la-main/

Wired : http://www.wired.com/insights/2014/11/the-internet-of-things-bigger/

M6 : http://www.m6.fr/emission-66_minutes/videos/11351098-objets_connectes_vie_amelioree.html

L’ADN : http://www.ladn.eu/actualites/internet-objets-modifie-business-model-entreprises,article,32148.html

Apple : http://www.apple.com/xf/shop/product/HJA32VC/A/syst%C3%A8me-de-s%C3%A9curit%C3%A9-et-cam%C3%A9ra-tout-en-un-pour-la-maison-canary

Objet connecté : http://www.objetconnecte.net/category/maison-connectee/securite/ _ http://www.objetconnecte.net/et-si-her-etait-premonitoire/

Les numériques : http://www.lesnumeriques.com/refrigerateur/refrigerateur-connecte-gerer-stocks-pour-eviter-gaspillage-n42279.html

Soli : https://atap.google.com/soli/

ParisTech Review : http://www.paristechreview.com/2014/12/23/communication-futur/

Le blog de la communication digitale : http://www.communication-web.net/2013/01/09/les-nouveaux-metiers-de-la-communication-12/

Le blog du communiquant : http://www.leblogducommunicant2-0.com/datavisualisation/digital-quels-sont-les-futurs-metiers-de-la-communication-marketing/

 

Bibliographie : 

« Objets connectés : la nouvelle révolution numérique » _ R. ACAS – E. BARQUISSAU – Y.M. BOULVERT -E. DOSQUET – F. DOSQUET – J. PIROTTE _ Edition ENI _ mars 2016 _ 190 pages

 

« Le guide de la maison et des objets connectés : Domotique, smart home et maison connectée » _ C. LOCQUENEUX _ Eyrolles _ janvier 2016 _ 283 pages

 

« Ces Objets connectés qui vont changer votre vie » _ J. COLOMBAIN _ First Interactive _ août 2015 _ 220 pages

 

 

L’information, ce nouvel Eldorado

Février 2030. La guerre à l’information entre la télévision et le web s’est aggravée considérablement et a totalement modifié le rapport de la société à l’information.

Les journaux papier ont été les premières victimes de cette guerre, ils ont disparu petit à petit de la surface de la terre, ne pouvant plus rivaliser avec l’instantanéité du web ou de la télévision. Toujours un train de retard, les journaux n’ont pas su se renouveler pour garder leurs publics. Nous sommes aujourd’hui dans une société où se renouveler est indispensable pour survivre, sinon l’extinction est inévitable. Le journal Libération a été le dernier à mettre la clé sous la porte, les lecteurs étant de moins en moins au rendez vous. Qu’en est-il des aides de l’Etat ? Ne se devait-il pas de sauvegarder ces journaux, symboles du patrimoine culturel français? Il a décidé de se tourner vers l’avenir et de faire confiance aux nouveaux moyens de traitements de l’information.

