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Evergig, la start-up des concerts

Il est indéniable que ces dernières années, la foule des concerts est assaillie par une horde d’appareils de toutes sortes. Fini les classiques appareils photos qu’il était encore possible d’interdire, place aux smartphones.

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Cette mode est régulièrement montrée du doigt et critiquée par les habitués de concert et les professionnels qui ont du mal à comprendre que l’on vienne pour regarder un concert à travers en écran. A ce propos, Glenn Max (producteur ayant travaillé notamment avec Patty Smith) s’exprime : « Les gens qui préfèrent enregistrer un concert plutôt que de le regarder de leurs propres yeux » ne vivent pas « l’essence-même d’une expérience live ». ll poursuit,  «Les artistes ont clairement l’impression que le public vit de moins en moins la musique en direct et préfère la vivre à travers leur téléphone. »

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Pour prévenir l’apparition d’un mur virtuel lors des concerts, le groupe Yeah Yeah Yeah avait placardé des affiches à l’attention des fans sur les murs d’une salle de concert de New York « vous êtes priés de ne pas regarder le concert à travers l’écran de votre smartphone … »

A l’inverse, d’autres artistes font preuve d’inventivité pour prendre le contrepied de cette tendance :

L’artiste Mathieu Chedid (M) propose à son public lors sa chanson « La bonne étoile » de mettre leur flash d’appareil photo en marche, simulant ainsi un ciel étoilé. Dans le même esprit Robbie Williams avait demandé à la foule d’activer tous leurs flash en même temps. L’effet était clairement impressionnant.

Evergig, la solution ? 

En 2012, Arthur Dagard et Guillaume Jouannet ont l’idée de créer Evergig après un concert où ils ont été impressionnés du « nombre de spectateurs qui souhaitaient repartir avec une vidéo souvenir  ». Ils font alors le constat que 5 à 6 % des vidéos présentent sur les plateformes de partage en ligne sont des vidéos prises lors de concerts par des amateurs.

Evergig consiste en la création collective de vidéos collaboratives. Arthur Dagard explique le concept : « Le principe d’Evergig, c’est d’être une plateforme collaborative qui va agréger les vidéos prises depuis les smartphones des spectateurs d’un même concert, afin de réaliser une vidéo restituant l’ambiance de celui-ci« .

Le fonctionnement est simple : les robots de la société parcours les plateformes web à la recherche des meilleures vidéos de concert filmées par les fans. Si un nombre suffisant d’extraits est atteint un algorithme les assemble et en améliore le son pour délivrer automatiquement une vidéo multi-angles. Cela ne s’arrête pas là, les outils intelligents mis en place par la start-up française permettent une mise à jour des vidéos des que des séquences de meilleures qualités sont mises en ligne sur le site.

Le seul souci (majeur) reste que le son est de qualité très moyenne. Pour répondre à cette problématique, Evergig lance une version pro, payante qui permet de remplacer la bande son générée par les appareils mobiles par le son capté par la console.

La liste des concerts peut être à l’initiative des utilisateurs qui demandent eux même à voir un concert qui n’est pas présent sur le site.

Une promotion gratuite pour les « jeunes » artistes

Via ce concept, les créateurs d’Evergig entendent d’une part attraper l’instant au cœur du concert mais surtout permettre aux artistes de promouvoir leur live sans engager de moyens financier.De plus, les fans sont ainsi impliqués dans la communication de l’article : chacun pouvant s’identifier via twitter sur la partie de la vidéo qui lui appartient.

Le site n’a par ailleurs, pas tardé à séduire les autres pays : plus de deux tiers des utilisateurs viennent des États-Unis. Fin septembre 2014, le site annonçait le million de concerts hébergés. Elle vise désormais un développement en Corée du Sud et au Japon.

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Musiques du monde : Les musiques engagées

La musique du monde pour Dénoncer et s’engager

chanson-engagc3a9eLa musique un immense pouvoir de persuasion notamment grâce:

  • A la mémorisation des paroles

Lorsque nous apprécions certaines paroles, il nous est plus facile de mémoriser une chanson. De même, lorsque nous apprécions une musique qui n’est pas dans notre langue d’origine , certaines sonorités plaisantes ou amusantes peuvent êtres très facilement mémorisées, à l’exemple du célèbre titre de O-zone Dragostea din tei .

