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L’infotainment

Votre émission qui décrypte la tendance de l’infotainment

 

Tendance médiatique mais surtout télévisuelle, l’infotainment mélange d’information et d’entertainment (divertissement en français) a fait ses débuts dans les années 80 aux États-Unis. Mais c’est dans les années 90 que la tendance prend véritablement une tournure à part entiǨre.VrӨs vite, l’infotainment débarque en France notamment par le biais d’émission produite par Jean-Luc Delarue ou Thierry Ardisson et conquiert aussi le reste du monde. Notion souvent dépeinte dans un contexte négatif, l’infotainment est accusée de faire l’éloge de la télévision peu qualitative, elle ne serait présente que pour divertir ou pour vendre de l’espace publicitaire. L’observatoire des médias Acrimed parle même d’information « à très faible teneur informative, toujours fédératrice des opinions. » Nous verrons dans quel contexte l’infotainment s’impose, quels sont les moyens utilisés pour produire des programmes ludiques et divertissants mais en même temps informatif. Puis nous étudierons également la réception globale de cette tendance médiatique, son avenir et ses limites visibles.

Les Émissions politiques : séduire le téléspectateur en démocratisant la politique

 

La vie privée des politiques

La tendance des émissions politiques actuelles est de mélanger l’information et le divertissement. Et aujourd’hui, force est de constater qu’elles sont de plus en plus à la recherche de polémiques, de buzz. La raison ? L’audience que cela engendre sur les réseaux sociaux lorsqu’ils y sont relayés. La télévision, par le biais des émissions politiques entre autres, offre des produits télévisuels qui répondent à la demande de la société spectacle qui est la nôtre, l’interview ou le débat politique doivent alors être ludiques et distrayants. Pour cela, les sociétés de production se focalisent sur la vie privée des hommes politiques. Il se dessine ici un véritable effet de mode où l’intérêt du public ne se porte que sur l’apparence, le futile plutôt que sur le fond
et le concret. Cette nouveauté rompt donc avec les codes des débats politiques, qui furent un temps, étaient sérieux. Cette tendance d’émissions de confessions où les politiques se mettent en scène s’est développée durant les années 80, tout d’abord sur TF1, avec Questions à domicile présentée par Anne Sinclair et Pierre Luc Séguillon dans laquelle ils interviewaient des hommes politiques à leurs domiciles tels que François Mitterrand, Jacques Chirac, Jean Marie Le Pen… Puis, récemment sur France 3 avec Marc Olivier Fogiel faisant allonger sur le divan de son émission Jean François Copé ou Jean Luc Mélenchon pour des séances de psychanalyses, mais encore Michel Drucker qui invite de manière hebdomadaire les politiques dans Vivement dimanche sur France 2.
Pour illustrer concrètement cette tendance, prenons pour exemple la nouvelle émission de Karine Le Marchand :« Une ambition intime » diffusée pour la première fois sur M6 le dimanche 9 octobre 2016. Une émission que l’on pourrait qualifier de politico-people qui consiste, au vu des premières images, à parler avec les politiques sans jamais parler de politique.
Dans Une Ambition Intime, Karine Le Marchand, installée sur un canapé, interviewe les possibles candidats à l’élection présidentielle de 2017. L’interview se fait dans une maison ou un appartement meublés où objets et photos faisant référence à différents événements de leur vie sont dispersés ici et là. La séance questions/réponses dure entre 20 et 40 minutes. La présentatrice essaie de cerner l’homme ou la femme appelés à diriger la France, en posant des questions décontractées ou décalées. Le but étant de pénétrer dans leur sphère privée et personnelle : vie intime, vie de famille, sexualité, enfance, amour, jeunesse, etc., et ce, pour en extraire des révélations intimes exclusives. On peut notamment connoter cette technique au voyeurisme. Vous l’aurez compris, la logique éditoriale d’Une Ambition Intime est avant tout, comme son nom l’indique,
concentrée sur l’intime. Dans l’émission du 9 octobre dernier, Marine Le Pen, dont le parti politique est plus que jamais décrié — et pour cause — se dévoile sous un autre jour, on s’aperçoit qu’elle n’hésite pas à montrer ses sentiments et à se confier à Karine. Le pari est de facto gagné, car l’émission a pour objectif premier de rendre les hommes et femmes politiques sensibles, humains, ayant des sentiments comme tout citoyen.
Avec « Une ambition intime », c’est un réel plan de communication qui s’opère pour le politique, il se dévoile comme jamais il ne l’a fait auparavant, il joue à outrance la carte de la proximité afin d’élargir son champ d’action et ainsi séduire de nouveaux électeurs. Par sa sympathie, il gagnera à coup sûr des points sur les différents sondages qui fleurissent quotidiennement.
On s’écarte in fine de tout contenu politique (idéologie, stratégie, proposition) pour se concentrer sur le portrait des candidats. Au niveau des audiences, c’est un succès, l’émission a fait 13,6 % de part d’audience (3 millions de téléspectateurs) soit plus que L’Émission politique de France 2 ; la « peopolitisation » aguiche donc.

PUNCHLINE : L’émission qui souhaite charmer les jeunes

Laurence Ferrari part du constat suivant : “les Français en ont marre des Politiques, mais pas de la politique”. Parmi eux se cachent plus de trois millions de jeunes Français qui voteront pour la première fois en 2017. Néanmoins, ce n’est un secret pour personne, il existe un véritable barrage entre les politiciens et la jeune population : ces derniers peinent à se faire entendre par l’élite gouvernante. Toutefois, c’est un électorat qu’il faut absolument séduire, des voix à acquérir plus que tout…L’objectif des politiques en campagne se dessine alors clairement : être en odeur de sainteté auprès des jeunes en vue de l’élection présidentielle de 2017. Avec Punchline, Laurence Ferrari donne la parole à ceux qui vont incarner la France de demain. Ainsi, leur discours, leurs maux, mais surtout leurs attentes seront une bonne fois pour toutes entendus par les politiques. A cet égard, chaque semaine jusqu’à l’élection présidentielle, elle recevra les candidats en face à face. L’émission se compose de 60% d’images et de 40% d’interview. De la bande-annonce à son look en passant par son contenu, elle se révèle racée et différentes des autres où le temps se fait long. Son offre est rythmée, dynamique et plutôt fraîche.Grâce à Punchline donc, Laurence Ferrari ne perd plus de temps et va droit au but — comme les jeunes.

Les Talks Shows : entre humour et clashs

 

L’humour :  la carte incontournable

Le talk-show vient tout droit des États-Unis. Il est apparu dans les années 90 en France et illustre pleinement le mélange des genres : mêlant humour et interviews, divertissement et culture, programme ludique et actualité politique. Dans ces émissions se trouve une panoplie d’invités issus de milieux divers : cinéma, littérature, politique, télé-réalité, musique conversant d’une manière plutôt détendue : on peut retrouver notamment sur le même plateau une star du showbiz,un écrivain, un élu politique, une actrice, un journaliste/essayiste, un chanteur…Depuis un certain temps, beaucoup de talk-shows utilisent l’humour, la parodie voire la provocation pour divertir, accrocher le téléspectateur et rompre avec les anciennes émissions dites « sérieuses ». Il s’agit là plus de discuter que de débattre sur des sujets susceptibles d’intéresser les téléspectateurs. Tous ces éléments résultent de la formule de l’émission à la demande des animateurs et producteurs. L’influence du show-biz et des talk-shows a littéralementtransformé la télévision française. Citons les talk-shows les plus populaires mélangeant parodie et sérieux : Tout le monde en parle en 1999 présenté par Thierry Ardisson et son acolyte Laurent Baffie, le roi de la gaffe et de la provocation surnommé le « sniper ». Puis, On ne peut pas plaire à tout le monde de Marc Olivier Fogiel ou encore On a tout essayé qui est devenu le On n’est pas couché actuel dans lesquels se mettaient en scène des sketches humoristiques.