Le web, premier relais d’informations

Le web a remplacé la presse écrite dans le coeur des lecteurs. Il est devenu le premier relais d’informations pour les lecteurs. La gratuité du web est une des raisons de ce changement, mais l’immédiateté des informations en est la principale raison. La société exprime un besoin d’être constamment informée. L’accès rapide aux informations par les nombreux canaux à notre disposition, des smartphones, des ordinateurs en passant par les tablettes ou les montres connectées, changent notre façon d’acquérir l’information. Les notifications des applications nous permettent d’acquérir non stop l’information. Aujourd’hui, l’information a pris tellement d’importance dans la vie des personnes, qu’il n’est plus rare d’interrompre une conversation lors de la réception de notifications liées à l’actualité. Ces différents objets font la liaison entre l’information et le lecteur, ils sont les vecteurs de l’information. Cependant, jamais ils ne s’arrêtent, et placent le lecteur en surcharge informationnelle. « L’information, qui autrefois était aussi rare que le caviar, est désormais surabondante et de consommation courante, autant que les pommes de terre ». Cette citation de David Shenk illustre bien la situation dans laquelle se trouve la société et cela depuis des années maintenant. Le flux d’informations circulant à l’heure actuelle dans notre société est beaucoup trop important et toutes les informations ne peuvent pas être traitées convenablement. Une spécialiste française Caroline Sauvajol-Rialland parle même d’ « infobésité » pour décrire la situation dans laquelle se trouve les populations. Cet état d’ « infobésité » s’est nettement aggravé lors de l’émergence des réseaux sociaux et du web participatif. Les sites internet tels que MédiaPart ou Rue89 se sont développés à vitesse grand V, comme sur les réseaux sociaux, les internautes participent constamment à la diffusion de l’information. N’importe qui peut être à l’origine de contenu d’informations. Avec le web participatif, tout le monde peut se prétendre journaliste et donc prétendre donner des informations de qualité aux internautes. Comment reconnaître des informations de qualité? Effectivement, nous sommes dans une société de consommation d’informations: matin, midi ou soir. Nous ne prenons pas attention à ce que l’on nous sert sur un plateau et la digestion des information peut s’avérer de plus en plus difficile.

Cette difficulté à digérer les informations entraîne pour le lecteur une difficulté à hiérarchiser et à analyser les informations. Cette omniprésence empêche l’auditeur de prendre pleinement conscience des informations qui lui parviennent. Une information peut rapidement et durablement prendre ascendance sur les autres. Ce n’est alors pas les lecteurs qui font la hiérarchisation des informations, mais plutôt les moyens d’informations, ceux qui véhiculent l’actualité. Cependant, cette hiérarchisation est réalisée en fonction des lecteurs ou des téléspectateurs. On retrouve toujours cette notion de plaire au plus grand nombre. Il faut alors faire un choix: rentrer dans le moule ou se sentir différent. Il y a donc une tendance à suivre ce que l’on nous expose sur le web et à la télévision à cause d’une surexposition de l’information. Certaines sont alors reléguées au second plan et passent inaperçues dans le flux constant et massif d’informations. Les auditeurs se concentrent sur une seule et unique information et en oublient le reste. Une redondance de l’information qui a fortiori crée une abrutisation du public. Il en oublierait presque de se faire ses propres opinions et se contente de suivre ce qu’on lui montre ou raconte. En effet, les images plus que les faits eux mêmes communiquent des informations, pas forcément toujours exactes, ce qui conduit à une désinformation du public. On influence grandement le public par le biais de la hiérarchisation des informations. La désinformation via des images, des sons, des montages peut fausser la véracité des informations ou alors gonfler de manière artificielle les informations. Elle est utilisée en connaissance de cause, sans mauvaise conscience. Les journalistes sont les instruments de cette désinformation, payés par de grands groupes ou des personnes influentes pour dissimuler des faits ou promouvoir un produit, l’impartialité ne subsiste que très peu dans notre société. Très peu de journalistes sont restés indépendants et intègres, il n’ y a plus de déontologie, de morale. Aujourd’hui, il n’est pas étonnant de voir un journaliste exposé ces opinions politiques, de prendre parti pour telle ou telle personne, de donner son avis. Les réseaux sociaux ont exacerbé le rôle des journalistes dans la société. Sans contrôle, on peut tout y dire, tout y écrire. Twitter et ses comptes liés à l’actualité en sont le parfait exemple. Des journalistes y ont créé des comptes pour contrecarrer les instances officielles comme les agences de presse. L’improvisation fait que les informations sont transmises à la va vite, sans vérification poussée. La réactivité n’a parfois rien de bon, mais le public que l’on pourrait qualifier de consommateur acharné, demande cette réactivité et il faut le satisfaire sans cesse.

Une course à l’information sans fin ?