  • Aux mélodies touchantes qui servent à mieux faire passer les idées.

Souvent c’est l’air de la mélodie que l’on retiens le plus. Si les paroles ont tendance à facilement s’oublier, une mélodie elle, se retiens plus aisément.

 

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MANHATTAN KABOUL : Chanson engagée

Cette chanson de Renaud et d’Axel Red : « Manhattan Kaboul », est une chanson engagée, écrite par Renaud en 2002, peu de temps après l’attentat des tours jumelles à New York le 11 septembre 2001. Elle a également été créée après la guerre d’Afghanistan entre septembre et novembre 2001. Cette guerre a été déclenchée par Georges Bush ( avec mandat de l’ONU) pour lutter contre le terrorisme.

de même :

Angélique Kidjo, engagée auprès des femmes

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Angélique Kidjo est une des grandes voix du monde. Cette artiste d’origine béninoise côtoie les plus grands, Aretha Franklin, Desmond Tutu, Alicia Key, ou même le Président Obama lors de son arrivée au pouvoir. Ses voyages pour l’UNICEF, auprès des femmes, lui ont inspiré un nouvel album, Eve, enregistré entre l’Afrique et New York

 

La musique du monde pour rallier les foules

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La musique du monde permet également de rallier les foules. Pour prendre l’exemple de la musique tibétaine et des chants religieux des moines qui, lorsqu’on l’écoute, connote un engagement, des idéaux. En effet ce n’est pas tout le monde qui écoute ce type de musique.D’autant plus, dans le cas du Tibet qui est un pays sous l’oppression chinoise depuis des années. Écouter de la musique tibétaine , c’est en quelque sorte défendre le combat d’un pays, les droits humains de ce dernier.

 

La musique du monde engagée, comme mémoire intemporelle

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La musique est un bien immatériel.Cela signifie qu’avec le temps la musique ne se dégrade pas. La musique du monde peut rendre hommage à une mémoire,un combat,une personne. Dans le cas des artistes décédés,réécouter des chansons permet de conserver la pensée interprétative de l’artiste dans ses œuvres.

 

Le phénomène Helly Luv & MIA

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HELLY LUV : Porte parole des femmes kurdes qui prennent les armes contre les djihadistes en Irak.

Une jeune chanteuse indépendantiste Kurde très connue au Kurdistan, menacée de mort depuis des mois par l’état islamique.

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La chanteuse et rappeuse M.I.A bénéficie d’une popularité dont elle use pour continuer de dénoncer le sort des Tamouls au Sri Lanka, non sans prendre de risques. (menaces de mort…)

 

 

 

 

 

 

En conclusion:

La musique du monde transmet parfois des valeurs fortes.

  • Elle permet de faire passer des messages engagés en touchant un public de masse
  • Elle permet en chantant dans la langue d’un peuple de mettre en avant son identité: ex Tibet
  • Elle fait déplacer les foules et contribue à changer les comportements: ex Helly Luv et M.I.A
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Les albums concept

Un album concept est un terme qui définit une œuvre musicale où toutes les pistes sont liées à un thème, une idée ou une histoire. Contrairement à un album classique ou les pistes n’ont pas de lien apparent entre elle. Un album est dit concept lorsqu’une certaine cohérence et unité apparaissent sur le plan des thèmes abordés et de l’esthétique choisie.

Historique

Historiquement on attribue la naissance des albums concept aux chanteurs tels que Frank Sinitra ou encore Miles Davis. Il prend vraiment son envol et se développe fortement grâce à Bob Dylan avec son album Blonde on Blonde sorti en 1966. En France c’est Serge Gainsbourg qui a introduit le thème avec Melody Nelson (1971).

À ses débuts — fin des années 1960, début des années 1970 —, l’album-concept est quelque peu atypique dans l’univers des musiques nouvelles, en particulier dans l’univers pop/rock. Un album n’étant envisagé que comme une compilation de diverses chansons, souvent composées et/ou enregistrées à des moments différents.

Les albums concept qui sont une réelle rupture avec le format de l’époque, sont un modèle dont toutes les chansons se suivent et racontent une même histoire. On pourrait presque assimiler ca à un Opéra rock, à la différence que tous les morceaux sont interprétés par un seul chanteur (duo/trio dans le cas d’un groupe).