Les Clashs

En plus des débats sur l’actualité, le sel d’un bon talk-show réside également en ses clashs qui peuvent être parfois synonymes de succès d’audience. La fin d’année 2016 a en effet été marquée par de nombreuses joutes, soit en face à face ou par média interposés. De Quotidien, avec Hugo Clément qui accuse Nicolas Domenach de faire preuve de journalisme de complaisance, à Karine Lemarchand qui, sur le plateau de C l’Hebdo, défend bec et ongle son programme Une Ambition Intime devant à un Patrick Cohen pour le moins sceptique, ou encore Laurence Ferrari qui n’hésite pas à régler ses comptes avec Jean-Michel Apathie sur France 5 ; ce dernier ayant tenté d’écarter I-télé du deuxième débat de la primaire de la droite et du centre…Force est de constater que dans les talk-shows, les éclats de voix sont bien souvent de la partie. Pourquoi ? La raison est simple, les accrochages verbaux intéressent le plus grand nombre et les journalistes, eux, l’ont plus que jamais compris car ils n’hésitent pas à en traiter les moindres détails, peu importe le médium : radio, web, télévision, réseaux sociaux, tout est légitime pour relayer le conflit. En février dernier, le site web de l’hebdomadaire Challenges, dont la ligne éditoriale est majoritairement économique, titrait l’un de ses articles « Taubira à ONPC : une leçon de communication à Léa Salamé et Yann Moix » suite au passage de l’ancienne garde des Sceaux dans l’émission On n’est pas couché, talk-show diffusé tous les samedis soir sur France 2. Les commentaires du public y sont nombreux. Il est une nouvelle fois au rendez-vous, commentant, critiquant et argumentant aussi bien surle site que sur Twitter et Facebook.

La mise en scène

L’exemple le plus typique du talk-show français présent depuis 10 ans sur France 2 est On n’est pas couché. Cette mission d’infotainment réunit tous les codes du genre : elle met notamment son invité dans une position peu agréable. En effet, les dispositions sont telles que l’invité est assis seul sur un siège inconfortable lors de la « confrontation ». Face aux chroniqueurs, il est exposé de manière vulnérable parfaitement illustrée par de gros plans. De plus, le plateau est assez froid et intimidant à travers ses lumières projetées sur l’invité. La couleur majoritaire est le bleu (couleur symbolique de la vérité, comme l’eau limpide qui ne peut rien cacher), elle peut vite devenir étouffante si elle est trop présente. C’est également une couleur intimidante associée à la connaissance, l’intelligence. Tous ces moyens sont mis en oeuvre pour que l’invité se sente mal à l’aise (épaules rentrées, jambes croisées). Le réalisateur fait beaucoup de zoom pour montrer la gestuelle de l’invité qui est le plus souvent en position de défenseface aux chroniqueurs. Cela donne le ton de l’émission. Ce procédé scénique peut être lié à d’autres talk-shows notamment celui de Sébastien Cauet : « La méthode Cauet » diffusée sur TF1 de 2003 à 2008. La couleur principale du plateau était le bleu. L’invité installé dans un fauteuil était seul face au présentateur et public. Il était relié à un capteur cardiaque fixé au bout d’un doigt, plus ou moins à même de transcrire son état d’esprit et de stress ce qui pouvait le mettre dans une position inconfortable. Là encore la scénographie est telle que l’invité se sent mal à l’aise ; le clash est aussi recherché donc pas de complaisance. À l’inverse, dans l’émission de Michel Drucker, Vivement Dimanche, les invités se sentent nettement plus à l’aise, assis sur un canapé au même nmveau"qee le présentateur (et son chien qui parfois fait son apparition sur le plateau). Ce qui donne un côté thérapeutique, le ton est alors plus doux, plus bienveillant. Le plateau majoritairement est rouge (couleur énergique, pénétrante et d’une certaine manière rassurante et enveloppante). Finalement, la scénographie est un élément phare du talkshow, c’est un propos clef de la ligne éditoriale. C’est une des premières choses que les téléspectateurs aperçoivent et avec lesquels ils se font une idée rapidement de l’émission, de son ton… D’où son importance. La décoration, la lumière sont choisies pour mettre l’ambiance autant pour les invités que les téléspectateurs. Rien n’est laissé au hasard. Les plateaux sont ainsi étudiés avec les producteurs et les rédacteurs en chef des émissions, ils sont loin d’être un détail à négliger. Le décor parle de lui même et en premier, avant le présentateur et les chroniqueurs… C’est alors le premier message qui est envoyé aux téléspectateurs.

Les magazines télévisés : le sensationnel à tout prix ?

 

LES ÉMISSIONS JUDICIAIRES : entre réalité et fiction

Depuis quelques années, on assiste à une explosion d’émission traitant d’affaires judiciaires. La télévision dépasse alors son rôle d’informateur du public pour tenter de devenir un acteur actif du monde judiciaire, un informateur de la justice. Passant par Les enquêtes impossibles sur NT1, Faites entrer l’accusé sur France 2 ou Enquêtes criminelles sur W9, ces chroniques judiciaires ont un point commun, c’est de proposer du sensationnalisme, une ambiance de polar. Ce mélange de documentaire et fiction nous donne des frissons mais nous sommes paradoxalement attirés par ces émissions. Pourquoi aimons-nous avoir peur ? Sommes-nous tous masochistes ? Concentrons-nous sur le magazine d’enquêtes criminelles Crimes présenté par Jean Marc Morandini, diffusé sur NRJ 12. Chaque émission se rend dans une ville de France et revient sur trois faits divers qui se sont produits dans la région et qui ont marqué l’actualité. Chaque enquête met en lumière les personnes qui ont été au coeur d’un fait divers, comme les familles des victimes, les proches des criminels, leurs avocats, les enquêteurs, les journalistes locaux pour donner une sensation de réalité. Crimes donne aussi la parole à ceux qui ont souffert, qui souffrent encore pour que les téléspectateurs ressentent une certaine empathie. À côté de cela, l’ambiance du docu-fiction est glauque et morbide, c’est oppressant. La mise en scène est le plus souvent violente : les détails sordides du crime sont un à un relayé, des images où l’on peut voir le cadavre sont exposées, la musique fait quant à elle frissonner. Tous ces éléments procurent de la peur et en même temps de l’excitation comme si nous étions plongés dans un thriller haletant et nous voulions savoir la chute de l’histoire. Cette émission mi — fiction, mi-narrative, mi documentaire, mi-archives nous donne bel et bien un effet de réel et de trash !

Le sensationnel, synonyme de succès ?