Cette satisfaction a participé à l’accélération de la course à l’information sur le web et à la télévision. Il faut dire que le lecteur surfe de manière éphémère, c’est à dire n’est pas fidèle à un site web en particulier. L’auditeur va là où le contenu l’intéresse. Cela est, cependant, moins vrai pour une chaîne de télévision, où les téléspectateurs ont leurs habitudes. Les sites internet utilisent les techniques de marketing pour se différencier des uns des autres notamment la présence de la publicité en quantité, des articles payants, des abonnements ou même des achats de mots clés sur les moteurs de recherches.
Les médias, dans cette guerre à l’information, ont perdu leur côté informationnel au profit du sensationnel. Le buzz médiatique est leur outils de prédilection, il attire le consommateur dans une spirale de rumeurs, de sensationnels et d’images qui tendent à l’attiser, à l’exciter. On se retrouve, journalistes, à mettre en scène l’information à la manière d’un évènement immanquable. Et c’est à celui qui trouvera l’information la plus « buzzante ». L’image joue un rôle prépondérant dans les esprits. Les images transmettent une idée conforme à la réalité. Grâce aux images et au buzz, le consommateur reste alors devant son écran et en réclame encore plus pour satisfaire sa curiosité. Cette dernière ainsi que la recherche du scoop et sa publication hâtive conduisent inévitablement à des dérives. Les médias sont-ils en train d’évoluer péjorativement, c’est à dire de se transformer en médias irresponsables? Alors qu’ils se devraient de préserver les téléspectateurs, les auditeurs, les images ou les informations qu’ils diffusent peuvent les mettre en danger. Janvier 2015, lors des premiers attentats en France, on assiste à une première dans les médias. Le scoop est privilégié et met en danger des vies humaines, la sécurité de la société est relégué au second plan. Chaînes d’informations, sites web ou réseaux sociaux, tous ont joué un rôle dans la divulgation d’informations pouvant entraîner un danger immédiat. Tous entraînés dans une folie médiatique, où l’éthique, la morale ont entièrement disparues au profit du scoop, de l’évènement ou du direct. Mais là où l’éthique des médias semble s’éloigner, celle du public, de la société suit-elle le même chemin? Une majorité condamne ces usages de l’information. Malgré tout, dans un moment où la société vit un drame, chaque personne veut être rassurée et par conséquent informée. C’est la nature humaine tout simplement qui prend le pouvoir, le voyeurisme ou le sensationnel prime sur la morale.

Bibliographie: 

SHENK David , Data Smog, Surviving the information glut, Harper Collins Publishers, 1998

SAUVAJOL-RIALLAND Caroline, Infobésité: comprendre et maîtriser la déferlante d’informations, Paris, Broché, 2013

Sitographie:

Alchimy, http://alchimy.info, Anna GRAHM, Consulté le 18 février
http://alchimy.info/la-mediacratie-et-la-course-a-linformation/

Atlantico, http://www.atlantico.fr, Patricia CHAPELOTTE, Mai 2012, Consulté le 16 février
http://www.atlantico.fr/decryptage/surinformation-affaire-kerviel-exces-communication-nouvelle-consommation-information-patricia-chapelotte-368972.html
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Libération, http://www.liberation.fr, Erwan CARIO, Novembre 2017, Consulté le 18 février
http://www.liberation.fr/futurs/2015/11/17/sur-twitter-le-sprint-a-l-info_1414127

Marianne, http://marianne.net, Aline JOUBERT, Bruno RIETH, Janvier 2015, Consulté le 16 février
http://www.marianne.net/Medias-ils-sont-ou-les-irresponsables_a243711.html
Stratégies, http://www.strategies.fr, Jean-François HUYGHE Juillet 2009, Consulté le 15 février
http://www.strategies.fr/magazine/article/33078/making-of-de-plus-en-moins-d-infos.html

Le nouveau-né Facebook

Le compte à rebours affiche désormais une heure. Les panneaux lumineux du métro tournent en boucle depuis plusieurs jours sur celui-ci. Tout le monde en parle, les journaux, la radio, la télévision mais l’effervescence est à son comble sur la toile et surtout sur les réseaux sociaux.

