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Mode et Entertainment : une alliance qui a bon goût

De Dynasty à Gossip Girl

De Dynasty à Gossip Girl

 

Glamours et excitants, le monde de la mode et celui du 7ème art sont de véritables usines à fantasmes qui animent notre quotidien. Évoluant parallèlement au fil de l’histoire et des tendances, ces deux univers similaires sous bien des points, partagent une passion commune pour l’esthétisme et son renouveau. Et bien qu’ils aient toujours ouvertement flirté, en s’inspirant mutuellement, on observe depuis quelques années un croisement plus marqué entre eux, qu’il s’exprime sur le petit écran, au cinéma ou sur les podiums. Dans le contexte actuel d’une société de plus en plus superficielle, hyper informée et connectée, l’alliance de ces deux industries fait recette.

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Hollywood, la machine à faire valser les showrunners

Showrunners

Télévision – Têtes pensantes des séries américaines, les showrunners font malheureusement plus souvent parler d’eux pour leur tendance à quitter le navire que pour le travail de titans qu’ils accomplissent. À l’occasion de la sortie du documentaire Showrunners: The Art of Running a TV show, retour sur un phénomène qui donne le tournis et qui n’est pas sans conséquences sur la qualité des séries concernées.

Pour tout fan de séries qui se respecte, les showrunners, ces auteurs-producteurs qui chapeautent dans l’ombre nos séries préférées, sont tout simplement comparables à Dieu. Responsables de tous les aspects créatifs et financiers d’une série, leur toute-puissance est pourtant relative et il arrive qu’un showrunner, qu’il soit ou non le créateur de la série qu’il supervise, quitte un jour ses fonctions. Et lorsque cela se produit, ces départs ont souvent des répercussions sur la qualité des saisons suivantes.

Des départs en bons termes… et d’autres qui le sont moins

La série "Castle", à l'antenne depuis 2009

La série « Castle », à l’antenne depuis 2009

Chez les scénaristes comme ailleurs, il arrive parfois un moment où l’on a envie de passer à autre chose. C’est ce qui est arrivé en juin dernier à Andrew Marlowe, le créateur de la série Castle, qui, après six saisons, a passé le flambeau de showrunner à David Amann afin de se consacrer à d’autres projets.

Pourtant ce sont rarement ces départs à l’amiable qui font les gros titres. On préfère en effet s’intéresser aux showrunners qui s’en vont à la suite de tensions, que ce soit avec le studio qui produit la série, la chaîne qui la diffuse, ou encore avec un des acteurs principaux. Les communiqués font alors état de « différends artistiques », terme flou qui signifie simplement que les frictions ont atteint un point de non-retour.

Les « différends artistiques », ou l’ennemi des scénaristes

Dan Harmon, plus fort que la volonté des studios

Dan Harmon, plus fort que la volonté des studios

En matière de « différends artistiques », justement, il y en a deux qui en connaissent un rayon: Don Bellisario et Dan Harmon. Le premier, créateur de la série NCIS, a été contraint de quitter son « bébé » en 2007, officiellement pour « différends artistiques », officieusement car il ne s’entendait plus avec Mark Harmon, la star de la série. Et évidemment, entre perdre leur showrunner ou perdre leur star, le studio et la chaîne derrière la série ont vite choisi.

Dan Harmon, quant à lui, a marqué l’histoire récente de la télévision. Créateur de Community, il a été viré par Sony, qui produit la série, à l’issue de la saison 3, en 2012, en partie car le studio n’était pas satisfait de sa façon de gérer ses fonctions de showrunner (notamment en matière de décisions budgétaires). Pourtant, devant la piètre qualité de la quatrième saison, à laquelle il manquait la « voix », la vision créative d’Harmon, ce dernier, dans un retournement de situation quasi sans précédent, a été rappelé par le studio pour reprendre son poste dès la saison 5 de la série. Dan Harmon 1 – Sony 0.

Si l’on ajoute au cas Dan Harmon l’exemple des séries Gilmore Girls et True Blood (pour ne citer qu’elles) qui, après le départ de leurs créateurs respectifs, ont sombré dans des saisons finales à la qualité proche de l’abyssal, on se dit qu’une série a, dans certains cas, besoin de la présence de son créateur jusqu’au bout.

Un vent du changement parfois bienvenu

"Revenge", série qui connait actuellement une saison 4 qui rivalise presque avec les grandes heures de sa première saison

« Revenge », série qui connait actuellement une saison 4 qui rivalise presque avec les grandes heures de sa première saison

Heureusement, tout n’est pas noir au royaume des séries et un changement de direction créative peut aussi avoir des effets positifs sur la qualité scénaristique d’une série. En 2013, le remplacement du showrunner et créateur de Revenge, Mike Kelley (qui se serait longtemps battu, en vain, avec la chaîne ABC pour obtenir des saisons plus courtes, comme sur les chaînes câblées), par Sunil Nayar a permis à la série de trouver un second souffle, après une saison 2 très critiquée.