Faut-il faire dans le sensationnel pour être entendu ? La question est posée, la réponse, elle, se révèle mitigée. D’une part, elle tendrait vers l’affirmation car de facto, le racoleur attire. Mais d’autre part, il n’est pas forcément gage de bonnes audiences à la télévision. Prenons pour exemple l’émission Cash Investigation présentée par Élise Lucet depuis 2012, la journaliste s’y illustre pugnace, pouvant perturber son interlocuteur, mais aussi frontale à la limite de l’impertinence. À l’image du numéro diffusé le 7 septembre 2015, intitulé « Mon président est en voyage d’affaires », qui met en évidence une séquence pour le moins musclée entre Rachida Dati et Élise Lucet. Cette scène a été isolée et mise en ligne sur YouTube afin d’aguicher le téléspectateur et lui donner l’envie de regarder l’émission. Le teaser a fait florès sur le web, mais ce numéro de Cash Investigation n’a pas brillé par son succès le jour de sa diffusion. Il s’agit même du pire score de la saison 2015-2016 pour le programme : 1 100 000 personnes étaient devant leur poste. L’audience moyenne se situe généralement entre 2 et 3 millions de téléspectateurs.

Le reportage d’immersion

Une émission est particulière intéressante. Il s’agit d’Enquête Exclusive. C’est une émission d’investigation diffusée depuis 2005, en deuxième partie de soirée, présentée par Bernard de La Villardière. Souvent interdit au -10, voire -12 ans. Ses audiences sont bonnes, elle fonctionne bien, nous pouvons même parler de succès car elle passe de mensuelle à hebdomadaire en 2008. L’émission existe depuis presque douze ans maintenant, ce qui prouve que c’est une valeur sûre. Enquête exclusive joue avec des codes particuliers. Ces thèmes de prédilections sont les sans limites autour de la dépravation. Des sujets bien souvent racoleurs. Le trash, le cash, la controverse et les sujets chauds (prostitution, drogues, trafics…) sont récurrents. On s’aperçoit que l’émission crée un climat de peur et de paranoïa. Pour ce faire, ils utilisent des procédés comme la musique, graphisme de l’émission. (Noir rouge et blanc), ou par l’expression grave et l’intonation formelle. Enquête Exclusive subit de nombreuses critiques. La plus grave et plus fréquente, ils sont accusés de ne pas retranscrire la réalité. C’est une grosse attaque pour les journalistes. L’émission en fait trop, elle monte en épingle les situations, ou elle détourner les sujets pour servir le propos de l’émission. Enquête exclusive n’invente pas les faits mais les met en exergue, les accentue, les dramatise pour leur donner plus de poids et une dimension plus « entertainment », de divertissement, plus dramatique et pas seulement de sujet de société. Ce qui lui apporte une plus value, une valeur ajoutée. C’est ce qui lui vaut d’être sujet à des moqueries, des parodies. Bernard de La Villardière est moqué pour son ton formel alors que l’émission ne traite que de sujets racoleurs. Elle porte l’identité d’une émission de société bas de gamme où le sensationnaliste est roi. C’est tout de même une émission avec de grands reportages, durant laquelle l’immersion est faite par de vrais journalistes reporters. A noter, elle a gagné huit récompenses dans le milieu du journalisme. Mais c’est malheureusement son mélange avec des codes du divertissement qui la décrédibilise.

Mana Hosokawa

Karima Ikiou

Tom Robert

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Esthétique de la communication: The Mini Factory, le nouveau terrain de jeu de Petit Bateau.

Si vous aviez vu Charlie et la Chocolaterie, alors vous ne serez pas déçus du détour, en découvrant « L’Usine secrète » de l’une des plus grandes marques de l’enfancePetit Bateau – créée rappelons le, en 1893.

La marque continue de voguer sur les flots de la fantaisie. Et,à quelques semaines de Noël, la dernière campagne publicitaire(1), dédiée aux enfants, fait le plein de folie et de fantaisie!


PETIT BATEAU
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Esthétique de la communication: Pretty woman, walking down the street in Total Shaper!

                             

Si vous êtes un tant soit peu fan de notre Pretty Woman internationale, j’ai nommé …Julia Roberts, alors vous n’aurez pas manqué le dernier spoimage 26t publicitaire de la marque italienne Calzedonia spécialisée dans le legwear (1) et, aux faux airs de remake. En cet automne 2015 -et à 48 ans –  Julia Roberts est l’égérie élégante et ce,pour la deuxième année consécutive, de la griffe implantée dans le monde entier depuis la fin des années ’80.

La marque met -ici- à l’honneur un accessoire phare de la garde-robe féminine, indispensable pour certaines en cette saison: le collant…Total Shaper.

C’est dans une boutique franchisée reconstituée pour le tournage, à Los Angeles, sous la direction de Grant Heslov(2) que se déroule cette « comédie drôle et légère, pleine de charisme», précise la marque mais aussi – ne manquons pas de le noter- toute en hauteur. Continue Reading →

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Esthétique de la communication: Prochaine destination, la collab’ H&M/Balmain.

 

Hystérie collective, portants dépouillés, bacs dévalisés...si vous observez ce phénomène, dans vos magasins H&M, ce jeudi 5 novembre 2015, ne soyez pas étonnés, ce sera certainement du à ceci:


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Pour la planète mode et les fashionistas qui ont toujours rêvé de s’offrir une pièce haute-couture, c’est l’événement le plus attendu de la saison: la collaboration H&M/ Balmain.Composée de 44 pièces et 29 accessoires pour le prêt- à -porter féminin ainsi que de 30 pièces pour le vestiaire masculin, cette collection capsule annoncée depuis mai sur les réseaux sociaux sera disponible  dans 13 enseignes -exclusivement- en France. Continue Reading →

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Mode et Entertainment : une alliance qui a bon goût

De Dynasty à Gossip Girl

De Dynasty à Gossip Girl

 

Glamours et excitants, le monde de la mode et celui du 7ème art sont de véritables usines à fantasmes qui animent notre quotidien. Évoluant parallèlement au fil de l’histoire et des tendances, ces deux univers similaires sous bien des points, partagent une passion commune pour l’esthétisme et son renouveau. Et bien qu’ils aient toujours ouvertement flirté, en s’inspirant mutuellement, on observe depuis quelques années un croisement plus marqué entre eux, qu’il s’exprime sur le petit écran, au cinéma ou sur les podiums. Dans le contexte actuel d’une société de plus en plus superficielle, hyper informée et connectée, l’alliance de ces deux industries fait recette.

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La Mode tisse sa toile

Images tirées du film Sex and the city 2

Images tirées du film Sex and the city 2

 

Avec son lot de surprises, d’extravagances, de paillettes, et de stars, la Mode garantit toujours le show. Réunissant ses créateurs aux univers farfelus, ses journalistes impitoyables, en passant par ses mannequins aux mensurations d’exception, qu’on se la dise, la mode est un milieu qui fascine. Dans une société de plus en plus superficielle et matérialiste, c’est aujourd’hui une industrie qui fait rêver, et par conséquent, fait vendre. Les cinéastes l’ont bien compris et marient depuis quelques années déjà Mode et 7e art.    Continue Reading →

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Esthétique de la communication- « Firsts »: Levi’s, les femmes et leurs premières experiences!