Il laissa échappé un soupir en pensant à la longue journée qui l’attendait. Sa montre affichait déjà des appels manqués, des mails en attentes et une dizaine de notifications sur le réseau social de l’entreprise.

Arrivé à sa station, il se dirigea rapidement vers la sortie avant de prendre la direction des bureaux de son entreprise. En entrant au siège de la banque, il pris la direction, non pas du service digital mais de celui de la communication client.

La communication sur les réseaux sociaux et plus précisément le community management, est devenu un point crucial dans la relation client et surtout dans le marketing. Plusieurs années auparavant, au commencement des réseaux sociaux, les entreprises ont eu du mal à s’approprier ces nouveaux canaux de communication. Et pourtant, elles ont très vite compris l’enjeu que représentait les réseaux sociaux, au vu de l’engouement des internautes pour ces outils.

En près de 10 ans Facebook à pu réunir 1 milliards d’inscrit. Si au début, les internautes aimaient un peu tout et n’importe quoi, ils ont vite commencé à se détacher des marques qui les sollicitaient de toute part sur internet. Envahit par la publicité dans leur espace personnel, les réseaux sociaux représentant pour eux une sorte de journal intime, les marques ont du redoubler d’effort pour toucher leur client et augmenter leur visibilité.

Et pour cela, elles ont commencé à cibler leur publicité. Un ciblage rendu possible par le nombres de données collectées sur la toile. Données de géolocalisation, intérêts, sujet de discussion, autant de points sur lesquels s’appuient les entreprises pour personnaliser le message le plus finement possible, dans un contexte où le client assommé de publicité, rejette de plus en plus violemment les publicités ne lui correspondant pas.

La visibilité étant importante pour les marques, Facebook a donc décidé le 15 janvier 2013 de rendre cela payant.  Alors qu’avant, un message touchait plus de 50% de sa communauté Facebook, désormais à peine 3% de celle-ci est atteinte par ce même message. Il a donc fallu aux marques investir de l’argent. Ainsi les publicités sponsorisées sont nées sur les réseaux sociaux et le prix à payer n’a cessé d’augmenter en même temps que les marques prenaient conscience de l’importance de leur présence sur la toile. Et aujourd’hui que nous réserve le géant Facebook ?

Il sortit de ses pensées en entrant dans l’open space. Ils étaient tous là, prêts pour le lancement. Marie s’approcha de lui en toute hâte, le salua avant de lui lancer : « Ça y est tout le monde est en place, Eric. Plus que 30 minutes ». Il la remercia et s’installa devant son propre ordinateur. Les équipes étaient effectivement prêtes. La modération sur les réseaux sociaux avait déjà commencée, et pour ceux ayant terminé, on voyait apparaître sur leur écran le compte à rebours dont les secondes défilaient. Le « bébé Facebook » comme certains aimaient l’appeler, allait bientôt être lancé.

Le géant bleu, avait annoncé un an auparavant sa volonté de créer un nouveau réseau social, laissant le suspense planer sur les nouvelles fonctionnalités de celui-ci. Les avis avaient été très mitigés à cette annonce. Certains ne voyant pas très bien qu’elle pourrait être ce nouveau réseau social, d’autres impatients de savoir ce qu’on nous réservait, si bien sur le plan personnel que professionnel. Mais la campagne de communication lancée par Facebook avait eu raison de tous les doutes. Spots publicitaires, affiches, et les nombreux messages sur leur réseau social avaient fini par emballer les médias et la population mondiale sans compter ce fameux compte à rebours qui ajoutait au suspense.

Les théories étaient nombreuses et Eric, bien qu’il ne se soit très peu laissé embarqué dans les discussions spéculatrices, avait sa propre idée. Facebook avait effectivement énormément innové ces dernières années. Entre les vidéos de profil, les smileys omis présent qui ont surpassé le classique « J’aime » en quelques mois et les innovations en termes de partages d’images, les chaines YouTube intégrées directement dans le profil des utilisateurs, tout cela montre d’une part, la volonté de Facebook de se diversifier mais aussi de fidéliser sa communauté de plus en plus tentée d’aller voir ailleurs.