Il arrive même que certains artistes consacrent leur discographie entière à des albums concept. C’est le cas des pionniers de la musique électronique Kraftwerk avec Radioactivité et the Man machine (basé sur la robotisation).

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Pochette de l’album Man machine (1978)

L’un des albums concept les plus notoires est The wall des Pink Floyd (1979). Cet album a d’ailleurs fait l’objet d’une adaptation cinématographique. La film ne comporte pas beaucoup de dialogue et se compose en majorité des paroles de l’album.

L’histoire de l’album raconte la vie d’un anti-héros nommé Pink : son père meurt durant la Seconde Guerre mondiale. Il devient une « rock star » et sombre dans la paranoïa ou il construit un mur pour se protéger du monde extérieur. Mais sa conscience finit par se révolter et le soumet à un procès dans lequel il est à la fois accusé et plaignant. Le jugement est qu’il doit détruire son mur et s’ouvrir au monde qui l’entoure.

Pourquoi faire un album concept ?

C’est une plus-value pour la mise en avant de l’album. Une fois qu’on l’a commencé on est presque obligé de l’écouter jusqu’à la fin pour se faire son idée.
Il arrive souvent que les artistes construisent leurs univers autour et part les albums concepts qu’ils produisent. Les Beatles ont fait plusieurs albums concepts et certains d’entre eux ont donnés lieu à des films (plus ou moins réussi). Help !, A hard days night…Le succès de ces films s’est fait grâce à la Beatlemania ou tout ce qui touchait les Beatles marchait. Car pour être honnête, la qualité de ces films laisse fortement à désirer.

Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band est le huitième album des Beatles. Cet album est souvent cité comme leur plus grande œuvre et l’un des albums les plus influents par les critiques, figurant entre autres à la première place dans la liste des 500 plus grands albums de tous les temps du magazine Rolling Stone.

Dans cet album, la « fanfare du club des cœurs solitaires du sergent Poivre » accueille le public à son concert. Si Sgt. Pepper n’est pas un album-concept au sens strictement musical, il en est un tout simplement parce que ses auteurs l’ont pensé ainsi et l’ont fait savoir. De plus c’était la première fois que des produits dérivés et des goodies –qui ne s’appelaient pas comme ca à l’époque- sont disponibles.

Des albums conçus pour être joués sur scène

Mais la ou les albums concept prennent leur ampleur reste sur scène. En effet, comme tout morceau de musique il prend sa finalité en live avec toutes les mises en scène d’un concert. En 2012 Roger Waters en solo est parti en tournée en reprenant uniquement les chansons et l’album concept de the Wall. Cette tournée a durée 2 ans et a été joué 192 fois à travers le monde. Cette tournée a été classé parmi les 5 plus lucratives de l’année 2012 avec a peu près 132 millions $ de recettes.

Les 3 albums concepts les plus influents: St pepper des Beatles, Tommy des Who et The wall des Pink floyd.

Pour certains albums on parle d’opéra rock plutôt que d’album concept :

Tommy (The who) raconte l’histoire d’un garçon aveugle, sourd et muet qui devient un célèbre champion de flipper, passant par diverses expériences afin de retrouver ses sens. Lorsque cela se produit, il se transforme en une sorte de guide spirituel pour de nombreux adeptes qui finissent par le rejeter.

Pour conclure il ne faut pas assimiler et confondre album concept ou opéra rock avec les comédies musicales. Par définition, ce sont des comédies racontés par et à travers le chant. The wall n’est donc pas une comédie musicale et Mozart l’opéra rock n’est pas un album concept.

Sources:

rollingstone.com
forbes.com
thebeatles.com
senscritique.com
musique.premiere.fr

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Qu’est-ce que le Vjing ?

Le Vjing est un terme qui désigne la performance visuelle en temps réel. Cela se caractérise comme étant une création et une manipulation de l’image via la médiation technologique et en direction d’un public, le tout synchronisé avec de la musique. La personne qui fait du vjing est appelée un video jockey. Ces performances de vjing ont principalement lieu dans des concerts, festivals, clubs. Ces performances peuvent également inclurent des comédiens, des danseurs en même temps que la video live ou pré enregistrée. Le vjing regroupe donc d’une part le medium cinématographique et de l’autre un artiste qui propose dans un contexte donné son expression et son approche.