Selon le sociologue Guillaume Erner, la tendance serait « le royaume du changeant ». A travers mes chroniques centrées sur les publicités de mode, j’ai voulu montré que la notion de tendance est au cœur de la problématique des marques et de leur stratégie de communication. Les enseignes doivent sans cesse se renouveler et, pour certaines – à l’image de Levi’s ou Petit Pateau, deux marques dites patrimoniales – puiser dans leur héritage et racines identitaires afin de rester modernes jouant dès lors, sur le duo glamour/vintage, véritable leitmotiv chez les publicitaires.
Dans ces cas précis, s’établit une « culture pub »,un storytelling soit un discours précis à destination d’une ciblé précise et faisant appel à ses souvenirs. La marque devient saga, du fait de sa pérennité,sa notoriété acquise et sa symbolique.
Aussi, j’ai souhaité montré que l’association glamour-vintage se faisait aussi via des opérations de communication médiatisées comme l’association du luxe et de la mode accessible incarnée par le tandem H&M /Balmain à l’occasion d’une collaboration éphémère. Ou dans d’autres cas, par l’influence des industries culturelles dans la publicité engendrant des coûts de réalisation importants: la publicité se fait ainsi film ou une version miniaturisée des plateaux de cinéma hollywoodien porté par l’ambiance ou l’aura d’une star mise en avant.


 

Il nous est impossible d’évoquer le blue-jeans, sans mentionner la marque mythique qu’est Levi’s fondée en 1853 par Oscar Levis Strauss et dont, chaque pièce est reconnaissable à son patch de cuir.

Dans sa dernière campagne publicitaire baptisée « Firsts », Levi’s met à l’honneur la femme, la jeunesse émancipée, insouciante et libre à l’occasion de la sortie de la dernière collection Denim pour femmes. Le jean, intemporel se fait le témoin privilégié de toutes les « premières fois », de tous ces petits riens de l’ existence.


 

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La place de la musique dans les séries américaines aujourd’hui

"Six Feet Under", "Stalker", "Grey's Anatomy", "Newport Beach", "Vampire Diaries", "Les Frères Scott", des séries à la bande-son importante - Jérémie D. CC BY-NC

« Six Feet Under », « Stalker », « Grey’s Anatomy », « Newport Beach », « Vampire Diaries », « Les Frères Scott », des séries à la bande-son importante – Jérémie D. CC BY-NC

Qu’elle soit présente pour accompagner une séquence, pour donner son sens à un numéro chanté, ou encore qu’elle serve parfois d’univers dans lequel évoluent les personnages, la musique dans les séries télé n’a jamais été aussi importante que depuis une dizaine d’années. Elle passionne les fans, au même titre que les intrigues qu’ils suivent religieusement chaque semaine, permet de mettre en lumière certains artistes et, il faut bien le reconnaître, constitue à elle seule un business que les producteurs de télévision et de musique ne peuvent indéniablement négliger.

Quand chanson rime avec bande-son

Au même titre que les films, la plupart des épisodes de séries américaines sont aujourd’hui rythmés par une bande-son plus que jamais pensée comme un élément incontournable, indissociable du reste de l’oeuvre télévisuelle produite. Et comme dans la majorité des films réalisés aujourd’hui, cette bande-son alterne morceaux purement orchestraux et chansons interprétées par des artistes plus ou moins connus suivant les cas. Et à chaque fois, peu importe le type de série que l’on regarde, ces morceaux et ces chansons en question sont toujours là pour appuyer ou renforcer ce que l’on voit à l’écran, notamment lors de séquences à fort potentiel émotionnel (en gros, sortons les violons et vous sortirez les mouchoirs!). Des séquences qui, bien souvent, dans les séries dramatiques en tout cas, interviennent à la fin des épisodes, au moment du fameux climax, lorsque les personnages sont confrontés à des moments ou des événements marquants qui changeront potentiellement le cours de la série et de leur vies (et qui, surtout, vous donnerons envie de ne pas manquer le prochain épisode, évidemment!). C’est encore plus flagrant lors du fameux season finale (dernier épisode d’une saison), où une ballade efficace accompagne presque toujours les dernières minutes de l’épisode, créant à coup sûr un moment culte pour les fans, qu’ils se repasseront parfois en boucle, en attendant la saison suivante et la résolution de l’abominable cliffhanger qui leur fera retenir leur souffle des mois durant.

Pochettes des premiers albums des séries "Buffy contre les vampires" et "Dawson" - Jérémie D. CC BY-NC

Pochettes des premiers albums des séries « Buffy contre les vampires » et « Dawson » – Jérémie D. CC BY-NC

Si l’on se penche un peu plus sur cette tendance qui fait des musiques entendues dans les séries américaines un élément essentiel pour les fans, on peut dire qu’elle semble avoir réellement commencé à prendre de l’ampleur à la fin des années 1990, avec des séries comme Buffy contre les vampires ou Dawson, qui font d’ailleurs partie des premières séries à avoir commercialisé des CD reprenant les musiques entendues au cours des épisodes, à la façon des bande-originales de films (quel fan de ces deux séries ne se souvient pas de « Close Your Eyes », le thème musical de Buffy et Angel, composé par Christophe Beck et entendu à de nombreuses reprises au cours des saisons 2 et 3 de Buffy, ou encore des chansons « Kiss Me » et « Feels Like Home », entendues durant la saison 2 emblématique de Dawson ?). Ce procédé commercial s’est ensuite répandu, devenant de plus en plus fréquent au fil des ans, notamment avec des séries comme Newport Beach, Les Frères Scott ou encore Grey’s Anatomy qui ont toutes fait l’objet de plusieurs compilations sous forme de CD, la musique ayant une part plutôt importante dans ces trois séries (et ne parlons pas des génériques de Newport Beach, des Frères Scott ou même, avant ça, de Dawson, qui sont tous devenus cultes).

Il ne faut évidemment pas oublier que les séries ont une dimension tout autant commerciale qu’artistique et c’est pour cela que les producteurs savent très bien qu’elles représentent un formidable moyen de mettre en lumière certains artistes, qu’ils soient déjà connus ou plus confidentiels, voire même débutants parfois. La série Les Frères Scott a par exemple fait découvrir le chanteur Gavin DeGraw, qui interprète notamment « I Don’t Want to Be », le générique de la série, la série Vampire Diaries a utilisé la reprise de « Skinny Love », interprétée par Birdy, dans l’avant-dernier épisode de sa saison 2 (avant que Birdy n’explose réellement au niveau mondial), et la série médicale Grey’s Anatomy a fait découvrir à un plus large public le chanteur Andrew Belle et les groupes The Fray et Snow Patrol (la dernière séquence de l’épisode final de la saison 2, devenue culte et durant laquelle on peut entendre le titre « Chasing Cars » interprété par Snow Patrol justement, est d’ailleurs à découvrir ou re-découvrir ci-dessous).

A noter également que depuis quelques temps la tendance aux États-Unis semble être à l’utilisation de reprises dans les séries. On peut citer le cas, là encore, de Grey’s Anatomy qui, durant sa saison 10 (diffusée entre septembre 2013 et mai 2014), a utilisé des reprises de titres connus dans ses épisodes, avec par exemple des versions plutôt réussies de « Total Eclipse of the Heart » de Bonnie Tyler (interprétée pour l’occasion par Jill Andrews) et de « Man in the Mirror » de Michael Jackson (reprise par J2), et plus récemment le cas de la série Stalker, lancée à la rentrée sur la chaîne américaine CBS, et qui, à la fin de chacun de ses épisodes, gratifie ses téléspectateurs d’une reprise de chanson célèbre dans une version plutôt sombre, collant bien à l’esprit de la série (le premier épisode de la série se termine par exemple par une reprise hypnotique de « Creep » du groupe Radiohead interprétée par Michelle Branch, à écouter ci-dessous).