Les internautes ne se focalisent plus sur un seul et même réseau mais investissent toutes les plateformes possibles. Il est désormais rare de rencontrer une personne qui n’a qu’un seul profil sur la toile. Les réseaux sociaux se sont multipliés en quelques années. Des communautés ce sont dessinées autour de thème et de centres d’intérêts tel que la cuisine, le sport, la mode ou encore l’actualité, un thème sur le quel Twitter est devenu une référence. Désormais les internautes peuvent choisir leur réseau social en fonction de ce qu’ils aiment, échanger avec une communauté d’expert ou encore découvrir un univers. Si avant nous avions des réseaux sociaux destinés à un public large ou a des professionnels, désormais ils sont autant ciblés que les publicités .

Les différents profils et réseaux, représentent une difficultés pour les entreprises qui doivent s’adapter à ces différents supports qui utilisent des format de médias de plus en plus variés. Comme les vidéos, les images animés, les sons, ou ces manières d’interagir par hashtag, smileys, micro messages etc.

Mais cette diversité des profils et des réseaux sociaux, est aussi une aubaine pour les marques et ça, Eric l’a tout de suite compris. 20 ans dans le métier et jamais autant d’informations sur des consommateurs ont pu être récupérées ces 10 dernières années.

Les centres d’intérêt des internautes sont mis au grand jour, et les marques en profitent. Elles passent des accords entre elles pour récupérer de la data. Vous vous connectez avec votre compte Facebook sur Amazon ? Alors ne vous étonnez plus si après votre achat, un éditeur vient vous proposer sur votre réseau social ses nouveautés ou même si votre banque qui à enregistré votre carte de paiement comme lui appartenant vous propose ses nouvelles offres. Mais le plus effrayant pour Eric, est bien sur les données que nous récupérons au delà du virtuel. Montre connectée, maison connectée, lunettes connectées et même vêtement connecté, des données de santé ou de les habitudes chez soi sont collectées. Les données récupérées ne sont plus virtuelles mais bien physiques.

Et au vu des dernières actions financières de Facebook, cette tendance n’est pas prête de faiblir. Le géant a racheté ces dernières années de nombreux réseaux sociaux, Whatsapp, Instagram, plus récemment Snapchat, YouTube, sans parler de la multitude des petits réseaux sociaux qui ont été aspirés par le géant bleu.

Il ne restait désormais plus que 5 minutes. Autour de lui, tout le monde était fixé sur le compte à rebours. Dès le lancement de la plateforme les équipes devaient investir le réseau et découvrir les nouvelles fonctionnalités et réfléchir à comment au nom de la marque ils pourront se l’approprier. Bien sûr aucune annonce de Facebook n’avait laissé entendre que les entreprises pourrait investir le réseau social. Peut-être celui ci serait il destiné uniquement aux internautes pour une utilisation personnel ? Mais il en doutait fort. Pourquoi sinon développer des canaux  plus adaptés à la publicité ? De plus, au vu de l’argent investit par les marques dans la communication digitale, qui était devenue l’un des budgets les plus important pour la plupart des grands noms, il était quasiment certain que Facebook ne se couperait pas de ces revenus.

« Ça y est c’est parti » lança son voisin de bureau. effectivement le compte à rebours avait disparu de son écran laissant place à un mot de bienvenue. Le tutoriel commença. Des la dernière phrase lu, le message fracassé. Laissant place à un véritable mini-système solaire. Dès lors que ses yeux passaient sur l’une ou l’autre des planètes celles-ci affichaient des détails. C’était incroyable. Eric venait de comprendre, il ne s’agissait pas en réalité du « Bébé Facebook » mais d’un réseau social beaucoup plus gros.