Le sigle VJ est la contraction du mot latin « video » (je vois) et de l’anglais jockey. Cela s’inspire directement du sigle DJ, qui est quant à lui propre à la musique. Le sigle se décline sous plusieurs formes : VJer (verbe), faire du vjing (créer de l’animation visuelle). Il semblerait que l’orthographe du terme ne soit pas définit car certains parlent de veejay ou de vijay.

Historique

Le vjing bien qu’ayant vu son apparition à la fin du 20eme siècle n’est pas une discipline académique. Chaque VJ à sa conception et sa définition du vjing. D’où les très nombreuses formes qu’il peut prendre. Il n’y a donc aucun discours globalisant et encore moins d’approche standardisée du vjing.

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RAQUEL MEYERS VJ solo show

Ce terme est apparu lorsque MTV l’a utilisé à ses débuts pour qualifier le présentateur qui introduisait les célèbres clips de la chaine. Mais on retrouve son origine dans les clubs new yorkais des années 70.

Petite anecdote : l’usage ecrit du terme « vidéo jockey » est apparu pour la premiere fois sur la fiche de paye de Merrill Aldighieri en mais 80 dans une boite de nuit de New York. En effet, elle aurait improvisé sur la musique grâce à une installation vidéo avec des projections de camera et des casettes. Les précurseurs travaillaient avec des projecteurs de diapositives, super-8 ou 16 mm.

L’ordinateur: l’outil de prédilection des VJ

C’est évidemment l’ordinateur qui permit vraiment de développer le VJing. Permettant de mettre en œuvre des montages ou mixage virtuelles et surtout permettant de limiter en termes de place physique le stockage des banques vidéo.

Avec les évolutions technologiques et l’expansion de la musique électronique, des effets visuels ont vu le jour. Toujours de plus en plus évoluée la pratique du vjing s’est très vite répandue au Etats Unis. Le fait d’associer animation visuelle et animation sonore n’était plus novateur à l’épopque, mais les avancées techniques ont permis sont expansion.

Dans le vjing le son est très important car c’est ce qui captera constamment l’attention du public. Mais le son ne représente pas un contexte d’ordre spatial ou temporel. C’est la bonne corrélation du son et de l’image qui donnera une performance de qualité.

Session Vjing Live pour un workshop à l’Eracom

A la fois artiste et technicien

Un VJ doit être très polyvalent et connaitre tous les aspects qui composent sont art. A la fois artiste, il se veut aussi parfois technicien. Il est responsable du rendu de sa performance, de ce fait il est responsable du bon fonctionnement de son matériel. Il doit donc savoir le monter, le réparer. Il doit s’adapter aux contraintes du lieu dans lequel il fera sa performance. Avant tout un VJ doit être capable de créer des boucles videos, du faire des samples, de créer des animations, de manipuler des cameras etc.

Où voir ces performances ?

On retrouve des performances de vjing dans les lieux aussi variés que les concerts, les clubs, les galeries d’art, des salons, des représentations théâtres etc. Par exemple, le lecteur windows media de Microsoft propose du vjing prédéfinie. Quand on met en lecteur un fichier mp3, des animations apparaissent. C’est du vjing à l’état pur.

Music: Serge Que (Monaque) – Exclusive Miller Tour Mix 2013

Elaboration d’une performance et écriture

Avant toute performance il faut trouver la direction et l’aspect que l’on veut donner au public. Dans la musique, on joue de la guitare et cela apparaitra comme faisant parti du morceau. Ici, si aucune image n’est diffusée, la performance perd tout son intérêt et ce qui la constitue. Beaucoup de VJ sont eux même réalisateurs, il est possible d’utiliser des images préexistantes, de les rassembler et de faire une composition qui sera en parfaite adéquation avec la musique.

Pour résumer il ne faut pas instrumentaliser le public. Le vjing n’est pas entièrement une expression culturelle divertissante, c’est encore une proposition expérimentale. Le vjing ne se pense pas comme une forme finie mais bien sur une branche du procédé cinématographique qui ne se développe pas sur une continuité linéaire mais bien sur une mise en avant de la notion de fragment.

Sources:

  • www.passeursdimages.fr
  • www.mappingfestival.com
  • www.flossmanualsfr.net