En résumé, on peut dire que les fans aiment les séries qu’ils regardent pour leurs personnages, leurs intrigues, mais aussi pour leur musique. Chacun a ses épisodes préférés, ses séquences cultes, et ci-dessous voici deux de mes séquences cultes (que je me suis moi aussi passées en boucle), extraites du tout dernier épisode de Six Feet Under et du dernier épisode de la saison 2 de Newport Beach, histoire d’étayer un peu plus encore mon propos (attention aux spoilers!).

La mode des comédies musicales 

On le sait, les comédies musicales, à travers le théâtre, et notamment Broadway, ou encore par le biais de nombreux films sortis au cinéma, font partie du patrimoine culturel américain et les Américains en sont très friands. Il est donc normal que la télévision ait décidé de surfer sur cette tendance des oeuvres de fiction intégrant des scènes chantées à leur histoire, et c’est d’autant plus vrai depuis quelques années.

Pochette de l'album "The music of Glee - season 1, volume 1" - Source: www.amazon.com

Pochette de l’album « The music of Glee – season 1, volume 1 » – Source: www.amazon.com

Aujourd’hui, si on pense « comédies musicales » à la télévision on pense forcément à la série Glee. Lancée en mai 2009 sur la chaîne américaine Fox, avec un épisode pilote vu par plus de 9,6 millions de téléspectateurs, Glee, qui raconte l’histoire des membres de la chorale (« glee club » en anglais) du lycée William McKinley, est très rapidement devenue un vrai phénomène, surtout auprès des adolescents. Les deux premières saisons ont rassemblé en moyenne 9,77 et 10,11 millions de téléspectateurs respectivement, un épisode de la saison 2, en 2011, a été diffusé après le Super Bowl (preuve de son succès et de la confiance que la Fox accordait alors à la série), et la série a accueilli des invités prestigieux tels que Britney Spears (à qui deux épisodes ont été entièrement consacrés en 2010 et 2012), Ricky Martin ou encore Gwyneth Paltrow. Et forcément, devant le succès grandissant de la série, tout un dispositif de merchandising s’est mis en place.

Les personnages de Glee reprenant dans chaque épisode entre 5 et 8 titres issus d’un répertoire très varié allant des chansons extraites de comédies musicales à succès (Grease, West Side Story, Wicked, …) aux hits passant à ce moment-là à la radio (Lady Gaga, Katy Perry, Coldplay, Rihanna, …), plusieurs albums comprenant les chansons les plus emblématiques de la série sont évidemment sortis dans le commerce. En quelques mois, le premier album (Saison 1, Volume 1) s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires aux États-Unis et, si aujourd’hui les albums reprenant les titres de chaque saison ont cessé de paraître (en raison de ventes probablement en baisse), des albums plus événementiels voient encore le jour (le dernier en date était consacré au centième épisode de la série, diffusé outre-Atlantique en mars dernier) et chaque chanson entendue dans la série est disponible au format digital sur iTunes, juste après la diffusion des épisodes (plus de 13 millions de singles digitaux ont d’ailleurs été vendus entre 2009 et 2011).

Voici d’ailleurs deux exemples de chansons que l’on a pu entendre au cours des cinq premières saisons de la série. La première, une reprise de « Don’t Stop Believing » du groupe Journey, est devenue LE titre emblématique de Glee après avoir été interprété dans l’épisode pilote (le titre sera à nouveau chanté à la fin de la saison 1 et au cours du centième épisode notamment) et la seconde, une reprise du titre « Pompeii » de groupe Bastille, est la dernière chanson interprétée lors de l’épisode final de la saison 5 (le dernier épisode diffusé à ce jour).

Le business dérivé de Glee ne s’est pas arrêté là car sont également parus des romans, des applications mobiles et tablettes, des jeux vidéos karaoké, et deux séries de concerts ont même eu lieu en 2010 et 2011 aux États-Unis et au Royaume-Uni, donnant ensuite naissance au film Glee, le concert 3D, sorti au cinéma en août 2011, puis en DVD et Blu-ray quelques mois plus tard. La série a également fait émerger une nouvelle génération de comédiens-chanteurs talentueux, parmi lesquels on peut citer Lea Michele, la star de la série (qui a cette année sorti son premier album solo), Darren Criss, Jonathan Groff (qui a depuis prêté sa voix à un personnage de La Reine des Neiges de Disney et décroché le rôle principal de la série Looking, diffusée sur HBO), ou encore Naya Rivera.

Depuis environ deux saisons, les audiences de Glee sont pourtant en baisse (une baisse très nette surtout lors de la saison 5, diffusée entre septembre 2013 et mai 2014 et qui ne rassembla que 4,57 millions de téléspectateurs en moyenne) et la saison 6, qui compte seulement 13 épisodes et sera diffusée entre le 9 janvier et le 20 mars prochain sur la Fox, sera la dernière (la série ayant été profondément marquée par le décès d’un de ses comédiens principaux, Cory Monteith, en juillet 2013). Mais indéniablement, Glee est une série qui aura marqué l’histoire de la télévision américaine et des séries pour adolescents.

Pochette de l'album "Once More, with Feeling" de la série "Buffy contre les vampires" - Source: www.amazon.com

Pochette de l’album « Once More, with Feeling » de la série « Buffy contre les vampires » – Source: www.amazon.com

D’autres séries, souvent dramatiques et dont l’univers est tout sauf musical, ont également cédé aux sirènes de la comédie musicale, mais seulement le temps d’un épisode. La volonté d’offrir aux fans un tel épisode, détonnant complètement avec le reste de la série, provient souvent de l’envie pure et simple du créateur de la série de se faire plaisir. C’était notamment le cas de Shonda Rhimes, la créatrice de Grey’s Anatomy, qui a écrit en 2011 (au cours de la saison 7 de la série) un épisode musical reprenant certains titres emblématiques entendus au cours des premières saisons de la série médicale, et donc interprétés cette fois-ci par le staff de l’hôpital Seattle Grace (concept assez original pour une série plutôt sérieuse). L’épisode a été énormément critiqué et ne marquera pas les mémoires pour sa grande qualité, au contraire par exemple de « Once More, with Feeling », l’épisode musical de Buffy contre les vampires (issu de la saison 6 de la série) dans lequel un démon contraint les personnages à chanter et qui fait partie des épisodes remarquables de la"sérhe4/strong>, notamment parce que presque toutes les chansons de l’épisode ont été composées et écrites spécialement pour l’occasion par Joss Whedon, le créateur de la série (exercice qu’il n’avait jamais fait auparavant).

Mais aujourd’hui, devant notamment la baisse d’audience de Glee, on peut se demander s’il n’y aurait pas, depuis quelques temps, une sorte de désamour du public pour les comédies musicales à la télévision. Dans ce sens, on peut citer par exemple l’échec récent de la série Smash, diffusée entre février 2012 et mai 2013, le temps de deux courtes saisons, sur la chaîne américaine NBC, et qui n’a pas vraiment trouvé son public. Malgré un thème original (la création d’une comédie musicale sur la vie de Marilyn Monroe, mettant ainsi en place un procédé de comédie musicale dans la comédie musicale) et un épisode pilote extrêmement réussi, les épisodes suivants ont déçu et le départ de la créatrice de la série à l’issue de la saison 1 n’a rien arrangé. À noter également qu’en janvier prochain la chaîne ABC lancera à son tour sa série sous forme de comédie musicale, Galavant (annoncée comme inscrite dans la tradition de Sacré Graal des Monty Python). Les critiques qui ont déjà vu l’épisode pilote sont peu enthousiastes à l’égard de la série et il faut bien avouer que la bande-annonce (visible ci-dessous), à coups de chevaliers qui se mettent tout à coup à chanter, donne plutôt envie de rire, et pas forcément pour les bonnes raisons.