Sur une seule et même plateforme les internautes peuvent connecter leurs différents réseaux sociaux. Chaque planète représentant un de ces réseaux. Ils ont ainsi la possibilité de glisser rapidement entre ces différentes plateformes. Plus besoin de télécharger plusieurs applications. Une seule suffit. Cela facilite grandement les échanges et les interactions. Une sorte de mur est aussi disponible mais qui cette fois laisse apparaître toutes les publications sur les réseaux sociaux connectés à la plateforme. Les notifications sont elles aussi regroupées. On peut même personnaliser son fil d’actualité en ne faisant apparaître qu’un seul profil ou plusieurs selon nos envies juste en cliquant sur le logo du réseau social.

Mais l’une des nouveautés est la possibilité de s’accrocher à des tendances grâce à des mots clés, sans être obligé de s’abonner à un compte pour voir les actualités sur un thème donné. Tout comme sur Twitter il suffit de taper quelques mots clés pour voir les messages, et même garder ces tendances pour en faire un fil d’actualités permanent. Cet outil est depuis longtemps utilisé par les marques pour leur veille de réputation ou concurrentielle.

Facebook a donc décidé de donner le pouvoir aux utilisateurs de choisir les messages qu’ils veulent recevoir. Un point non négligeable pour les marques qui vont certainement pouvoir utiliser ces données pour cibler d’avantage leurs clients. De même que de voir les réseaux sociaux qu’il connecteront et ainsi connaitre leur gout, leur centre d’intérêt et les messages auxquels ils sont sensibles selon leurs profils et leurs discussions.

Cette plate-forme semble une aubaine dans le regroupement de données, reste plus qu’a savoir comment Facebook va laisser les marques les utiliser et le prix à payer pour y accéder.

Outre le coté marketing, il est clair que le travail des équipes de community manager d’Eric va être grandement facilité. Chacune de celles-ci sont réparties selon les réseaux sociaux. Instagram par exemple, est sujet à modération de la part de l’équipe « Photo » comme il l’appel familièrement. Bien que les images soient utilisées sur d’autres plateformes, sur ces réseaux sociaux elles en sont les formats principaux. Les publications partagées les ne sont pas publicitaires comme sur Facebook, mais développé l’image de l’entreprise via les événements qu’elle organise ou au salon, conférence auxquels elle participe. D’autres équipes s’occupent de sujets plus spécifiques comme les partenariats avec le football et la cuisine qui investissent plusieurs réseaux sociaux dont ceux d’experts dans le sujet. En temps que banque, les activités de celle-ci se sont développée autour de sujet divers et variés afin de se donner de la visibilité sur des sujets sur lesquels on ne l’attend pas.

Chaque équipes est donc organisée sur des sujets différents, interagissant bien sûr en elles pour harmoniser les publications et promouvoir les actions sur les différentes plateformes. Ce point va donc être grandement facilité par la nouvelle plateforme de Facebook, ou l’on peut facilement accéder aux différents réseaux.

Il est désormais clair pour Eric que les réseaux sociaux ne sont pas mort et sont intarissable en terme de renouvellement et d’innovation. En tant que responsable social média, son métier n’a de cesse d’évoluer en fonction des réseaux sociaux  et  des demandes et des attentes des consommateurs, toujours plus exigeants.

Tout le monde était encore en  ébullition et continuait de découvrir de nouvelles fonctionnalités. Il décida finalement de lâcher son ordinateur et d’aller se chercher un café. Arrivé à la machine, il lui présenta sa montre, qui avait valeur de badge d’identification. A peine avait-elle lu les données qu’elle commençait déjà à lui servir son café. Il le prit et lâcha finalement un juron. Un café allongé, non sucré. Il avait beau râler, il le savait, quand il était de mauvaise humeur c’est toujours ce qu’il prenait et même s’il en avait envie, il jeta la boisson en lançant un lointain « Foutu machine ».

 

Bibliographie :

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ROPARS Fabien, 2013, « Explications : la règle des 20% de texte dans les publicités Facebook », Le Blog du Modérateur, [En Ligne] Disponible sur : http://www.blogdumoderateur.com/la-regle-des-20-de-texte-dans-les-publicites-facebook/

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