Dans la même veine, cette année, l’arrivée de deux nouveaux showrunners à la tête de la série pour adolescents Awkward nous a offert une saison 4 revigorée, après une troisième salve d’épisodes qui ne ressemblait plus du tout à la série dont les fans étaient initialement tombés amoureux.

Une passation de flambeau réussie dépend donc surtout de la capacité ou non d’un nouveau showrunner à s’adapter au ton propre à sa série. Mais ce qui est certain c’est qu’une série télé n’appartient jamais à son créateur ou à son scénariste en chef. C’est la dictature des studios et des chaînes qui prévaut toujours et ce sera probablement vrai aussi longtemps qu’Hollywood produira des séries.

Ci-dessous, la bande-annonce du documentaire de Des Doyle, Showrunners: The Art of Running a TV show, sorti le 31 octobre aux États-Unis (on attend une date de sortie française) et qui met en lumière le travail des showrunners:

Sources:

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L’installation d’Ubisoft au Canada : le tremplin d’un succès mondial

Licences qui ont fait le succès d'Ubisoft.

Depuis sa création, Ubisoft produit des licences dont le succès n’a rien à envier aux éditeurs américains et japonais.

La franchise Assassin’s Creed® s’est vendue à plus de 78 millions d’exemplaires dans le monde et est à ce titre le bestseller n°1 d’Ubisoft. Difficile de croire que l’éditeur de jeux vidéo français ait pu atteindre un tel succès quand on sait d’où l’entreprise a démarré, et pourtant…

Avant toute chose, Ubisoft est née en Bretagne et n’avait rien à voir avec l’édition de jeux vidéo comme on connaît la firme aujourd’hui. Aussi surprenant que cela puisse paraître, celle-ci était à l’origine une entreprise familiale dans le secteur de machines agricoles. C’est la fratrie Guillemot qui va amener l’affaire paternelle à se tourner, d’abord vers l’informatique, puis vers le secteur vidéo ludique. Ainsi, en 1984, l’aîné Michel Guillemot commence à introduire la vente de petits ordinateurs pour diversifier l’entreprise, avant de se rendre compte du potentiel du marché du jeu vidéo. En 1986, il lance l’activité d’import et de distribution de jeux vidéo en France, avant de confier les rênes d’Ubisoft à son frère Yves deux ans plus tard.

Pour les frères Guillemot, de la distribution à l’édition, il n’y a qu’un pas 

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Yves Guillemot, PDG d’Ubisoft depuis 1988.

La nomination d’Yves Guillemot en tant que PDG de l’entreprise marque l’entrée d’Ubisoft dans le secteur de l’édition. En effet, non seulement la franchise s’occupe de la distribution de jeux, mais elle va aussi commencer à développer sa propre structure de création et ainsi entrer dans le monde de l’édition. Ubisoft sort alors en 1990 Zombi sur l’Atari ST, qui ne se vend qu’à 600 exemplaires en France –on est encore loin des 9 millions de Watch Dogs– mais qui n’empêche pas les frères Guillemot d’enchaîner la production de jeux vidéo. C’est le lancement de la licence Rayman® qui marque le tournant de la firme en 1995. Le jeu se retrouve classé dans les 10 premières ventes mondiales et booste les affaires d’Ubisoft qui vend alors chaque année de plus en plus de jeux. La société fait son entrée en bourse et s’exporte en Europe puis au États-Unis.

Un succès made in France… ou presque 

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Ubisoft représente la 2e force de production interne de jeux vidéo dans le monde avec 29 studios dans 19 pays.

Vous l’aurez compris, dès le milieu des années 90, l’éditeur français commence à entrevoir la route du succès, et s’étend de plus en plus à l’étranger. Aujourd’hui, l’entreprise compte d’ailleurs plus de 9 200 collaborateurs répartis dans 28 pays différents. Mais Ubisoft aurait-il atteint son statut de 4e éditeur indépendant aux États-Unis si l’éditeur ne s’était pas installé à Montréal ? Pas si sûr, car Ubisoft Montréal représente tout de même à lui seul 35% de la production de l’éditeur et a donné naissance à des licences à succès telles que Splinter Cell®, Prince of Persia® ou encore Assassin’s Creed®.

Une arrivée au Canada qui n’est pas passée inaperçue 

Locaux du studio de production Ubisoft Montréal.