Toujours dans la lignée des séries se déroulant dans l’univers de la musique, et cette fois-ci plus précisément dans celui de la musique country, Nashville. Lancée en septembre 2012 sur la chaîne ABC et actuellement en plein dans sa troisième saison, Nashville doit son titre à la ville dans laquelle son action se déroule, qui se trouve également être le berceau de la musique country. Reposant sur la rivalité entre ses deux personnages principaux, Rayna James, un star de la country dont les ventes d’albums faiblissent, et Juliette Barnes, une jeune starlette qui commence à lui faire de l’ombre, la série fait la part belle à la musique, à travers les différentes séquences chantées qui rythment les épisodes (séances d’enregistrements, performances sur scène, …).

Pochette de l'album "The music of Nashville - season 1, volume 2" - Source: www.amazon.com

Pochette de l’album « The music of Nashville – season 1, volume 2 » – Source: www.amazon.com

Plusieurs albums sont là encore sortis depuis le début de la série, reprenant la plupart des chansons interprétées par les différents personnages (et qui, en grande majorité, sont des chansons composées spécialement pour la série), et Nashville, portée notamment par les actrices Connie Britton (Friday Night Lights, American Horror Story) et Hayden Panettiere (Heroes), est, il faut bien l’avouer, extrêmement addictive. De plus, elle propose une bande-son réussie qui a le mérite de mettre en lumière un genre musical assez peu connu en dehors du territoire américain.

Pour finir, au rayon des nouveautés, la chaîne Fox proposera dès le 7 janvier la série Empire, créée par Lee Daniels (le réalisateur des films Precious et Paperboy), qui, elle, se déroulera dans l’univers du hip-hop et racontera l’histoire de Lucious Lyon, un producteur qui, après avoir appris qu’il est malade, doit décider auquel de ses trois fils il va remettre son empire musical. Interprétée notamment par les comédiens Terrence Howard, Taraji P. Henson et Gabourey Sidibe (l’actrice principale de Precious, justement), Empire aura la particularité de proposer une bande-son écrite et produite tout spécialement par Timbaland, producteur et compositeur à succès, à qui l’on doit notamment les titres « Cry Me a River » de Justin Timberlake ou « Apologize » de OneRepublic. On peut donc supposer que, si le succès est au rendez-vous, des albums et autres produits dérivés verront là encore le jour et la Fox semble d’ailleurs croire beaucoup en Empire puisque la série sera diffusée juste après la grosse machine American Idol (version américaine du télé-crochet Nouvelle Star), qui rassemblait encore, la saison dernière, plus de 11 millions de téléspectateurs en moyenne. La bande-annonce est à découvrir ci-dessous:

De manière générale, on peut donc dire qu’aujourd’hui la musique contribue au succès des séries qu’elle accompagne, en participant autant à leur dimension narrative qu’à leur dimension esthétique. Et devant cet engouement des fans pour la musique entendue dans les séries, les producteurs capitalisent sur ce succès en proposant toute une gamme de merchandising et un placement d’artistes de grande ampleur, faisant alors des séries télé un business majeur, s’étendant bien au-delà du médium télévisuel.

Sources:

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La fiction télévisuelle française à l’heure de l’âge d’or des séries US

La plupart des spécialistes en matière de séries télé s’accordent à dire que, depuis environ une quinzaine d’années, les États-Unis connaissent un nouvel âge d’or des séries (après celui des années 1950). Pour certains cette période florissante a débuté à la fin des années 1990, notamment avec l’arrivée de séries telles que Oz, Sex and the City et Les Soprano, programmes emblématiques de la chaîne américaine HBO. Pour d’autres, il a fallu attendre le début des années 2000 et le déferlement des séries à succès 24 heures chrono, Lost ou encore Desperate Housewives, qui ont réellement changé la façon de consommer les séries. Dans tous les cas, ce qui est certain, c’est que la qualité d’écriture et de production des séries américaines n’a probablement jamais été aussi bonne. Face à ce constat, il convient évidemment de se poser la question suivante: qu’en est-il des séries françaises dans tout ça ?

Panorama des séries françaises récentes - Jérémie D. CC BY-NC

Panorama des séries françaises récentes – Jérémie D. CC BY-NC

Sans conteste, pour ce qui est des séries, les choses s’améliorent peu à peu dans le paysage audiovisuel français. Le milieu des années 2000 a enfin vu l’émergence de fictions de qualité bien de chez nous, qui n’ont pas vraiment vocation à concurrencer la grosse machine des séries américaines, mais qui sont plutôt bien écrites, bien interprétée, et qui, en plus de redorer le blason des séries hexagonales diffusées en prime-time, séduisent même au-delà de nos frontières. Et ça, c’est déjà pas mal. Parmi ces séries de qualité, que l’on doit surtout à Canal + et aux chaînes du groupe France Télévisions, on peut notamment citer Braquo, Un Village Français, Fais pas ci, fais pas ça, Ainsi soient-ils, Engrenages ou encore Les Revenants (ces deux dernières réussissant même l’exploit de s’être exportées dans de nombreux pays, dont le Royaume-Uni et les États-Unis, et d’avoir remporté un International Emmy Award de la meilleure série dramatique, en 2011 et 2013, respectivement). Évidemment, cet apparent « rayonnement » des séries françaises est à relativiser, mais c’est tout de même une bonne chose de pouvoir dire qu’il existe aujourd’hui une alternative de qualité à Joséphine, ange gardien, Camping Paradis et autres fictions estampillées TF1…

S’inspirer des Américains pour avancer ?

 

"Fais pas ci, fais pas ça", une typiquement série qui aurait inspiré "Modern Family" aux Américains - Source: www.notrecinema.com

« Fais pas ci, fais pas ça », une série typiquement française qui aurait inspiré « Modern Family » aux Américains – Source: www.notrecinema.com

Pourtant, malgré une avancée indéniable en matière de qualité, la fiction télévisuelle française reste problématique, autant au niveau de son processus de production qu’au niveau de ses délais de diffusion. Et si l’on compare ce qui se passe chez nous à la façon dont fonctionnent les séries aux États-Unis, tous ces aspects problématiques apparaissent alors encore plus flagrants. Évidemment, le but n’est pas de se comparer constamment à ce qui se fait ailleurs, ni même de rivaliser avec les Américains. Ce serait de toute façon un combat perdu d’avance. David contre Goliath, Mimie Mathy contre Tony Soprano, … Enfin vous voyez le genre. Mais tout en préservant leur identité franco-française, nos séries et ceux qui les font pourraient tout de mêmes piquer quelques trucs à leurs cousins d’outre-Atlantique et s’inspirer, en partie, d’une façon de faire qui a plutôt fait ses preuves jusqu’à présent.

La grosse différence entre les séries françaises et les séries américaines (et peut-être la plus importante) est que, chez nous, la production ne fonctionne pas à flux tendu, c’est-à-dire que l’écriture des épisodes et le tournage ne se chevauchent pas. En France, la totalité des épisodes d’une saison sont écrits avant même que le tournage du premier épisode ne commence. Résultat, le délai d’attente entre deux saisons est rallongé. Et en plus, pour ne rien arranger, un nombre assez limité d’épisodes est produit pas saison, ce qui fait qu’une fois ces nouveaux épisodes enfin à l’antenne, le plaisir est (d’assez) courte durée.

Shonda Rhimes, la papesse de la télévision américaine: créatrice de "Grey's Anatomy", showrunner de "Scandal" - Source: www.hollywoodreporter.com

Shonda Rhimes, la papesse de la télévision américaine: créatrice de « Grey’s Anatomy », showrunner de « Scandal » – Source: www.hollywoodreporter.com

La production des séries télé aux États-Unis est évidemment pensée pour répondre à une politique de diffusion qui est propre à ce pays et qui, en pratique, ne sera jamais adaptable en France. Là-bas, pour ce qui est des séries diffusées sur les grands networks, 22 épisodes sont produits en moyenne chaque saison, pour une diffusion de septembre à mai (ce qui correspond à une saison télévisuelle aux États-Unis, avec une alternance d’épisodes inédits et de rediffusions), ce qui implique alors, chaque année, une écriture s’étalant de mai-juin à mars-avril de l’année suivante et un tournage allant de juillet à avril pour la plupart des séries. Chez nous, seulement 8 à 12 épisodes sont produits par saison, la diffusion se fait généralement en 4 à 6 semaines (au rythme de deux épisodes par soirée le plus souvent, ce qui est impensable aux États-Unis, où seul un épisode inédit est diffusé par semaine, et encore, pas toutes les semaines, puisqu’il faut tenir environ 8 mois avec 22 épisodes). Et ensuite, les téléspectateurs français attendent désespérément la suite, devant parfois patienter jusqu’à deux ans.

Alors, pour arriver à produire un nombre conséquent d’épisodes chaque année, les Américains ont compris que la clé de la réussite réside (en partie) dans la nécessité d’avoir, pour chaque série, un showrunner qui dirige une armée de scénaristes. Concrètement, cela signifie qu’un scénariste, à la fois auteur et producteur et, le plus souvent, au départ en tout cas, créateur de la série en question, a la tâche de gérer la production au"jour!lm jour de la série (décisions créatives, écritures des arches narratives, décisions budgétaires, casting, …) et de faire le lien avec la chaîne et les producteurs. Et il est donc à la tête d’un pool de scénaristes qui travaillent dans une writer’s room où les intrigues de chaque épisode sont imaginées, divisées en actes et séquences, avant qu’un ou deux scénaristes de l’équipe soient ensuite désignés pour écrire le scénario final de l’épisode (la continuité dialoguée).

Mélanie Doutey et Zoé Felix, deux saisons de "Clara Sheller", deux actrices différentes pour un même rôle - Source: www.paperblog.fr

Mélanie Doutey et Zoé Felix, deux saisons de « Clara Sheller », deux actrices différentes pour un même rôle – Source: www.paperblog.fr

En France, hormis Plus Belle la Vie (qui n’est pas une série diffusée en prime-time), aucune série ne fonctionne à flux tendu. Nous n’avons donc pas de showrunners (comme peuvent l’être Shonda Rhimes, Damon Lindelof, Matthew Weiner ou Kevin Williamson aux États-Unis) et, formats courts du type Scènes de ménages et Nos chers voisins mis à part, pas vraiment d’équipes de scénaristes non plus. Nos séries sont le plus souvent écrites en totalité par un ou deux scénaristes (parfois un peu plus }ais k&2squo;est encore très rare) et cela implique bien évidemment un temps d’écriture plus long et un ralentissement de toute la chaîne de production. Et en pratique, cela peut vite devenir problématique. On peut par exemple citer le cas de la série Clara Sheller, dont les douze épisodes (répartis sur deux saisons) ont été écrits par Nicolas Mercier, le créateur de la série, et qui, après une première saison plutôt réussie en 2005, est revenue en 2008 (trois ans plus tard!) avec une saison 2 vraiment très médiocre, ce qui était en partie dû au fait que la totalité du casting de la saison 1 avait jeté l’éponge, jugeant l’écriture et l’attente entre les 2 saisons bien trop longues.

Étant donné le temps que cela ferait gagner en termes d’écriture et de délais de diffusion, on se demande bien pourquoi le format de production à l’américaine peine à arriver chez nous. Et si une réponse complète serait bien trop longue (et sûrement bien trop compliquée) à donner, on peut tout de même dire que les producteurs et les diffuseurs français sont encore trop frileux. Ils ne veulent pas commander trop d’épisodes à la fois, par peur d’un échec d’audience, et ils sont réticents à l’idée de donner leur chance à de jeunes auteurs qui seraient tout à fait prêts à travailler en équipe, contrairement à certains scénaristes confirmés qui préfèrent écrire seuls. Pourtant, il est évident qu’un peu de changement et de sang neuf ferait du bien à la fiction française.

L’état des séries françaises en 2014

 

Photo du scénario de l'épisode 1 de la saison 2 des "Revenants", tweetée par Ana Girardot - Source: Twitter

Photo du scénario de l’épisode 1 de la saison 2 des « Revenants », tweetée par Ana Girardot – Source: Twitter

Aujourd’hui, près de dix ans après l’arrivée d’Engrenages sur nos écrans, la situation en France reste très contrastée. Du côté de Canal +, à qui l’on doit la majorité des séries de qualité produites ces dernières années, les choses sont encore compliquées en matière de temps d’attente entre deux saisons. Prenons l’exemple de la série Les Revenants. Après une première saison de 8 épisodes lancée en novembre 2012 et bien accueillie par la critique et par les téléspectateurs (malgré un final un poil décevant), une diffusion dans une vingtaine de pays, et un remake en préparation aux États-Unis, supervisé par Carlton Cuse, l’un des ex-showrunners de Lost, pour une diffusion sur la chaîne A&E en 2015, on attend toujours la suite. L’écriture de la saison 2 a duré plus longtemps que prévu, le tournage a été retardé, et certains se demandaient même si l’on finirait par voir la suite un jour. Et pourtant, enfin, le tournage de cette deuxième saison a commencé en septembre dernier, comme le prouve d’ailleurs une photo tweetée par la comédienne Ana Girardot le 22 septembre (voir ci-contre). Le tournage se poursuivra jusqu’en mars prochain, pour une diffusion probable à la rentrée 2015. Mieux vaut tard que jamais, probablement.

Si Canal + se positionne donc pour le moment encore comme le mauvais élève du paysage audiovisuel français au niveau des temps de production et des délais que cela engendre, les chaînes du groupe France Télévisions, elles, s’en sortent généralement mieux. France 3 diffuse par exemple une saison inédite d’Un Village Français tous les 12 à 18 mois en moyenne et France 2 réalise même l’exploit d’arriver à diffuser chaque année une nouvelle saison de sa série à succès Fais pas ci, fais pas ça. Évidemment, à terme, l’idéal serait que cela ne soit plus un « exploit » mais plutôt une tendance généralisée à toutes les chaînes et à toutes les séries françaises (un peu comme les chaines câblées américaines qui diffusent tous les ans à la même date une nouvelle saison de 8 à 13 épisodes de leur séries). Et on en est encore loin. De plus, dans tous les cas, le nombre d’épisodes produits est encore bien souvent trop limité. Pour en revenir à Fais pas ci, fais pas ça, par exemple, la saison 7, diffusée dès le 3 décembre sur France 2, ne contiendra que 6 épisodes (contre 8 ces dernières années), la faute, soit-disant, à l’emploi du temps chargé des comédiens, notamment Valérie Bonneton qui tourne beaucoup pour le cinéma. Et quand on sait qu’il faudra ensuite attendre un an pour voir la suite des aventures des Bouley et des Lepic, on se dit que 6 épisodes, étalés sur 3 semaines de diffusion, c’est vraiment trop peu. Mais bon, Rome ne s’est pas faite en un jour. Alors soyons patients, les choses vont sûrement (et doivent) évoluer.