Locaux du studio de production Ubisoft Montréal.

L’installation de l’éditeur français au Québec n’est pas un hasard, puisque c’est en grande partie grâce à l’intervention du lobbyiste québécois Sylvain Vaugeois qu’elle a pu se concrétiser. Il ne connaît rien à Ubisoft ni aux jeux vidéo mais sait – par son ami Bernard Landry, ministre des Finances – que le gouvernement du Québec cherche à moderniser son économie. Il décide alors, sans vraiment en faire part au gouvernement, d’aller voir Yves Guillemot et lui propose des subventions de 25 000$ par employé par an. En parallèle M. Vaugeois présente son projet de subvention d’emploi au gouvernement et annonce qu’il est en pourparlers avancés avec une entreprise française du multimédia qui envisage de s’implanter à Montréal. Après quelques discussions, l’éditeur de jeux doit renoncer aux subventions mais obtient des crédits d’impôt de 50% sur les salaires. Ubisoft et le gouvernement du Québec annoncent donc conjointement le 17 avril 1997, l’implantation d’un studio de développement de jeux vidéo à Montréal.

Or à l’époque, les entreprises québécoises se scandalisent de ne pas bénéficier du même traitement, le gouvernement généralise donc l’aide à l’ensemble de l’industrie du multimédia. Ubisoft, qui ambitionnait de créer 500 emplois en dix ans, emploie aujourd’hui environ 3 000 personnes dans tout le Québec, qui est quant à lui devenu le troisième pôle d’excellence mondial dans le jeu vidéo, derrière le Japon et la Californie.

Pour finir, on vous propose une petite visite du studio d’Ubisoft Montréal (vidéo de Game Informer) :

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Portrait Marcelo Bielsa

Marcelo Bielsa, un coach intransigeant

Si l’Olympique de Marseille occupe la première place de Ligue 1, il le doit à son entraîneur Marcelo Bielsa. Réputé comme exigeant, le technicien argentin a insufflé un vent nouveau sur la Canebière et sur le championnat de France.

Marcelo Bielsa, coach de l'Olympique de Marseille - Source : www.theguardian.com

Marcelo Bielsa, coach de l’Olympique de Marseille – Source : www.theguardian.com

Arrivé cet été dans la cité phocéenne, Marcelo Bielsa réalise un excellent début de saison à la tête de l’OM. Leader avec quatre longueurs d’avance sur son rival parisien avant d’affronter l’Olympique Lyonnais ce dimanche, l’OM affiche une qualité de jeu et une solidarité impressionnante depuis l’arrivée de son technicien. Symbole du renouveau marseillais, le meneur de jeu olympien Dimitri Payet, qui a été repositionné par Bielsa au poste de numéro 10, a salué la méthode de travail de son coach dans un entretien accordé à L’Equipe cette semaine. Pour l’international français, si les Marseillais écrasent tout sur leur passage en ce début de championnat, c’est en grande partie grâce au tacticien argentin. « Il a dit qu’il n’avait pas eu les recrues qu’il attendait, mais la recrue, c’était lui », a confié Payet.

Un entraîneur rigoureux

Personnage atypique, Marcelo Bielsa fascine la France du football depuis son arrivée sur le banc olympien. Très exigeant, l’ancien sélectionneur de l’Argentine entre 1998 et 2004 a révolutionné l’écurie marseillaise. En alignant un onze quasi identique à celui de son prédécesseur Élie Baup, Bielsa obtient des résultats bien meilleurs que le coach à la casquette. Surprenant ? Pas tellement lorsqu’on connaît l’étiquette et le surnom qui collent à la peau de Bielsa : « el loco »… Oui le coach phocéen est un « fou » de travail. Capable de faire répéter le même exercice à ses joueurspendant des heures et des heures ou encore de les soumettre à de longues séances vidéos. Pour anecdote, Bielsa qui a été engagé par le club argentin des Newell’s Old Boys en 1982 pour s’occuper des équipes de jeunes a sillonné toute l’Argentine en faisant près de 25 000 kilomètres pour dénicher des futurs talents.

Bielsa plus populaire que Zlatan

Grâce à ses résultats et à sa personnalité un peu folle, Bielsa est devenu en quelques semaines un personnage très populaire dans l’Hexagone. Et pour preuve, les Guignols de l’Info de Canal + viennent de lui consacrer une marionnette au même titre que Zlatan Ibrahimovic ou Rafael Nadal. Un autre signe de sa popularité révélé récemment par Le Scan Sport du Figaro, indiquait que le coach charismatique faisait l’objet d’une couverture médiatique plus importante que le buteur du suédois du PSG. Avec Bielsa, l’OM tient sa star.