Photo promotionnelle de la série "Ainsi soient-ils" - Source: Arte.tv

Photo promotionnelle de la série « Ainsi soient-ils » – Source: Arte.tv

Dans ce sens, on peut déjà noter que la série d’Arte Ainsi soient-ils, acclamée par la critique et désignée meilleure série française au festival Séries Mania en 2012 et 2014, a pris les choses en main pour accélérer sa production et réduire l’attente entre chaque saison. Pour preuve, alors que la première saison a été diffusée en octobre 2012 et qu’il a fallu deux ans pour voir la seconde arriver sur nos écrans (la diffusion de ces 8 nouveaux épisodes s’étant achevée il y a quelques semaines), la saison 3 est déjà en tournage, ce qui signifie que la suite des aventures des jeunes séminaristes des Capucins sera probablement à l’antenne à la rentrée prochaine, un an seulement après la saison 2.

De plus, on attend dans les mois à venir l’arrivée de séries ambitieuses, qui devraient révolutionner le microcosme des séries françaises en matière d’envergure, de budgets et de narration, comme par exemple Marseille, première production hexagonale de Netflix, annoncée comme un House of Cards à la française, ou encore Versailles, la co-production franco-canadienne que Canal + diffusera en 2015 et qui dispose d’un budget total de 27 millions d’euros pour 8 épisodes de 52 minutes tournés en anglais, écrits par deux showrunners anglais (Simon Mirren et David Wolstencroft), et menés par un casting mêlant acteurs français et étrangers (à noter également que les deux premiers épisodes seront réalisés par Jalil Lespert). Sur le papier, ces projets donnent vraiment envie et on peut espérer qu’ils ne soient que les premiers d’un grande série. Après tout, le cinéma français est hautement considéré dans le monde entier alors, si Engrenages et Les Revenants, qui s’exportent bien, en sont la preuve, il n’y a pas de raison qu’il n’en soit pas de même bientôt pour les séries télé françaises.

Sources:

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Les jeux télévisés

Le jeu le plus ancien de l’histoire de la télévision

Il s’agit de Voulez-vous jouer avec nous présenté par le journaliste Jean Thévenot en 1950.  Cette émission n’est que très peu connu du public car à l’époque seuls 3794 postes de télévision étaient recensés en France, soit très peu. Le jeu le plus ancien et le plus populaire est Télé Match, présenté par Pierre Bellemare de 1954 à 1961. Sa séquence la plus connue est « la tête et les jambes » qui devient une émission à part entière de 1960 à 1966.

[cryout-button-color url= »http://player.ina.fr/player/embed/I00011354/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/560/315/0/148db8″ color= »#47AFFF »]Cliquez ici pour voir un extrait de cette séquence[/cryout-button-color]

Le jeu associe deux candidats : un (« la tête ») qui répond à des questions sur un thème précis (à savoir que les questions sont bien plus compliquées que celles des émissions actuelles). S’il commet une erreur, c’est un sportif de haut niveau (« les jambes ») qui devra le rattraper en effectuant une performance. Si les deux candidats arrivent au bout (soit 24 questions) ils gagnent 100 000 francs à partager à deux.

En 2010, plusieurs pilotes de cette émission ont été tournés sur TF1 avec comme animateur Jean-Pierre Foucault, Laurence Boccolini ou encore Vincent Lagaf. Malheureusement, l’émission ne verra pas le jour en cette année (peut-être dans quelques années qui sait).

Depuis 1950, la télévision a vu fleurir plus de 200 jeux. Parmi tous les jeux jusqu’ici diffusés à la télévision française…

Quel est celui qui fait gagner le plus d’argent à ses candidats ?

réponse : il s’agit de Qui veut gagner des millionsAvant le passage à l’euro, le jeu, qui existe depuis juillet 2000, a vu deux candidats remporter la somme maximale de 4 millions de francs. Depuis, une seule personne a gagné le million d’euro : il s’agit de Marie Freidel en 2004 (cette Gervoise qui avait alors 57 ans, nous a quitté à l’âge de 66 ans en janvier 2014).

[cryout-button-color url= »http://www.wat.tv/video/qvgdm-marie-3umsn_3umrj_.html » color= »#47AFFF »]Victoire de Marie en août 2014[/cryout-button-color]

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Top 3 des jeux qui rapportent le plus d’argent. Elodie R. CC BY-NC

Quel est le jeu le plus ancien toujours à l’antenne?

réponse : Des chiffres et des lettres. Le jeu a débuté en 1965 sous le nom Le mot le plus long, c’est en 1972 qu’il prend le nom que l’on connait aujourd’hui. C’est également l’émission la plus ancienne du PAF juste après Le Jour du Seigneur (1949).

Les jeux qui résistent et prouvent qu’ils existent :

  • Des chiffres et des lettres, France 3, 1972
  • Questions pour un champion, France 3, 1988
  • La roue de la fortune, TF1, 1987
  • Le Juste prix, TF1, 1987
  • Motus, France 2, 1990
  • Fort Boyard, France 2 puis Gulli, 1990
  • Une famille en or, TF1, 1990
  • Pyramide, France 2, 1991
  • Les Z’amours, France 2, 1995

Savez-vous quel est le jeu le plus ancien qui connait le même animateur depuis son lancement ?

réponse : Question pour un champion, présenté par Julien Lepers depuis 1988, est un format importé du Royaume Unis (Going for Gold). L’année dernière le programme a fêté ses 25 ans. Il comptabilise 28 000 candidats depuis son lancement et plus de 1 million de questions posées.

Question pour un champion n’est pas qu’un pilier de la télé française, c’est aussi des jeux de société qui existent depuis 1996, des Clubs (oui oui vous avez bien lu, il y a des gens qui se réunissent dans toute la France pour jouer dans des conditions réelles), il existe également le jeu vidéo en ligne et de nombreuses parodies dont la plus connue est celle des Inconnus : « Questions pour du pognon » :

 Mais surtout, Question pour un champion c’est les fameux « OUI OUI OUI » de Julien Lepers.

Juste pour le plaisir, (re)découvrez un des moments cultes du jeu, celui du candidat et de la mer Noire.

Enfin, quel est le jeu français le mieux exporté à l’étranger ?

réponse : Fort Boyard. Le jeu, créé en 1990, est diffusé dans près de 70 pays à travers le monde (Etats-Unis, Canada, Russie, Corée du Sud, Hongrie, un peu partout en Europe, etc). Son succès mondial contribue à un tourisme beaucoup plus important et ainsi à avoir des retombées économiques dans le département de Charente-Maritime.

Bien que le monde connaisse le jeu Fort Boyard, pas sûr qu’il ait entendu la chanson de Passe Partout :

Pour finir cette chronique, voici un tableau résumant tous les jeux de cette semaine :

Tableau jeux tv

Tableau des jeux télévisés de la semaine du 17 novembre au 23 novembre 2014. – Elodie R. CC BY-NC

On constate qu’il y a un peu de tout : des anciens jeux toujours diffusés comme Motus, les Z’amours et Question pour un champion ; des formats réadaptés comme À prendre ou à laisser (2004) et le Maillon faible (2001) et tous les petits nouveaux comme Money Drop (2011), Harry ou Slam.

 

 

 

 

Sources :